Investir sur le globe
Blogue qui traite du monde de l’investissement (bourse, or, devises, denrées alimentaires, immobilier, pétrole etc…)Archive pour mars, 2007
Chrysler deviendrait contrôle canadien… Pourquoi pas?
Les rumeurs se font de plus en plus persistantes au fait que la compagnie canadienne de fabrication de pièces automobiles, Magna (TSX-MG.B), se porterait acquéreur de Chyrsler, seule ou avec l’aide d’un partenaire.
Chrysler est un énorme client de Magna et plusieurs analystes y voit une chimie parfaite entre les deux compagnies.
Reste à savoir maintenant si c’est Frank Stronach, propriétaire de Magna qui achètera la compagnie où si c’est Magna qui s’en portera acquéreur.
Rien n’indique encore que le siège social de Chrysler serait transféré au Canada mais tout est possible pour que la Canada ait sa compagnie productrice d’automobiles.
Le 14 février dernier, la direction de Daimler signifiait son désir de vendre sa division non rentable Chrysler.
Pour une réussite de ce projet, Magna doit en premier lieu changer le nom de Chrysler en un nom moderne et qui deviendra populaire et du même coup qui apportera la rentabilité à cette compagnie automobile.
En second lieu, si jamais Magna décidait de déménager le siège social de Chrysler au Canada, quelque part en Ontario. Elle doit utiliser se déménagement pour enraciner un sentiment d’appartenance aux habitants du Canada. J’y vois déjà des slogans du genre “(nouveau nom de Chrysler), la voiture des Canadiens” et tiens pourquoi pas annoncé par Belinda Stronach, fille de Frank Stronach. Le Canada a très bonne réputation au niveau internationale, et la nouvelle Chrysler devra utiliser cette situation pour refaire son image.
En troisième lieu, la nouvelle Chrysler doit faire revivre les légendaires voitures de Chrysler. Je pense au Belair, au Barracuda, au Valiant, au Volare.
Finalement Chrysler doit compétitionner de front Ford au niveau des camions, Toyota et Honda au niveau des modèls économiques et s’assurer d’avoir des modèles haute-gamme capable de compétitionner les grandes marques de luxe japonaises et allemandes.
Au nom du profit, Gildan transfère sa main d’oeuvre
Le fabricant de t-shirts et vêtements de sports Gildan (TSX-GIL) annonce qu’il pousse sa restructuration plus loin en fermant les deux usines de textile qu’il lui reste à Montréal dès le quatrième trimestre de l’année en cours.
Dans le cadre des mesures visant à abaisser ses coûts, ce ne sont pas seulement les travailleurs Montréalais qui écopent. Au total, Gildan abolit 1830 postes, dont 465 au Canada et aux États-Unis, ainsi que 1 365 au Mexique.
In the name of profits, Gildan déplace sa production vers l’Amérique centrale et le bassin des Caraïbes, notamment en augmentant sa capacité de production au Honduras.
Si ça ne fait pas l’affaire des Québécois de voir des usines déménagées ainsi ailleurs, bien ils n’ont qu’à plus acheter de produits Gildan. Ça fini là. Il n’y a pas que Gildan qui fait des t-shirt. Achetez d’un compétiteur.
Prenons par exemple American Apparel qui en fait assure tout le monde que ses t-shirt sont produits aux États-Unis au coeur de Los Angeles. Ainsi elle s’assure une image plus éthique et la fidélisation de sa clientèle. De toute évidence elle se préoccupe moins des profits à court-terme et mise sur l’appréciation de tous à long-terme.
Gildan en a choisi autrement et c’est pleinement son droit.
Ce transfert de production vers une main d’oeuvre moins coûteuse, fait évidemment l’affaire des actionnaires qui eux trop souvent sont avides de profits, de dividendes et d’appréciation rapide du prix de leurs actions.
C’est ça le système capitaliste. Que voulez-vous? Si vous n’êtes pas content, vous boycotter et consommer un autre produit.
Revenons au côté mercantile. Il m’apparaît évident que les actions de Gildan devraient bientôt subir une division. À un prix de 69,62$ au moment d’écrire ces lignes, il est certain que le prix est moins attrayant qu’à 34,81$ (division 2-1) ou encore 23,31$ (division 3-1).
