Investir sur le globe

Blogue qui traite du monde de l’investissement (bourse, or, devises, denrées alimentaires, immobilier, pétrole etc…)

Archive pour mai, 2007

Les pourcentages vs les rendements

C’est toujours drôle d’entendre, telle action à monter de 20%, telle action à baisser de 10%.

Voyons cela d’un peu plus près avec des exemples concrets et je vais vous montrer comment c’est stupide de raisonner avec des pourcentages.

Prenons  l’action de Bombardier (BBD.B) qui hier sur le marché TSX de Toronto à monter de 12,13% en une seule journée, soit un gain de 0,58$ sur une action qui en valait 4,78$ donc en clôture hier l’action valait 5,36$.

Imaginez aujourd’hui que l’action de Bombardier tombe de 12,13%, la même baisse en pourcentage à celle d’hier.  Ainsi l’action de Bombardier afficherait une perte de 0,65$ eti à la clôture elle vaudrait 4,71$!!!  Hé bien, on se retrouve avec une hausse de 12,13% hier, une baisse de 12,13% aujourd’hui et au net on s’aperçoit qu’on a une perte de 0,07$.

Comme quoi il ne faut jamais se fier aux pourcentages quand on parle de fluctuations boursières.

Pire encore.  Imaginez le scénario suivant.  L’action de Bombardier qui serait à, supposons, 5$ affiche une perte de 20% dans une seule journée, elle pert donc 1$ et termine la séance à 4$.  De combien de  pourcentage l’action devrait-elle augmenter pour retourner à un prix de 5$?

Ha je vous vois tomber dans la facilité et répondre 20%.  Erreur c’est de 25% que l’action devrait monter pour retourner à son prix avant la perte de 20%.  L’action doit augmenter de 1$ et elle se trouve à 4$.  1 divisé par 4 donne 25%.

Vous voyez, ne vous fiez pas au rendement en pourcentage mais en valeurs nets.  Il va de même pour les fonds mutuels, les actions, les obligations c’est ainsi qu’on peut vérifier la réelle fluctuation de nos placements.

Vous n’êtes pas convaincus encore?  Lisez l’exemple suivant (fictif mais très éducatif).

Imaginez que la compagnie Letron (nom fictif mais placer les lettre à l’envers… c’est drôle) annonçant pour 2007 un chiffres d’affaires de 10 milliards et des profits de 500 millions.  Soit une marge bénéficiaires de 5%, ce qui signifie que pour chaque dollar vendu, Letron ferait 5 sous de profits. 

En 2008, la compagnie, toujours Letron, annonce que son chiffres d’affaires est en hausse de 100%, il aura donc doublé et ses profits en hausse de 5%.  Donc son chiffre d’affaires serait à 20 milliards et ses profits à 525 millions.  C’est beau en terme de pourcentage mais analysons maintenant la marge bénéficiaire, ce qui donne une bonne analyse des ventes et des profits de la compagnie.  525 millions divisés par 20 milliards donne 2,63%.  Autrement dit pour chaque dollar vendu la compagnie Letron fait 2,63 sous de profits pour 2008. 

Maintenant, exprimons cela en pourcentages, qui trop souvent sont utilisés à des fins de marketing, de leurres, mais qui peuvent être quasi assasins quand les chiffres sont mauvais comme dans ce cas-ci.  Letron est donc passé d’une marge bénéficiaire de 5% à 2,63%. Ce qui signifie une baisse de 47,4% de sa marge bénéficiaire. Outch!   

Imaginez maintenant le gros titre à la une des journaux: LETRON DOUBLE SON CHIFFRE D’AFFAIRES.  Évidemment c’est du sensationnaliste et quand on analyse comme il faut la marge bénéficiaire, le réel indicateur de la réussite des ventes d’une compagnie on devrait plutôt lire le titre suivant:   LA MARGE DE PROFITS DE LETRON BAISSENT DE 47,4%.   C’est pourtant la stricte vérité quand on analyse les résultats à fond.  La compagnie misera davantage sur le titre précédent soyez assurés.

Alors de grâce ne vous laissez pas berner par des pourcentages à sensations et prenez le temps de comprendre les chiffres des résultats financiers des compagnies ou du cours des actions ou des rendements des fonds mutuels.

Alcan vs Alcoa

La semaine dernière Alcoa, deuxième producteur d’aluminium au monde, déposait une offre publique d’achat (OPA)  hostile pour acquérir Alcan, le numéro trois mondial.

Plusieurs rumeurs ont émanées ces derniers jours au fait que Alcan, pour se défendre, pourrait utiliser la technique “Pac-Man” c’est à dire qu’à son tour elle déposerait une OPA pour acquérir Alcoa.

Intéressante l’idée que Alcan puisse acheter Alcoa mais irréaliste et illogique à plusieurs points de vue.

