Investir sur le globe

Blogue qui traite du monde de l’investissement (bourse, or, devises, pétrole etc…)

Archive pour avril, 2007

Le Dow Jones à 13 000!

Bravo une étape psychologique de franchit pour certains.

À court-terme le Dow Jones touchera peut-être les 13 500 points.  Dès là quittez le navire américain, la chute sera rapide ou elle sera longue.  Nul besoin de vous dire que le Dow Jones s’est apprécié de plus de  2 500 points depuis la mi-juin 2006.  On parle ici d’une hausse de 23,8% en moins d’un an.  À 13 500 on parle d’une hausse de 28,5% en 1 an.  C’est énorme.

Dès la mi-juin les marchés américains vont être instables. Pour se replier sous les 11 500 d’ici la fin de l’année.

Le Dow Jones ne s’en va pas à 15 000 en 2007 ni en 2008 ni en 2009.  Oubliez ça avant des années.  Il y aura une récession à vivre en Amérique du Nord et les économistes qui ne voient pas cela jouent présentement à l’autruche. 

Déjà les secteurs immobiliers et automobiles vont très mal, ce sont là deux secteurs très importants aux États-Unis.  Ce sont des signes avant-coureurs d’une récession annoncée et nécessaire pour équilibrer le capitalisme. 

Le Dow Jones risque même de retomber sous la barre des 9 500 points durant cette récession.  Ce n’est là que logique à un long cycle économique qui ne peut perdurer advitam eternam.

Vous ne me croyez pas?  Bien le temps le dira.

Bien sûr d’autres secteurs performeront mieux que les grandes entreprises industrielles.  Certaines technos devraient bien faire tout comme les moyennes entreprises dans les secteurs de services.  Certaines petites entreprises seront également à surveiller, car quand les grandes subissent les coups d’une récession, les petites sont plus aptes à se tourner de bord et profiter des occasions.

IBM annonce un rachat d’actions de 15 milliards américains

Je suis toujours peiné de lire des rachats massif d’actions tels qu’annoncés par IBM aujourd’hui.  Le but ultime d’un rachat d’actions est de faire monter la valeur comptable de la compagnie.  Pas de “booster” le prix de l’action en faisant miroiter que IBM à 98$ est une aubaine.

En autant qu’au livre sa valeur soit en dessous du prix de l’action.  Dans le cas inverse, la compagnie créé une richesse artificielle en faisant monter le cours de ses actions mais en diminuant sa valeur comptable. 

Pour ceux qui n’ont pas compris le principe c’est que IBM va se départir de 15 milliards de liquidités et d’investissements à court-terme pour racheter de ses propres actions et ainsi réduire le nombre d’actions en circulation.  Comme au 31 décembre 2006 IBM n’avait que 10 milliards en liquidités et actifs à court-terme, on peut même penser que IBM va emprunter pour racheter de ses actions.  Quelle bêtise!

L’action d’IBM est actuellement un prix de 98$ américains c’est donc dire que ni plus ni moins, IBM va racheter 153 millions de ces actions alors qu’il y’en a 1,48 milliards en circulation. 

La valeur comptable de l’action  d’IBM se situait aux alentours de 19,26$ le 31 décembre dernier. 

Ainsi chaque 98$ à racheter de ses actions, IBM obtient au niveau comptable 19,26$.  Autrement dit pour chaque 98$ à racheter ses actions, IBM, comptablement parlant, perdra 79,74$.  Comme IBM rachètera 153 millions de ses actions, c’est donc environ12 milliards quelle rayera de sa valeur au livre.  Définitivement le ridicule ne tue pas. Quels  dirigeants peuvent être assez imbéciles pour prendre pareille décision?  Ceux d’IBM.

Ce qui créerait une véritable richesse pour les actionnaires de IBM c’est que celle-ci rembourse sa dette de 13 milliards au lieu de dépenser 15 milliards en rachat d’actions qui créé une richesse éphémère en gonflant le prix de l’action d’IBM mais dont à long-terme appauvrit les actionnaires.

Il vaudrait mieux pour IBM d’acheter des actions de ses concurrent plutôt que de racheter de ses propres actions.  Cela créérait davantage de richesse à long-terme pour les actionnaires. 