Les actions de la Bourse de Montréal… à Toronto
Quel beau paradoxe.
En effet ce mardi à la Bourse de Toronto, les actions de la Bourse de Monréal commenceront à se transiger ce matin sous le symbole MXX.
À quoi bon acheter des actions d’une bourse qui ne transige plus que des produits dérivés et donc sa principale concurrente au Canada veut aussi bientôt transiger des produits dérivés (options, contrats terme…)?
À court-terme ça peut-être payant comme titre, voir tout aussi populaire que le dernier clip controversé de Paris Hilton disponible sur Internet. Mais à long-terme, si Toronto commence à offrir des produits dérivés, c’est une fusion avec la bourse de Toronto qui guette la bourse montréalaise.
L’industrie automobile américaine
Depuis quelques années les compagnies japonaises font très mal à l’industrie automobile américaine. Toyota, Honda, Nissan font mal paraître les Ford, Chrysler et GM.
Chrysler survit grace à sa maison-mère Daimler en Allemagne. Chrysler est officielement en vente, Daimler n’en veut plus après l’avoir acquis en 1998.
Ford réussi à se garder la tête hors de l’eau à cause de la bonne performance des ventes de ses camions mais Ford est trop grasse et est sous observation aux soins intensifs. Ford a récemment procédé à la vente de quelques divisions, cela lui permettra de garder la tête hors de l’eau encore un petit bout. Mais à plus long terme une restructuration drastique s’impose.
General Motors est aussi gravement malade. Pas sur le lit de mort mais disons aux soins intensifs sous intense observation. Avec une dette à long-terme de 285 milliards américains le patient est loin de prendre du mieux. Aux livres, en décembre 2004, GM valait 27,3 milliards, un an plus tard elle ne valait plus que 14,6 milliards. Si la tendance se maintien comme dirait l’autre, nous aurons une faillite majoritaire. Mais que ce passe-t-il avec GM? Simple, les ventes stagnes à 192 milliards par année, les coûts des intérêts de la dette ont augmentés de 3,8 milliards de 2004 à 2005. En 2005, GM a versé 15,7 milliards en intérêts. Outch! Si General Motor n’améliore pas sa santé financière ce qui la guette à moyen-terme c’est de voir son action être retirée du Dow Jones. Cela serait catastrophique pour l’entreprise.
Récemment GM a rencontré les dirigeants de Daimler pour une offre qu’ils ont qualifié de ridicule.
Quel est le pire scénario qui pourrait se produire pour Ford et GM? Que Toyota, Honda ou Nissan achète Chrysler de Daimler. Qu’un groupe japonais ait accès aux réseau de distribution de Chrysler aux États-Unis ferait encore plus mal à Ford et GM.
Malheureusement pour Daimler, Chrysler n’a de valeur pour les autres compagnies automobiles que pour son réseau de concessionnaire. Personnes ne s’arrachent ses modèles automobiles à part récemment la P.T. Cruiser et son modèle 300.
Si GM ne veut pas payer pour Chrysler, Ford n’aurait d’autre choix que de l’acquérir. C’est une question de protection du marché américain.
Malheureusement pour l’industrie automobile américaine Ford n’est pas en meilleure position financière que GM pour acquérir Chrysler. Une dette de 172 milliards, des ventes qui ont baissé de 16,7 milliards de 2005 à 2006 et des pertes de 12 milliards pour 2006. Ford possède un avoir des actionnaires déficitaire de 3,4 milliards pour une capitalisation boursière de 14,9 milliards.
Plusieurs analystes estiment que Chrysler vaut environ 4,5 milliards. Attention, celle-ci ne va guère mieux, elle a enregistré des pertes de 1,5 milliards en 2006.
L’autre scénario plausible est que Ford acquère Chrysler en échange d’une participation dans Ford pour Daimler. 10%, 20%, 25% allez savoir. Si Chrysler vaut 4,5 milliards et que Ford a une capitalisation boursière de 14,9 milliards c’est 30% de participation que Daimler pourrait exiger. Mais qui veut d’une participation de 30% d’une compagnie qui a une valeur comptable sous les 0$?