À son dernier trimestre, le bilan d’Alcan n’affiche qu’un maigre 229 millions en liquidités. C’est donc dire que l’acquisition de 41 milliards (le prix actuel d’Alcoa + 20%) devra se faire par emprunt et par paiements en actions.

Alcan a déjà une dette de 5,6 milliards. S’endetter davantage signifierait certainement une décote de crédit.

L’actionnariat actuel d’Alcan, 367 millions d’actions, serait dilué considérablement puisque le nombre d’actions d’Alcan devrait au minimum doubler pour acquérir Alcoa. Ainsi 400 millions d’actions à 80$ on parle que de 32 milliards. Il reste tout de même 9 milliards à trouver!!!

Est-ce qu’Alcan peut se permettre de presque tripler sa dette en plus d’absorber celle de Alcoa qui est similaire? Assurément que non. La nouvelle Alcan se retrouverait avec une dette de près de 20 milliards pour un chiffre d’affaires combinés de 53 miliards. C’est un ratio d’endettement beaucoup trop élevé pour ce type d’industrie.

De plus, Alcoa est déjà très chère avec sa prime de “membre du Dow Jones” elle se transige à 2,22 fois sa valeur aux livres.

Également, Alcan devra affronter un adversaire de taille. Soit le protectionniste américain. Je le répète Alcoa est membre du Dow Jones 30. Cela représente la crème des entreprises pour plusieurs Américains. Soyez assurés qu’il ne laisseront pas passer à des mains étrangères un joyau de leur couronne.

Ainsi si Alcan ne veut pas passer aux mains d’Alcoa elle devra se trouver un chevalier blanc et cela passe par Rusal, la Chine ou l’Arabie Saoudite ou un important conglomérat ou fond d’investissement près à prendre un gros bloc de nouvelles actions d’Alcan.

Rappelons que Alcan avec son implication en Arabie Saoudite pourrait augmenter sa production de 25%. C’est ce qui la rend très attrayante aux yeux d’Alcoa qui a perdu son poste de #1 mondial dans l’aluminium le 27 mars dernier avec le mariage à trois de Rusal – Glencore International – Sual (connu maintenant sous United Company Rusal).

Ma prédiction: Bonsoir Alcan est partie avec une légère surenchère d’Alcoa! Un autre géant canadien passera ainsi aux mains des étrangers.

Simulation

Vous aimeriez transigez des actions et des fonds sur les bourses américaines mais vous n’êtes pas prêt.

Simple essayer un simulateur.  Cela vous permettra de vous pratiquer et d’apprendre.

Essayer le simulateur Virtual Stock Exchange, c’est totalement gratuit et simple d’utilisation.  Vous pourrez même compétionner entre amis.

Bonne simulation!

Microsoft – Yahoo le mariage est pour bientôt.

Tel que discuté sur ce blogue le 18 avril dernier.  Un mariage entre Microsoft et Yahoo est pour bientôt.  Une parle d’une noce de 50 milliards majoritairement payée en actions de Microsoft.  Le plus grand mariage virtuel de l’histoire.

Selon moi ils vont annoncer le tout avant le mois de juin.  Certaines rumeurs racontent qu’ils en sont déjà aux fiancailles, moi j’avance que le shower a même déjà eu lieu.

Si c’est le cas, vendez vos actions de Google, car la descente aux enfers de cette compagnie sera annoncée par le mariage Microsoft – Yahoo.  Bon on  ne parle quand même pas d’une mort annoncée de Google mais de parts de marchés grandement grugés par le tandem Microsoft – Yahoo.

On a qu’à penser aux combinaisaons de nombreux portails, des moteurs de recherche, de Adcenter et Yahoo Marketplace pour le marketing, les courriels gratuits.  C’est une combinaison gagnante-gagnante à tous points de vue pour Microsoft et Yahoo et ce à l’échelle planétaire.

Et je dis, Bravo!

Le dollar canadien à 90 cents US

Dans un contexte où le Canada serait un grand pays importateur, je suis pour un dollar canadien fort.

Mais dans le réel contexte que le Canada est un grand pays exportateur, je suis pour un dollar canadien à 75 cents US soit 17% de moins que 90 cents.

Le Canada est un pays exportateur de pétrole, de produits miniers divers (uranium, or, fer, cuivre).  Le Canada est un pays exportateurs de bois d’œuvre, d’automobiles (GM, Ford etc…), d’avions (Bombardier), de wagons de métro (encore Bombardier), d’aluminium (Alcan). Le Canada est un pays exportateur de céréales, de boeuf, de porc, de volaille.  Et j’en passe.

