Investir sur le globe

Blogue qui traite du monde de l’investissement (bourse, or, devises, pétrole etc…)

Archive pour juillet, 2007

Le pétrole et le prof Lauzon

Oui elle est excellente l’idée du prof Lauzon de nationaliser le pétrole au Québec.

Mais de  vendre l’idée en faisant miroiter aux Québécois qu’ils pourraient payer 25 sous de moins le litre c’est de la pure fantaisie.

Pourquoi?  Parce qu’un pétrole nationalisé appartiendrait au gouvernement et il en profiterait pour nous donner 5 à 10 sous de moins qu’actuellement le litre, le reste le gouvernement empocherait la différence.  Il justifierait des hausses à ne plus finir tout en engrangeant des milliards de profits et en ayant une structure administrative dans le genre 32 vice-présidents et 35 Intranet et des camions Citroën électrique qui demeure dans la cour à l’année longue.

Bref un Pétro-Québec, ressemblerait trop à un Hydro-Québec.  Ça fait peur.

L’idée de la PPP (partenariat-public-privé) de Lauzon afin de former Pétro-Québec c’est encore plus loufoque.  Autrement dit, le gouvernement gererait l’affaires, le privé serait l’employé de soutien et on le devine à gros prix.  Ça c’est la méthode impartition informatique que le gouvernement fait avec ses petits amis CGI, IBM et DMR pour ne nommer que ceux-là.  Autrement dit, un employé du secteur public expérimenté dans un secteur donné de l’informatique (disons programmeur .NET) et payé disons 25$ de l’heure  est remplacé par un consultant de CGI, IBM, DMR ou autres et payé 160$ de l’heure disons pour un projet de 1 000 heures.  Grosse économie d’échelle ici.  L’employé coûte 25 000$ et le consultant 160 000$ (plus les taxes dans des grosses entreprises comme les banques mais le gouvernement ne paie pas les taxes).  Wow! J’en reviens pas comment y savent compter au gouvernement et encore plus chez CGI, IBM et DMR qui génèrent des centaines de millions en profits.   Non mais en terme de “Crosseurs Légaux Collectifs Inc.” y se fait pas mieux.  C’est toute une arnaque et légale en plus. 

Oui je suis pour la nationalisation du pétrole mais sous forme de PPC.  C’est à dire sous forme de Partenariat Public-Coopératif.  Pas de privé dans l’affaires, ils en font trop une question de sous pour une poignée d’individus déjà bien nantis.  Ce sont des profiteurs de  systèmes.  Un système de nationalisation du pétrole avec le gouvernement comme récolteur principal des profits mais des membres d’une coopérative pour administrer et voir à ce que le gouvernement ne “fourre” pas les membres avec des augmentations à ne plus finir comme chez Hydro-Québec.

Il est évident qu’il  faut nationaliser le pétrole parce qu’actuellement ce qui se passe au Canada  c’est que les étrangers pompnet le pétrole de notre sol pour nous le revendre à gros prix.  En plus de nous faire croire qu’ils doivent en importer parce qu’ils ne suffissent pas à la demande.  Foutaise!  Si la gestion du parc pétrolier était bien faite, le Canada serait un pays auto-suffisant en pétrole et pourrait carrément se foutre du prix du baril de pétrole qui ne finit plus de monter.  C’est la situation qui se passe au Vénézuela, un tout petit pays, dont le Canada devrait prendre modèle côté pétrolier.

Hélàs au Canada les pétrolières magouillent dans notre dos en engrangeant des milliards de profits avec du pétrole importé et du pétrole tiré de notre sol.

Il  est temps que cela cesse et que quelqu’un se lève.  Le prof Lauzon c’est un début et j’espère que la nationalisation du pétrole, qui est aussi essentiel que l’électricité, verra le jour bientôt.

Car si on ne le fait pas, ce sont les étrangers qui, comme actuellement, vont prendre la destinée du pétrole Canadien entre leurs mains et fixeront les prix  sur le dos des consommateurs impuissants et des gouvernement trop innocents pour essayer de comprendre.

La situation actuelle avec le ministre Claude Béchard au Québec et les pétrolières, en frais de “ je m’agenouille devant vous et je vous supplie de tout me dire”, on ne peut pas faire pire en terme d’humiliation collective. 