Qui achètera la division Chrysler de Daimler? Je l’ignore autant que vous mais si c’est une entreprise japonaise qui l’acquère, Ford et GM ne s’en porteront que plus mal.
Si elle ne peut acquérir Chrysler, pour retrouver la forme selon moi GM n’a d’autres choix que de se concentrer sur ses modèles qui se vendent bien et fermer les usines de modèles qui se vendent moins bien. Effectuer un spin-off ou vendre sa division Hummer tandis que ces véhicules pétrogivore ont encore la cote.
De son côté, si Ford ne peut acquérir Chrysler, elle n’aura d’autres choix sa division Mercury et se départir de d’autres entités. Car le danger qui guette Ford à court-terme c’est que Toyota continue à lui gruger des parts de marchés, là ou elle domine, dans les camions. Ford doit aussi se départir de Jaguar et Land Rover. Sans aucun doute, pour moi la survie de Ford passe par Mazda qu’elle contrôle déjà à 33%. Une fusion de ce côté avec la japonaise devrait être envisager par le géant de Detroit.
En terminant, le scénario le plus catastrophique serait que Daimler ferme sa division Chrysler après n’avoir trouvé aucun acheteur potentiel.
Hello Moto!
Qui ne connaît pas Motorola (NYSE-MOT) sur cette planète? Une compagnie de matériel de communications très connue.
On apprend aujourd’hui que Motorola avertit les milieux financiers que ses ventes seront moindres de 1 milliard que prévue et qu’elle affichera une perte au prochain trimestre.
Où vont les actions de Motorola depuis 5 ans? Nul part ou presque. Aucune tendance sinon celle du yo-yo.
Comment une compagnie peut avoir de si bons produits mais avoir de si mauvaises performances financières? Dans le sens que les ventes augmentent mais les profits stagnent.
Je vais vous le dire le problème de Motorola—> MAUVAIS MARKETING.
Motorola devrait s’inspirer de Apple pour son marketing. Motorola a un des meilleurs appareil cellulaire sur le marché avec le Razr. Trouvez-moi rapidement un slogan, une musique avec le mot “razor” dedans. Tiens pourquoi pas la chanson”Razor Edge” de AC/DC.
Ensuite, pour les amateurs de Blackberry, de Palm ou autres produits de cette catégorie, Motorola offre un des meilleurs produits sur le marché. Le Motorola Q. Les ventes stagnent. Encore une fois, problème de marketing.
Dans les routeurs pour réseau sans-fil à domicile, Motorola offre une excellente gamme de produit, dans les meilleurs sur le marché. “Hein quoi, Motorola vend des routeurs?” me direz-vous? Encore un problème de marketing.
C’est fini de produire que de bons produits et les mettre en marché avec un marketing ordinaire. Seth Godin, gouru du marketing, le dis, ça prend une “Purple Cow”. Un bon exemple de “Purple Cow”, le iPod de Apple. Tiens d’ailleurs je suis surpris que Motorola n’ait pas embarqué dans cette manne.
Je ne prédis pas la faillite de Motorola, loin de là. Ils ont de trop bons produits pour ne pas réussir. Ça leur prend que du bon marketing.
Il semble que le multi-millionnaire Carl Icahn, le plus grand actionnaire individuel de Motorola, ait vu la même chose que moi en partie et qu’il fasse ainsi pression sur l’administration de Motorola.
Sauf qu’une mauvaise décision a été prise aujourd’hui. Motorola accélèrera le rachat de 2 G$ US d’actions sur le marché, dans le cadre d’un programme de 36 mois de 4,5 G$ US lancé en juin 2006.
Comme dirait Stan des Boys, dans mon livre à moi tu ne rachètes pas d’actions si la valeur au livre est inférieure à la valeur du marché. Si la compagnie ne sait pas quoi faire de son fric, qu’elle commence par payer ses dettes à la place. C’est une meilleure façon de disposer des liquidités de la compagnie.
Lorsqu’une corporation affiche un avoir des actionnaires de 17 milliards et qu’elle rachète ses actions qui forme 42 milliards de valeure boursière, bien pour chaque dollar dépensé dans ce rachat d’actions, cela signifie qu’elle diminuera l’avoir des actionnaires de 40 cents.