Imaginez si IBM investissait les 15 milliards en achetant pour 3 milliards d’actions de Dell, 3 milliards d’actions de Microsoft, 3 milliards d’actions de Oracle, 3 milliards d’actions de HP et 3 milliards d’actions de SAP.  Probablement que dans 10 ans les 15 milliards investits vaudraient au minimum de 25 à 30 milliards.  Ça c’est de la richesse à long-terme, pas éphémère comme un rachat d’actions.

Moi je vous le dis, vendez vos actions de IBM! Les dirigeants de cette compagnie ne méritent pas que vous deteniez des actions d’IBM.  Car ils vous rient en pleine face en vous faisant miroitez qu’un rachat d’actions c’est bon pour la compagnie.

Aux États-Unis, le prix des maison chutent à son taux le plus rapide depuis 13 ans

Le prix des maisons américaines a continué de descendre en février avec des prix à la baisse de 1,5% dans 10 villes majeurs par rapport à l’an passé.

Selon l’indice S&P/Case-Shiller le prix des maisons se déprécie pour le deuxième mois consécutif, au rythme le plus rapide depuis 1993.  En comparaison, il y a un an, le prix des maisons augmentaient de 14%.

La chute du prix des maisons est alarmante car pour plusieurs elle signifiera des problèmes de crédit. Alors les propriétaires de maisons devront vendre avant de subir une trop grande dévaluation de leur maison par rapport à leur hypothèque.  D’autres propriétaires devront tout simplement remettre les clés à la banque qui revendra la propriété. 

Dans un marché ou les vendeurs s’attendent à un bon profit lors de la vente de leur propriété, ils sont patients.  Dans un marché ou les acheteurs s’attendent à ce que leur achat augmente en prix, ils sont impatients.  C’est le comportement inverse qui se passe chez acheteurs et vendeurs lorsque les prix sont à la baisse.

Quand s’arrête cette spirale vers le bas?  Quand les acheteurs recommencent à avoir confince au marché comme ça été le cas en 1999.

Je lisais récemment une nouvelle qui mentionnait que la banque CIBC prévoyait que le prix des maisons doubleraient au Canada d’ici 20 ans.  C’est une prédiction que n’importe lequel des imbéciles auraient pu faire.  Elle ne suppose qu’une appréciation des prix de 3,5% par année, une coche en haut de l’inflation.  Parcontre cela semble également inclure les fluctuations à la baisse dû à la démographie vieillissante des Canadiens et les baisses en cas de récession et d’une baisse des prix sur le marché immobilier.

Comme la CIBC n’est même pas capable de prédire avec succès quel sera le taux du dollar canadien dans 3 ans par rapport à la devise américaine, pour moi, des prédictions sur 20 ans pour le marché immobilié relève du domaine à Jojo Savard.

Dans tout les phénomènes économiques en amérique du Nord, c’est aux États-Unis que l’on voit apparaître les premiers signent et ça ne prend pas de temps que ça s’étend au Canada et parfois il le phénomène est amplifié.  N’ayez craintes, le Canada ne sera pas épargné par pareil phénomène.  Je maintiens que des prix à la baisse des propriétés de l’ordre de 30% seront enregistrés d’ici 3 ans au Canada à l’exception de Calgary où là-bas toute le système économique est basée sur le prix élevé du baril de pétrole. Le phénomène Albertain est ce qui fausse les données nationales au Canada et également le haut niveau du dollar canadien qui s’approche des 90 sous.

Mais attention je vois déjà plusieurs acheteurs penser que la propriété à 300 000$ va se vendre 210 000$ dans 3 ans.  Alors ils se disent tous “Je vais attendre”.  Peut-être mais n’oubliez pas qu’à ce moment là, les banques vont resserer leurs critères d’amissibilité à un hypothèque.  Non mais elles se protègent et c’est normal.

Pour comprendre la réalité du Canada, il faudrait maintenant que les statistiques nationales soient publiés avec l’Alberta et une autre version sans l’Alberta.

Quand on consulte les statistiques nationales sur l’immobilier plusieurs disent TOUT VA BIEN.  Erreur, consultez les données nationales sans l’Alberta, vous verrez que tout n’est pas rose et qu’on s’enligne droit dans le mûr au niveau immobilier et économique.

Le gouvernement canadien a beau enregistré surplus par dessus surplus, il en reste néanmoins que l’Ontario et le Québec tire de la patte économiquement et que les gouvernements de ces deux provinces doivent faire des prouesses comptables afin de ne pas publier de lourds déficites.  La monnaie forte est en train de tuer les industries exportatrices de l’Ontario et du Québec. 

