Dans un contexte où le Canada serait un grand pays importateur, je suis pour un dollar canadien fort.
Mais dans le réel contexte que le Canada est un grand pays exportateur, je suis pour un dollar canadien à 75 cents US soit 17% de moins que 90 cents.
Le Canada est un pays exportateur de pétrole, de produits miniers divers (uranium, or, fer, cuivre). Le Canada est un pays exportateurs de bois d’œuvre, d’automobiles (GM, Ford etc…), d’avions (Bombardier), de wagons de métro (encore Bombardier), d’aluminium (Alcan). Le Canada est un pays exportateur de céréales, de boeuf, de porc, de volaille. Et j’en passe.
Qu’importe comme produits le Canada? Pétrole, bien oui figurez-vous donc. On en importe et on en produit. Chercher l’illogisme. On importe aussi une foule de produit de la Chine allez au Dollorama pour le voir. Nous exportants diverses choses, là aussi j’en passe.
Mais là où je veux en venir c’est qu’avec une monnaie forte, le Canada est en train de tuer l’économie de l’Ontario et du Québec. Certes pour l’Alberta ça va tant et aussi longtemps que le prix du pétrole se maintient élevé. Un retour à 30$ le baril (comme ça s’est déjà vu) et l’Alberta retombera dans l’endettement et dans les déficits.
Chaque fois que le dollar canadien monte de 1% c’est 1% de plus que paient les clients étrangers pour les biens produits au Canada. Chaque fois que les clients doivent payer plus cher pour un bien, ils magasinent ailleurs où c’est moins cher.
Au contraire, chaque fois que le dollar canadien baisse de 1% c’est un 1% de moins que paient les clients étrangers pour les biens produits au Canada. Chaque fois que les biens produits au Canada sont moins chers, plus il y a de chance que des étrangers en commandent.
Mon exemple touche les biens produits au Canada. Il va dans le même sens pour le tourisme. Plus la monnaie est forte plus les Canadiens voyageront à l’étranger et moins il y aura de touristes étrangers ici. Plus la monnaie est faible, plus les Canadiens voyageront dans leurs pays et plus il y aura de touristes étrangers.
Je vous le dis, une nation ne s’enrichie pas en important plus de bien qu’elle en produit. C’est ce qui guette le Canada avec une monnaie trop forte. Bien sûr je parle de montant d’importations pas du nombre de biens importés. Car plus tu importes de biens plus tu enrichis les autres pays.
C’est pour cela que je dis qu’un dollar se situant à 75 cents permet de vendre des biens à bons prix aux étrangers et permet aussi aux entreprises canadiennes d’importer biens, matières premières et renouvellement technologiques à prix abordable.
Actuellement le gouvernement du Canada envoie un message de fausse richesse au reste du monde en cumulant surplus par-dessus surplus et en ne retournant pas aux contribuables la part payé en trop en impôts, taxes et assurance emploi. Il ne faut pas se leurrer, la grande part du surplus qu’affiche le gouvernement fédéral est dû aux taxes récoltées sur le prix de l’essence élevé. C’est une manne qu’aucun gouvernement fédéral n’aurait pu prédire à son budget. Pour assurer que les Canadiens bénéficient eux aussi de cette manne, le gouvernement du Canada, au lieu d’afficher surplus par-dessus surplus devrait diminuer le niveau de taxation de la TPS à 4% et diminuer l’impôt des contribuables Canadiens de 15%. Les montants versés à la caisse de l’Assurance Emploi ne devraient plus être comptabilisés dans les revenus par le gouvernement. Il faut ramener cela comme auparavant alors que chaque dollar versé à la caisse d’Assurance Emploi était considéré comme un dollar versé à la caisse d’Assurance Emploi et non au gouvernement.
De plus, au niveau comptable, le remboursement de la dette devrait être considéré comme une dépense, ainsi le surplus gigantesque que le fédéral annonce année après année depuis 5 ans serait réduit à néant ou presque. Prenons cet exemple. Le gouvernement annonce un surplus de 10 milliards mais versera 9 milliards sur la dette. Son surplus réel sera alors de 1 milliard. Le montant qui servira à rembourser la dette ne devrait pas faire parti du surplus. Pareil pour les entreprises. Imaginez un instant que Alcan affiche un bénéfice net de 2 milliards et qu’elle doit rembourser 1,5 milliard sur sa dette. Ainsi l’impôt qu’elle paierait serait sur le 500 millions (soit le 2 milliards moins le 1,5 milliards mis sur la dette). Avec une telle façon de comptabiliser les remboursements de dettes, les entreprises et les gouvernements seraient davantage en mesure de rembourser leurs dettes et de s’assurer d’un niveau de compétitivité à l’international plutôt que de traîner advitam eterman des dettes colossales et de cumuler des versements d’intérêts sur ces dettes dans la colonne des dépenses.
Avec pareil surplus pour le gouvernement fédéral, la monnaie canadienne serait évaluée à sa juste valeur c’est-à-dire aux alentours de 75 sous américains. Ce serait tous les Canadiens qui en profiteraient.
Actuellement une monnaie à 90 sous ne profite qu’aux pays étrangers et aux entreprises qui exportent des biens vers le Canada. On enrichit donc les autres pour s’appauvrir. Qui la Banque du Canada veut-elle enrichir? Les Canadiens ou les étrangers ? C’est la question à laquelle on peut facilement répondre en voyant le prix de la monnaie canadienne par rapport au dollar américain.
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La force du $ résulte, entre autre, d’une gestion des finances plus serré qu’ailleurs (devrais-je dire moins poche qu’ailleur ex. US). Aussi les investissement étrangers favorise sa force, ce qui est aussi bon pour l’économie gardant des tx d’interets inférieurs au US. Un $ cdn fort favorise les consommateurs cdn par des prix plus bas et aussi par des tx intérets plus bas. Les biens importés sont moins dispendieux. Évidemment sa hausse comporte des effets négatifs comme pour le secteur manufacturier. Seulement les avantages sont plus nombreux que les désavantages et surtout pour la grande majorité des canadiens. Seulement comme toujours la voix de la minoritée ce fait plus forte (Ex. le PQ occupe une place plus grande ds les medias que l’ADQ) nous avons l’impression qu’un $ fort est néfaste. Pour ce qui est du tourisme, étant un loueur de chalets régulier, je n’ai remarqué ni d’avantage de disponibilité ni de baisse de prix. Pourtant avec une offre de chalets qui augmente beaucoup j’aurais cru le contraire.