Ainsi à part de diminuer l’avoir des actionnaires et de diminuer le nombre d’actions en circulation, le programme de rachat d’actions de Motorola ne vaut rien.
Tout ce que cela peut faire à long-terme est augmenter les chances que Motorola soit victime d’une OPA (offre publique d’achat) et que sa destinée soit menée par une autre compagnie.
Je le répète, Motorola a de bons produits, c’est son marketing qui est déficiant. Qu’on commence donc par modifier le logo, une sorte de M blanc stylisé dans un rond noir (ou parfois un M noir sylisé dans un rond blanc) qui ressemble plus à un chip de poker qu’un logo d’une compagnie fabricant de bons produits de communication.
Groupe Sportscene sans les Canadiens en séries?
Les Canadiens de Montréal sont en pleine luttes pour obtenir une place en séries éliminatoires. Croyez-moi s’il y a une chose que les administrateurs du Groupe Sportscene désire le plus, c’est que les Canadiens entre en séries.
Pourquoi? C’est simple. La société Groupe Sportscene est l’administrateur des restaurants La Cage aux Sports. 14 restaurants corporatifs, 15 en coentreprises et 14 franchisés.
En 2005, alors qu’il n’y avait pas de hockey durant le lock-out de la LNH, on peut facilement dire que le manque à gagner dans le chiffre d’affaires annuel de Sportscene était de 10 à 14 millions.
En 2006, le chiffre d’affaires a beaucoup augmenter, on peut facilement identifier cette augmentation au retour du hockey, de la présentation de la coupe du monde et de la présence des Alouettes de Montréal en finale de la Coupe Grey.
Maintenant, imaginez des séries éliminatoires de la LNH sans les Canadiens de Montréal.
Quel sera l’impact sur les restaurants La Cage aux sports?
Négatif assurément.
À son dernier rapport annuel, Sportscene affiche un bénéfice net moyen de 1,2 millions par trimestre sur des ventes moyennes de 26 millions sauf le troisième trimestre (période des mois de mars, avril, mai, qui inclus évidemment les éliminatoires au hockey) où elle a générée 29 millions de chiffre d’affaires.
Voyons maintenant le tout sans la participation aux séries de la part des Canadiens de Montréal. On peut facilement parler ici d’une baisse de 4 à 5 millions du chiffre d’affaires de Sportscene pour ce troisième trimestre. Les groupes d’amis se réunissant à La Cage aux sports pour regarder les matchs des Canadiens de Montréal en séries, s’absenteront des restaurants.
Donc possiblement qu’au 3e trimestre cette année, que Sportscene pourrait afficher une perte à son bilan. Rien de très sérieux à long-terme mais à court-terme son action (TSX:SPS.A) pourrait être malmenée par les investisseurs.
Je parle du Groupe Sportscene, parce qu’il m’apparait évident qu’ils seront les plus impactés par l’absence des Canadiens de Montréal en séries. Mais à différents niveaux les brasseries Molson, Boston Pizza et autres restaurateurs sportifs, les producteurs de poulets (les ailes), les télédiffuseurs des matchs, seront tous affectés.
Kangaroo TV
Que pensez de la compagnie québécoise Kangaroo TV (TSX: KTV)?
Tout d’abord il faut que j’explique que le produit principal de Kangaroo TV est un petit téléviseur que les spectateurs assistant à des événements sportifs peuvent louer durant l’événement.
Le petit téléviseur en question permet d’obtenir, en circuit fermé, des statistiques et des images sur l’événement se déroulant.
La compagnie québécoise a déjà des contrats avec la Formule 1, la NFL, le Nascar, le Champ Car. On peut ainsi deviner qu’elle aura certainement bientôt le Major League Baseball, le English Premier League, la MLS et probablement divers circuits de courses automobiles en Europe et même pourquoi pas divers grands stades qui présentent des spectacles musicaux.
Sans aucun doute le produit Kangaroo TV en est un bon, comme en fait mention le Magazine Time, qui a listé Kangaroo TV dans ces produits les plus innovateurs de 2006.