Aujourd’hui la Banque du Canada a laisser son taux directeur inchangé malgré une hausse de l’inflation.  L’inflation est en majorité dû au prix du pétrole.  Les bonzes de la Banque du Canada savent très bien que la récession est à nos portes et qu’une hausse du taux directeur signifie une hausse des taux hypothécaires.

Oui je suis alarmiste mais je sais aussi pertinemment que le beau boom immobilier ne peut pas durer advitam eternam. Je sais aussi que toute hausse démesurée du prix d’un bien sur une courte période, fini par subir des baisses de prix et parfois des baisses qui font mal à plusieurs.  Ce n’est que logique sauf dans le cas d’hyperinflation ce qui n’est pas le cas au Canada.

Lorsqu’un couple montréalais ayant 70 000$ de revenus annuel (3600$ net par mois) doit payer un hypothèque de 1300$ par mois sur une propriété valant 210 000$ en plus de payer pour une voiture et son entretien (550$ par mois excluant l’essence), mettre de l’argent dans les REER, en plus des taxes immobilières à la hausse, les tarifs hydro-électrique à la hausse, en plus de l’épicerie, des assurances, tout ça mis en compte, la marge de manoeuvre pour payer davantage pour une propriété est très mince. 

Donc il y a une limite à la hausse du coût pour être propriétaire à moins qu’il y ait augmentation de salaire.  Mais dans un phénomène de mondialisation la plupart des employeurs canadiens sont très chiches côté hausse salariale.  Leurs augmentations sont inférieures au coût de l’inflation depuis 2000.

Google augmente son emprise aux USA. Que feront Microsoft et Yahoo ?

On apprend aujourd’hui que Google a accaparé 48,3% des recherches Internet aux États-Unis en mars, en hausse de 0,2 point de pourcentage par rapport au mois de février.

Selon les plus récentes données de la firme de recherche ComScore Networks, les gains ont été enregistrés aux dépens de Yahoo, qui a vu sa part de marché chuter de 0,6 point de pourcentage à 27,5%, comparativement à 28,1% en février. Au troisième, rang, les sites de Microsoft ont enregistré la plus forte progression du mois (+0,4 point de pourcentage) à 10,9%.

Les Américains ont généré 7,3 milliards de recherches en mars, ce qui représente une croissance de 6% par rapport au mois de février et de 14% comparativement à mars 2006.

De ce nombre, Google a obtenu 3,5 milliards de recherches, suivie de Yahoo (2 milliards), Microsoft (798 millions).

Sans aucun doute Yahoo ne peut plus continuer à perdre des pars de marché et Microsoft se doit de mieux compétitionner Google car son moteur de recherche Live.com ne croit pas aussi vite que la compagnie de Redmond voudrait.

Pour Microsoft il est grand temps de penser à une grande acquisition et celle si s’appelle acheter Yahoo ou du moins la  fusionner avec Microsoft. 

Pour quatre raisons cette acquisition doit avoir lieu.  La première bien évidente pour le moteur de recherche Yahoo qui ferait passer les parts combinés de Yahoo/Live à 38,4%, beaucoup plus près du 48,3% occupé par Yahoo.

Deuxièment, avec l’acquisition de Doubleclick par Google, Microsoft se doit d’étendre son réseau publicitaire Adcenter.  Jumelé à Yahoo Marketplace, Microsoft pourra mieux compétitionner le tandem Google - Double Click.

Troisièmement, l’acquisition de Yahoo donnerait à Microsoft de nombreux portails additionnels de par le monde, soit les Yahoo.com, Yahoo.ca, Yahoo.fr etc…  C’est une visibilité sans pareil pour lancer de nouveaux produits.

Quatrièmement Myspace jumelé à Yahoo Video est une combinaison gagnante. Parfaite pour compétitionner Youtube acquis par Google.

Est-ce que le département de justice américain empêcherait une telle acquisition de par Microsoft?  Non.  Pas plus que le département de justice américain n’empêchera l’acquisition de  Doubleclick par Google.

Yahoo coûterait à Microsoft 40 milliards tout au plus évidemment qu’elle payerait en combinaison argent / actions. 