Qu’importe comme produits le Canada?  Pétrole, bien oui figurez-vous donc.  On en importe et on en produit.  Chercher l’illogisme.  On importe aussi une foule de produit de la Chine allez au Dollorama pour le voir.  Nous exportants diverses choses, là aussi j’en passe.

Mais là où je veux en venir c’est qu’avec une monnaie forte, le Canada est en train de tuer l’économie de l’Ontario et du Québec.  Certes pour l’Alberta ça va tant et aussi longtemps que le prix du pétrole se maintient élevé.  Un retour à 30$ le baril (comme ça s’est déjà vu) et l’Alberta retombera dans l’endettement et dans les déficits.

Chaque fois que le dollar canadien monte de 1% c’est 1% de plus que paient les clients étrangers pour les biens produits au Canada.  Chaque fois que les clients doivent payer plus cher pour un bien, ils magasinent ailleurs où c’est moins cher.

Au contraire, chaque fois que le dollar canadien baisse de 1% c’est un 1% de moins que paient les clients étrangers pour les biens produits au Canada.  Chaque fois que les biens produits au Canada sont moins chers, plus il y a de chance que des étrangers en commandent.

Mon exemple touche les biens produits au Canada.  Il va dans le même sens pour le tourisme.  Plus la monnaie est forte plus les Canadiens voyageront à l’étranger et moins il y aura de touristes étrangers ici.  Plus la monnaie est faible, plus les Canadiens voyageront dans leurs pays et plus il y aura de touristes étrangers.

Je vous le dis, une nation ne s’enrichie pas en important plus de bien qu’elle en produit.    C’est ce qui guette le Canada avec une monnaie trop forte.  Bien sûr je parle de montant d’importations pas du nombre de biens importés.  Car plus tu importes de biens plus tu enrichis les autres pays.

C’est pour cela que je dis qu’un dollar se situant à 75 cents permet de vendre des biens à bons prix aux étrangers et permet aussi aux entreprises canadiennes d’importer biens, matières premières et renouvellement technologiques à prix abordable.

Actuellement le gouvernement du Canada envoie un message de fausse richesse au reste du monde en cumulant surplus par-dessus surplus et en ne retournant pas aux contribuables la part payé en trop en impôts, taxes et assurance emploi.  Il ne faut pas se leurrer, la grande part du surplus qu’affiche le gouvernement fédéral est dû aux taxes récoltées sur le prix de l’essence élevé.  C’est une manne qu’aucun gouvernement fédéral n’aurait pu prédire à son budget.  Pour assurer que les Canadiens bénéficient eux aussi de cette manne, le gouvernement du Canada, au lieu d’afficher surplus par-dessus surplus devrait diminuer le niveau de taxation de la TPS à 4% et diminuer l’impôt des contribuables Canadiens de 15%.  Les montants versés à la caisse de l’Assurance Emploi ne devraient plus être comptabilisés dans les revenus par le gouvernement.  Il faut ramener cela  comme auparavant alors que chaque dollar versé à la caisse d’Assurance Emploi était considéré comme un dollar versé à la caisse d’Assurance Emploi et non au gouvernement.

De plus, au niveau comptable, le remboursement de la dette devrait être considéré comme une dépense, ainsi le surplus gigantesque que le fédéral annonce année après année depuis 5 ans serait réduit à néant ou presque.  Prenons cet exemple.  Le gouvernement annonce un surplus de 10 milliards mais versera 9 milliards sur la dette.  Son surplus réel sera alors de 1 milliard.  Le montant qui servira à rembourser la dette ne devrait pas faire parti du surplus.  Pareil pour les entreprises.  Imaginez un instant que Alcan affiche un bénéfice net de 2 milliards et qu’elle doit rembourser 1,5 milliard sur sa dette.  Ainsi l’impôt qu’elle paierait serait sur le 500 millions (soit le 2 milliards moins le 1,5 milliards mis sur la dette).  Avec une telle façon de comptabiliser les remboursements de dettes, les entreprises et les gouvernements seraient davantage en mesure de rembourser leurs dettes et de s’assurer d’un niveau de compétitivité à l’international plutôt que de traîner advitam eterman des dettes colossales et de cumuler des versements d’intérêts sur ces dettes dans la colonne des dépenses.

Avec pareil surplus pour le gouvernement fédéral, la monnaie canadienne serait évaluée à sa juste valeur c’est-à-dire aux alentours de 75 sous américains.  Ce serait tous les Canadiens qui en profiteraient.

Actuellement une monnaie à 90 sous ne profite qu’aux pays étrangers et aux entreprises  qui exportent des biens vers le Canada.  On enrichit donc les autres pour s’appauvrir.  Qui la Banque du Canada veut-elle enrichir?  Les Canadiens ou les étrangers ?  C’est la question à laquelle on peut facilement répondre en voyant le prix de la monnaie canadienne par rapport au dollar américain.