Mais une fois tous les ligues et organisations sportives offrant le Kangaroo TV à ses spectateurs, où sera la croissance de Kangaroo TV?
C’est prestigieux d’être implanté dans les plus grands circuits sportifs du monde mais une fois que le produit est acquis par tous ces circuits, qu’arrive-t-il de la croissance?
Qu’arrive-t-il si Motorola, Blackberry, Sony ou autres compagnies décident d’offrir le même service ou même un service amélioré avec appareil-photo intégré, plus petit, plus léger etc…?
Place aux chiffres maintenant. Vous devinerez que Kangaroo TV est une entreprise en croissance mais limité comme je vous ai expliqué plus haut.
Ainsi, au 30 septembre 2006, la compagnie avait des revenus de 6,9 millions pour les neuf premiers mois de l’année. Une progression phénoménale si on compare aux 389 000$ de 2005.
Là où c’est alarmant c’est que pour ces 6,9 millions de revenus la compagnie affiche des pertes de 17,5 millions.
On peut facilement prévoir que la compagnie aura des revenus de 15 à 20 millions pour son exercice 2007. Mais je doute que les profits soient au rendez-vous. En fait je ne vois pas quand les profits pourront être au rendez-vous en deça d’un chiffre d’affaires de 30 à 40 millions. Actuellement la compagnie perd 19 cents par actions. Autrement dit un ratio court-bénéfice négatif de 12,21.
Je comprends que la compagnie a beaucoup d’argent en encaisse suite à l’émission d’actions et que si la liquidité venait qu’à descendre qu’elle pourrait émettre de nouvelles actions. Il y a parcontre une limite à faire cela. L’actionnaire n’est pas dupe, on ne peut pas diluer constamment sa part de l’actionnariat.
En avril 2006, l’action a touché un plafond de 8,74$ pour se transiger à 2,42$ au moment d’écrire ses lignes. C’est l’évidence que les investisseurs ont compris la même chose que moi.
Qu’en plus d’avoir une croissance limitée et qui va éventuellement plafonnéee, que sans aucun doute la croissance voire même la survie de Kangaroo TV passe par le fait d’être acheté par un grand qui a les reins solides pour financer des produits futurs.
Je considère le prix de l’action pleinement évalué à 2,42$. Imaginez, Kangaroo TV a une capitalisation boursière de 64,8 millions pour des revenus inférieurs à 10 millions. Alors c’est déjà beau qu’elle ait touchée 8,74$.
Rappelez-vous ceci. Kangaroo TV loue des petits téléviseurs portatifs pour permettre à des spectateurs de voir des événements sportifs d’une autre façon. Elle ne fait pas de recherche pour trouver un remède quelconque qui une fois trouvé pourrait générer des milions en revenus. C’est donc un domaine à croissance très limité. Ils atteindront rapidement le plafond.
Donc ce prix de 8,74$ ne reviendra pas à moins qu’il soit illusoire via une consolidation d’actions ou qu’encore Kangaroo TV surprenne avec un marché très lucratif et dont jusqu’ici personne n’y aurait encore pensé.
À mon avis, acheter des actions de Kangaroo TV est un investissement qui se rapproche trop près d’acheter un billet de loterie. Les chances de gagner gros sont minces.
Provigo ne rimerait plus avec “profits gros”
Pour la première fois en 19 ans, le géant canadien de l’alimentation, Loblaw Companies Limited (TSX-L), a enregistré une perte de 756 M$ au quatrième trimestre et a encaissé sa première perte annuelle en 19 ans pendant l’exercice 2006.
Selon la direction, la perte est notamment dûe en raison d’une réduction importante de la valeur de ses magasins Provigo au Québec. Rappelons que Loblaw avait au moins annoncé la fermeture de 19 magasins Provigo.
Ainsi pour l’année 2006, Loblaw a encaissé une perte de 219 M$, après avoir engrangé des profits de 746 M$ en 2005. Les ventes en 2006 sont passées à 28,6 G$, 1 G$ de plus qu’un an plus tôt.
Loblaw prévoit consacrer la prochaine année à une simplification de sa structure administrative, à une amélioration de ses activités de vente au détail et à des changements qui seront apportés à court terme à sa chaîne d’approvisionnement.