Même que si les dirigeants de Microsoft sont patients, dans 1 mois elle pourrait payer encore moins cher.  Probablement de 5 à 10 milliards de moins vu que le titre de Yahoo semble vouloir être délesté par les investisseurs qui ont compris que Google est le cheval sur lequel il faut miser actuellement dans les moteurs de recherche et que Yahoo de toute façon semble avoir atteint son maximum en terme de part de marché. 

Sauf que l’avance de Google va s’essoufler car Microsoft a beaucoup d’argent et d’ambition au niveau des moteurs de recherches et des réseaux publicitaires.  Je ne suis pas certains que j’achèterais du Google.  Google domine tellement le marché des moteurs de recherche qu’à long-terme ces parts ne peuvent que diminuer.

Groupe Jean Coutu veut refaire des acquisitions

Au cours d’une conférence téléphonique aujourd’hui avec des analystes, la direction de Jean Coutu a indiqué qu’elle pourrait obtenir des prêts allant jusqu’à 500 millions de dollars de la Banque Nationale et de la Banque Royale afin de procéder à des acquisitions au Canada.

J’ai toujours de la misère à comprendre c’est quoi cette satané obsession de s’endetter pour acquérir des compétiteurs locaux qui trop souvent sont incompatibles avec la culture d’entreprise sans compté des cultures informatiques différentes et qui coûtent très cher à harmoniser. 

D’accord sur de nouveaux marchés mais on sait que Jean Coutu s’est planté aux États-Unis ou du moins s’en est tiré avec de légère perte mais combien de temps et d’efforts perdues?

Au Québec Jean Coutu fait face à de grands compétiteurs que sont Shoppers Drug Mart (Pharmaprix), le groupe Brunet et Proxim.

Si Jean Coutu veut avaler Brunet ou Proxim, le Bureau de la concurrence risque d’y mettre son nez.

Que peut donc faire Jean Coutu sinon d’acheter en Ontario ou ailleurs au Canada, terrain bien dominé par Shoppers Drug Mart ?

Si j’étais dirigeant de Jean Coutu, je prendrais une pause sur les acquisitions afin de ressouder mon territoire dominant, le Québec.  

En plus je maximiserais les économies afinde mieux rivaliser contre Wal-Mart et je ferais tout pour donner un plus value à mes actionnaires qui ont été très patients durant les déboires américains.  J’en profiterais également pour ouvrir des dépanneurs simili Jean Coutu, soit une forme de “min-jean-coutu-dépanneur” (que moi j’appelerais Monsieur Coutu) mais sans les médicaments ce qui permettrait à Jean Coutu d’avoir la même marchandise en plus de vendre de l’alcool et du tabac puisque ces nouveaux établissements ne seraient pas considérer comme des pharmacies.  Cela permettrait à Jean Coutu de franchiser ses dépanneurs Monsieur Contu et par le fait même augmenter son pouvoir d’achat.  Alimentation Couche-Tard ont beau être les maîtres du dépanneur au Québec mais il y a de la place pour la concurrence.  Si demain matin Jean Coutu prenait cette décision d’ouvrir des Monsieur Coutu, croyez-moi plusieurs propriétaires actuels de dépanneurs voudraient s’affilier au groupe Jean Coutu.

C’est sur quoi Jean Coutu devrait se concentrer. Car dans le fond c’est quoi la différence entre un dépanneur et une pharmacie Jean Coutu?  À part la différence évidente de la bière, le tabac et les médicaments, si on regarde le reste les pharmacies Jean Coutu sont de gros dépanneurs.  Alors pour Jean Coutu l’expansion est selon moi du côté des dépanneurs.

Les acquisitions, c’est bien beau, à court-terme ça gonfle la balloune, mais à long-terme, trop souvent la balloune pète.

Pour l’instant, moi leur idée d’expansion par acquisitions/endettement me rend nerveux et je n’acheterais pas l’action du Groupe  Jean Coutu.

Les réserves d’or des pays.

J’apprends ce dimanche soir que les États-Unis ont une réserve d’or de 8 133,5 tonnes. 
À 682$ l’once cela signifie une valeure totale de 178,6 milliards américains. 

Alors, pourquoi ne pas vendre cet or pour renflouer les finances d’un  pays surendetté par deux guerres dans le Golfe Persique?

Au Canada, la Banque du Canada faisait état la semaine dernière d’une réserve d’or d’une valeur de 73 millions de dollars.  Ce qui est à mon avis plus qu’acceptable. 