La grande vadrouille est amorçée

Toute la journée on m’a demandé mon opinion sur la dégringolade du Dow Jones. 

En investissement, tout ce qui monte trop vite redescend.  J’ajouterais même que tout ce qui monte sans bonne raison redescend.  Par exemple prenons les secteurs de l’aluminium, des métaux et du pétrole.

C’est ce qui s’est passé aujourd’hui avec le Dow Jones.

Dans une économie américaine chancelante depuis six bon mois (prêt hypothécaires risqués, ventes immobilières à la baisse…), le Dow Jones n’a cessé de monter.  La bêtise ne tue pas, les économistes voient une reprise pour la croissance du second trimestre, chiffre qui sera annoncé demain matin 8h30.  Foutaise!  

Au dernier trimestre l’économie américaine avait cru de 0,7%.  Les économistes s’attendent à une croissance de 3,2% à 3,6%.  Je serai très surpris si ça dépasse 2,75%, même avec la naturelle reprise cyclique du printemps.

Il y a encore du monde qui croit que le marché américain n’est pas cher.  Cessez  de jouer à l’autruche, c’est surévalué et vous l’avez eu en pleine face aujourd’hui.

Aujourd’hui ce n’est qu’un début avec la baisse de 311,50.  C’est 647,43 points (13473,57) de moins que le haut de 14121 atteint le 19 juillet, soit il y a une semaine.

N’oubliez pas qu’au 26 juillet 2006, le Dow Jones était à 11102,51.  C’est tout de même une hausse de  2371,06 en un an ce qui représente un gain considérable de 21,36% dans une économie chancelante et dans un pays qui ne cesse d’augmenter le déficit de sa balance commerciale et son endettement. 

Attendez-vous à encore d’autres bonnes baisses du côté de la bourse américaine.  Perdre encore de 700 à 1 800 points dans les prochaines semaines est chose très probable pour le Dow Jones.  Je trouve même mes  chiffres conservateurs.  On verrait donc un Dow Jones se chiffrer entre 12773 et 11673 dans les prochains mois, peut-être même les prochaines semaines.

Le chiffre du GDP (PIB en français), qui sortira demain, est crucial pour les prochaines séances car même avec la baisse d’aujourd’hui, les aubaines sur les actions américaines se font rares, très rares même.  Ceux qui pensent le contraire ne peuvent que considérer la bourse comme un Casino, ce que la bourse n’est absolument pas.

La glissade du Dow Jones est un sport très extrême. Comme dans tout sport extrême, protégez-vous. 

Who’s next?

Avec la probable et éventuelle vente de Alcoa à une compagnie étrangère, cela laissera une place de libre à l’indice Dow Jones.

Quelle compagnie remplacera Alcoa dans l’indice?

Les paris sont ouverts.

Pour ma part je crois que ce sera une des compagnies suivantes et dans un secteur non représenté actuellement dans l’indice.  Je favorise UPS.

- McKesson.  Large distributeurs de produits pharmaceutiques. (NYSE:MCK)
- Cardinal Health.  Un large fournisseurs de produits et services médicaux (NYSE:CAH)
- United Parcel Services. Un livreur de colis. (NYSE:UPS)
- Walgreen. La plus grande chaînes de pharmacies en Amérique du Nord (NYSE:WAG)
- Time Warner.  Le plus grand conglomérat du secteur des médias (NYSE:TWX) 

Quels sont vos choix?

Alcan bonsoir elle est partie

Un autre fleuron de notre entrepreneurship canadien vient de passer aux mains d’étrangers.

Le Canada est le pays du G8 qui a le plus pourcentage le plus élevé de grandes entreprises  sur son territoire qui appartiennent à des étrangers.

Si un pays veut contrôler sa destinée il doit contrôler son économie.  Malheureusement ici au Canada, de plus en plus ce sont les étrangers qui dicteront l’économie canadienne et au bout du compte les salaires des travailleurs de ces entreprises et bien sûr les prix que les consommateurs devront payer pour les biens et services de ces entreprises.

Alcoa avait misé sur Alcan, c’est finalement Rio Tinto qui a acquis Alcan à 101$ US l’actions.