Ce que Loblaw ne vous dit pas c’est que Wal-Mart leur fait mal. C’est ça la triste réalité. Pour la direction c’est trop facile de blâmer Provigo. À part de changer le logo de l’entreprise et d’y avoir introduit les produits Choix du président, qu’à fait Loblaw depuis qu’elle a acquis Provigo en 1998? Rénover les Maxi, les agrandir pour certains mais qu’à-t-elle fait aux magasins avec la bannière Provigo? Pas grand chose. Êtes-vous allez récemment dans un Provigo? On s’y sent en sardine, c’est désuet. Moi tant qu’à aller dans un Provigo désuet, à prix similaire je préfère IGA ou Métro.
Pendant que Sobey’s rénove les IGA, que Métro rénove ses magasins Métro et Métro Plus, des concurrents directs aux bannières Provigo, Loblaw n’a rien fait qui vaille avec Provigo.
Conclusion des administrateurs de Loblaw, c’est la faute à Provigo si on perd 746 millions au 4e trimestre 2006. Foutaise! Vous perdez de l’argent avec vos Provigo parce que vos Maxi et vos Loblaw les compétionnent et aussi parce que concurrence améliore ses magasins, pas vous.
L’autre réalité est que Wal-Mart va ouvrir des Supercenter un peu partout au Canada dont au Québec, au cours des années à venir et Loblaw doit réagir.
Je peux vous le dire, j’ai vu un Wal-Mart Supercenter aux États-Unis. Aucune, je dis bien, aucune des bannières de Loblaw ne pourra compétitionner Wal-Mart Supercenter. On y trouve de tout. Du vélo de montagne, du fromage, la paire de patin à roulette, des cosmétiques, une pharmacie, une banque, un opticien, des oeufs, du miel, de la farine, de tout. Prenez un Wal-Mart qu’on a actuellement au Québec et ajoutez-y une méga-épicerie, un centre bancaire, un nettoyeur, un fleuriste, un opticien, une grande pharmacie et vous obtenez un Wal-Mart Supercenter.
Alors comment vont réagir les Loblaw, Metro et Sobey’s? J’en ai aucune idée, mais ça ne sentira pas trop les profits très gros pour ces trois compagnies. On peut penser qu’il y aura grande restructuration et probablement fermeture des plus petites surfaces.
Alors les seules vérités qu’il y a dans le rapport annuel 2006 de Loblaw (publié aujourd’hui) ce sont les pertes, que la compagnie va se restructurer en 2007, la dette qui grandit et au net seulement 2 nouveaux magasins corporatifs s’ajoutent et seulement 3 nouveaux magasins franchisés s’ajoutent et ce au travers le Canada et pour toute l’année 2006.
Parcontre ce que la compagnie ne vous dit pas dans son communiqué de presse d’aujourd’hui c’est pourquoi dans leur bilan 2006 il y a 247 millions de moins dans l’encaisse qu’en 2005, qu’il y a 323 millions de moins dans la rubrique investissements à court-terme qu’en 2005. La compagnie ne vous a pas dit non plus que même sans les 800 millions rayés de la valeur de Provigo à son bilan, elle ferait un profit de 581 millions pour 2006, mais tout de même inférieur de 165 millions par rapport à 2005. Pourtant durant la même période ses ventes ont crûes de 1 milliard.
Donc la réalité est que pour vendre un milliard supplémentaire, Loblaw a grugé ses profits. Serait-elle en train de stagner? Ça m’apparaît évident.
Du Pepsi chez McDo.
Vous savez la guerre des boissons gazeuses entre Coke et Pepsi est colossale et mondiale. Dans les faits il y a pratiquement qu’au Québec que Coke et Pepsi sont nez à nez dans les ventes. Ailleurs dans le monde, Coke domine et largement dans plusieurs endroits. Parcontre Pepsi est plus diversifié que Coke dans ses opérations quotidiennes. En plus des marques de boissons gazeuses que l’on connaît, elle possède entre autre les marques Quaker Oats, Gatorade, Tropicana, Lays, Ruffles, Tostitos, Doritos, Sun Chips, Cracker Jack pour ne nommer que ceux-là.