Je pense  que pour une fois, les administrateurs publics du pays de l’Oncle Sam devraient suivre les traces de ceux de leur voisin du nord.

En 2007, et depuis toujours, l’or est un mythe, un métal qui s’apprécie selon l’état psychologique de l’humanité et des géopolitiques appliquées sur le globe.  Certes c’est un métal rare mais justement dont la rareté est créé par l’engrangement de réserves d’or gargantuesques par plusieurs pays.  Ainsi en 2005, 39 pays dans le monde avaient des réserves d’or totalisant plus de 26 750 tonnes métriques.  Il y a ainsi rareté sur le marché mais pas rareté dans les reserves des pays. 

Ainsi, l’or s’apprécie en prix seulement et proportionnellement à l’importance qu’on veut bien lui donner.

Mais mondialement l’or n’est pas aussi essentielle qu’on le laisse croire.  Avoir 15 tonnes de lingots d’or, 15 tonnes de bois en planches, 15 tonnes de bananes ou 15 tonnes d’eau potable, tous ont la même, c’est uniquement l’homme qui lui attribue une valeur monétaire selon l’importance qu’il veut bien lui accorder. 

Malheureusement l’homme n’attribue pas toujours la valeur monétaire en fonction de la “Logique” mais de sa logique.

Certes au niveau économique l’or s’est connue, est une valeur refuge en cas d’instabilité géopolitique.  Ce n’est pas  pour rien que le  pays de l’Oncle Sam possède la plus grosse réserve d’or.

Parcontre qu’est-ce qui est plus important pour un pays, rembourser sa dette étrangère où accumuler une réserve d’or?  Sans aucun doute rembourser sa dette étrangère.

En tonnes, voici les 20 plus importantes réserves d’or de pays dans le monde ainsi  que celle du Fond Monétaire Mondial. Notez que pour l’Italie cela inclut la précieuse réserve d’or du Vatican.  Richesses du Vatican totalement opposées à l’amour du Christ pour les pauvres.
(en date du 22 décembre 2005)

1 United States 8 133,5
2 Germany 3 427,8
3 International Monetary Fund 3 217,3
4 France 2 892,6
5 Italy 2 451,8
6 Switzerland 1 290,1
7 Japan 765,2
8 Netherlands 722,4
9 European Central Bank 719,9
10 People’s Republic of China 600,0
11 Spain 493,3
12 Republic of China (Taiwan) 423,3
13 Portugal 407,5
14 Russia 386,6
15 India 357,7
16 Venezuela 357,4
17 United Kingdom 311,3
18 Austria 307,5
19 Lebanon 286,8
20 Belgium 227,7

Vente, privatisation ou statut quo pour BCE?

BCE pour Bell Canada Entreprise, est le sujet de toutes sortes de rumeurs par les temps qui courent.  Rachat par des fonds d’investissements américains et canadiens.  Privatisation orchestrée par TEACHERS.  Les rumeurs sont niées tantôt on ne dit rien.

Qui est réellement BCE en 2007?

BCE est la plus grande entreprise de communications au Canada.  Bien évidemment c’est Bell Canada, la téléphonie résidentielle que tous et chacun connaissent.
C’est aussi Bell Mobilité, le chef de file dans le domaine de la téléphonie sans-fil au Canada.
Également BCE c’est Sympatico, fournisseur Internet et commercial au Canada avec plus de 2,4 millions d’abonnées au Canada. 
BCE, c’est aussi Bell Expressvu.
BCE, c’est 15% de CTVGlobeMedia.
BCE, c’est aussi Bell Aliant un fournisseur de services de télécommunications régionaux.

Malheureusement BCE c’est aussi 11,8 milliards de dettes à long-terme.
BCE ce sont des ventes annuelles qui stagnent en 18,8 milliards et 19,1 milliards depuis 3 ans.

BCE c’est une dette qui ne baisse pas et une encaisse qui n’augmente pas malgré les 10% de profits annuels réalisés et une remise aux actionnaires de 15% de ces profits.

BCE c’est de l’argent gaspillée inutilement à racheter des actions qui se transigent au-delà de sa valeur comptable et rachats qui à long-terme appauvrissent les actionnaires.