La réponse d’Alcoa ne s’est pas fait tarder.
Alcoa a retiré son offre sur Alcan et a remis en place  son programme de rachats d’actions.  Une  autre preuve que la direction d’Alcoa est nulle et qu’elle ne méritait pas Alcan.

Le siège sociale de la division aluminium de la nouvelle entitée devrait rester à Montréal.  Ce qui signifie que la plus grosse aluminerie au monde (Rio Tinto et Alcan combinées) aura son siège social au Canada.

Reste maintenant à savoir si c’est un siège social de décisions ou un siège social de marionnettes.

Les programmes de rachats d’actions

Le 24 avril dernier je vous parlais des milliards que IBM va dépenser pour racheter ses actions.

Cela signifie que la compagnie achète de ses propres actions pour les retirer de la circulation et ainsi les annuler.

À court terme sur les marchés, cela a pour effet d’augmenter la valeur du titre.

La valse des annonces de programmes de rachats d’actions se poursuit avec Jean Coutu, Johnson & Johnson, ConocoPhilips, Sears Holdings, Sempra Energy…

Cette valse n’a pour effet que de montrer l’incompétence de la direction en place à trouver mieux à faire du fric de la compagnie que de racheter des actions.

Comme je l’ai expliqué en avril, racheter une action lorsque la valeur du titre est inférieure à la valeur comptable de celle-ci, à long terme c’est payant mais à court terme la compagnie s’appauvrit. 

Mais le monde est stupide, à la place il préfère croire que si la compagnie achète de ses propres actions c’est que ses actions sont bon marché. 

Foutaise! 

Un tel programme de rachat d’action et dans la condition que le prix payé pour racheter l’action est supérieur à la valeur comptable de la compagnie, ça ne fait que gonfler artificiellement le prix de l’action.

La preuve, avez-vous déjà vu Berkshire Hathaway racheter de ses propres actions?  Non, un des investisseurs les plus lucides de la planète, Warren Buffet, fondateur de cette compagnie, ne ferait jamais cela sauf si le prix de l’action de sa compagnie descendait sous sa valeur comptable.

C’est donc dire que les administrateurs de compagnie mettant en branle d’important rachat d’actions n’ont qu’une vision à court terme des affaires.  Leur seul but, assurément faire monter le prixde l’action rapidement pour empocher leurs options.  Sinon je ne vois pas quel administrateur lucide peut mettre sur pied un programme de rachat d’actions si l’action achetée coûte plus cher que la valeur comptable.  Sinon c’est réduire l’avoir des actionnaires de X dollars à chaque fois que la compagnie rachète une action et l’annule.  Dans un pareil cas, c’est un geste administratif qui n’a aucune logique.

Ça prend des dirigeants d’entreprise sans aucune vision à long terme pour faire pareille démarche.  Ça confirme qu’un tel programme de rachats d’actions ne profitera qu’à eux et non aux actionnaires.  Pour créer de la valeur à long terme les dirigeants d’entreprises devraient plutôt songer aux mesures suivantes plutôt que de dilapider les millions ou même les milliards de la compagnie dans un rachat d’actions bidon qui ne sert qu’à gonfler le prix de l’action à court terme : 
- rembourser la dette
- améliorer le marketing de la compagnie
- augmenter le taux de dividende
- augmenter les montants alloués à la recherche et développement
- acheter un concurrent et à bon prix
- améliorer le réseau de distribution des produits ou de la vente des services

Petit conseil ici.  Si vous êtes actionnaire d’une compagnie qui met sur pied un programme de rachat d’actions et que le prix de ses actions est supérieur à sa valeur comptable.  Vendez vos actions deux jours ouvrables après l’annonce.  Vous profiterez de l’engouement artificiel de ceux qui sont contents de l’annonce du programme de rachat d’actions et vous pourrez bénéficier de la hausse de temporaire de l’action suite à l’annonce du programme de rachats d’actions.

Pour ceux qui ne sont pas actionnaires et dans les mêmes conditions, fuyez le titre!

Je vous invite à lire la chronique de Michel Girard qui en dit long sur le programme de rachat d’actions de Jean Coutu annoncé en grande pompe ce lundi.
http://www.lapresseaffaires.com/article/20070710/LAINFORMER/707100417/-1/LAINFORMER01