Récemment, la concurrence entre Coke et Pepsi a pris une nouvelle tournure dans le volet des boissons gazeuses.
La chaîne de restaurants McDonald’s a fait entrer les produits Pepsi dans ses établissements. Drôle d’affaire me direz vous, mais il faut savoir que Coke est l’unique fournisseur des boissons gazeuses depuis plus de 40 ans chez McDo.
N’essayez pas d’avoir un Pepsi diet avec votre Big Mac, non c’est du Coke diet que vous aurez. Une association semblable existe avec Pepsi chez les restaurants Pizza Hut, Kentucky et Taco Bell. Ici c’était une association des plus normales car les trois chaînes de restaurants faisaient jadis partie intégrante de l’empire Pepsi. Entre autre, Pizza Hut a été dans le gîron Pepsi de 1977 à 1997. Kentucky Fried Chicken de 1977 à 1997. Taco Bell de 1978 à 1997. Tous trois maintenant partie intégrante de Yum Brands.
Dans certains restaurants des États-Unis, la direction de McDonald’s teste présentement certains produits Pepsi. Le jus d’orange Tropicana, le thé glacé Lipton, le Mountain Dew et le Gatorade y sont offerts en bouteilles, mais pas les boissons gazeuses Pepsi ni le Pepsi diet. Du moins, pas pour l’instant. Les boissons gazeuses de Coke continuent d’être servie en fontaine chez McDo.
Il faut comprendre la compagnie Coca-Cola pourrait souffrir de cette initiative, car elle génère près de 10% de ses revenus en Amérique du Nord à partir des fontaines de boissons gazeuses installées dans les restaurants de la chaîne McDonald’s.
Rappelons par ailleurs que le plus important actionnaire de Coca-Cola est le milliardaire américain Warren Buffett qui via son conglomérat Berkshire Hathaway, possède 200 millions d’actions de Coke ce qui représentent environ 8% des actions en circulation.
Viacom poursuit YouTube pour 1 milliard américains
L’automne dernier, lorsque que Google s’est porté acquéreur de YouTube pour une valeur de 1,65 milliards en actions de Google, plusieurs analystes avaient prédis que les poursuites pleuveraient sur Google à cause du contenu de plusieurs vidéos présents sur YouTube.
Évidemment. Qu’est-ce que ça donne de poursuivre pour une somme colossale quand tu sais que le fautif n’a pas les moyens de payer? YouTube ne les avaient pas à l’époque.
Sauf que là, étant dans le gîron de Google, YouTube a les moyens financiers, de un se défendre et de deux payés les poursuites ou offrir des règlements à l’amiable.
Aujourd’hui la compagnie Viacom a déposé une poursuite de 1 milliard américains contre YouTube pour avoir enfreint les droits d’auteur. Selon Viacom se sont près de 160 000 vidéos placés sur YouTube qui sont fautifs et qui se sont retrouvés là sans le consentement de Viacom.
De plus Viacom a demandé au U.S. District Court de New York, d’empêcher YouTube de permettre à ses utilisateurs d’envoyer sur son site des vidéos protégés par des droits d’auteur.
Viacom est le premier géant du monde du divertissements à poursuivre YouTube. Suivrons certainement à un moment donné et opportun les Disney, News Corp, Time-Warner et autres géants issu de ce milieu.
Je n’ai jamais compris cet achat de Google. Pourquoi acheter YouTube? Certes un phénomène Internet intéressant qui génère beaucoup de traffic et de pages vues pour de la publicité mais quasi impossible à gérer au niveau légalité du contenu. Empêcher les utilisateurs d’envoyer sur YouTube des vidéos protégés par des droits d’auteur c’est également réduire l’achalandage du site de moitié pour pas dire du trois-quart, donc du fait même estomper considérablement la valeur marchande de l’achalandage du site.
Les dirigeants de Google devrait se concentrer sur leur domaine principal d’affaires et où ils réussisent si bien. Les moteurs de recherche.
Qu’ils ferment YouTube rapidement, ils diront aux actionnaires que l’achat aura été une gaffe de 1,65 milliards américains et qu’ils passent à autre chose.
Sinon pour Google, en termes juridiques, actuellement YouTube représente la boîte de Pandore.
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