Devant une direction aussi inefficace face à tant de capitaux il n’est pas étonnant que des groupes désirent un rachat ou une privatisation de la société afin d’augmenter le rendement de ses actions.

Sauf qu’à 34,23$ l’action de BCE est pleinement évaluée.  Elle s’échange à un ratio court-bénéfices équivalant aux grandes sociétés de communications américaines que sont les Verizon et AT & T.

Qu’adviendra-t-il de BCE?  

Une privatisation ne menerait à rien en terme de hausse de rendement.  
Qui serait assez puissant pour racheter BCE et faire fit de la loi canadienne qui empêche tout contrôle étranger d’une société de communication canadienne?  Donc à moins que vous voyez autre chose, à mon humble avis, BCE se scindera en de nombreuses sociétés (spin-off) pour augmenter le rendement de ses actionnaires.

L’or

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L’or, métal précieux qui survit de millénaire en millénaire.  

Même le mot dollar semble être une déviation des mots “de l’or”. 

Le prix de l’or fluctue chaque jour sur les marchés, comme tous les prix des métaux côté en bourse des matières premières.  Vous pouvez suivre le tout sur un site Internet montréalais du nom de Kitco.

Ainsi, le dollar américain chute, le prix de l’or monte.

Les démocrates sont élus, le prix de l’or baisse. L’inverse si les républicains sont élus.

L’Amérique s’en va en guerre ou s’endette pour la guerre, le prix l’or monte.

Le président Iranien éternue le prix de l’or monte.

Une grève en Afrique du Sud, le prix de l’or monte.

Un désastre dans une mine Russe ou en Amérique du sud, le prix de l’or monte.

Surproduction des compagnies aurifères, le prix de l’or baisse.

Augmentation des programmes de préventes d’or (hedging) par les compagnies aurifères, le prix de l’or baisse. 

Les grandes banques centrales diminuent leurs réserves d’or, le prix baisse.

Le pétrole monte et créer de l’inflation, l’or monte.

La Corée du Nord fait des essais nucléaires, l’or monte.

Vraiment l’or est le refuge par excellence quand ça va mal ou qu’il y a instabilité géopolitique.

Présentement à 672,80$ américains, pour une once d’or y’a-t-il encore de la place à la hausse pour le métal jaune?

À court-terme sans aucun doute, l’or touchera les 725$ et les 1 000$ si les américains attaque l’Iran, chose peu probable mais tout de même à considérer vu la panoplie de manoeuvres militaires qu’ils font dans le golfe persique, en Turquie et en Europe de l’est, aux dires de Normand Lester. 

À moyen-terme ça dépendera de la saison des ouragans aux États-Unis et s’il y a annonce d’une récession et si la crise Iranienne concernant leur programme nucléaire se règle pacifiquement.  Chose à espérer ici.

À long-terme.  Tout dépendra si en novembre 2008, les démocrates réussissent à déloger les républicains du pouvoir à la Maison-Blanche.  Avec l’arrivée des démocrates, cela mettrait fin à l’effort de guerre américain en Irak et en Afghanistan et l’Amérique se concentrera sur son économie mais pas trop pour qu’elle  surchauffe après une récession qui semble inévitable.

Comme vous  voyez le prix de l’or fluctue pour des raisons psychologiques plus que pour des raisons fondamentales reliées à l’industrie aurifère.  Cela a toujours été et ça ne changera pas.

L’homme a une fascination pour le métal jaune et ce n’est pas demain que cela s’arrêtera.

Comment investir dans l’or?  Bien sûr il y a les  fonds mutuels aurifères. 

Ensuite il y a les actions de compagnie, mes préférés, Kinross Gold, Barrick Gold et Goldcorp, trois compagnies canadiennes.

Vous pouvez également acheter des pièces de  monnaie fabriquées en or.  C’est un bon investissement mais plus difficile à revendre et il faut s’y connaître.  Disons que d’acheter les pièces d’or vendues par la Monnaie Royale Canadienne est un bon placement à condition que la teneur en or soit élevé, au minimum 18 K (carats) à 22 K.

Également, pour les connaisseurs, vous pouvez acheter des options sur les titres de  compagnies aurifères ou sur des indices tels que le XGD à Toronto ou le HUI aux États-Unis.

Finalement vous pouvez acheter des certificats d’or, de votre banque, je n’ai malheureusement aucune idée comment cela fonctionne.

Alors bon métal jaune à tous.