On apprenait hier que après le PDG de Bombardier que c’est maintenant au tour de l’Association des produits forestiers du Canada (APFC) qui fait pression sur le gouvernement fédéral et la Banque du Canada d’agir face à la montée du dollar.
Les forestières veulent que les autorités prennent rapidement des mesures pour atténuer les dommages que l’appréciation rapide du dollar canadien inflige au secteur manufacturier au pays.
L’Association des produits forestiers du Canada (APFC) estime que des mesures dans des secteurs comme la fiscalité, la politique sur les fusions et la concurrence dans le transport ferroviaire peuvent jouer un rôle important en facilitant le renouvellement de l’industrie et en aidant le secteur forestier à s’adapter à un dollar plus fort.
Le dollar canadien a touché les 98,25 cents US mardi après-midi..
Selon, Avrim Lazar, le PDG de l’APFC, l’industrie s’efforce de s’adapter et d’améliorer son efficacité et sa productivité pour atténuer l’impact de la hausse du dollar, mais les gouvernements sont également responsables de s’ajuster à une économie mondiale en évolution.
M. Lazar demande aux autorités monétaires du pays d’utiliser le pouvoir dont elles disposent pour gérer l’appréciation de la devise canadienne et l’impact qu’elle a sur de grandes régions du pays où l’industrie forestière est présente.
Il estime que la Banque du Canada ne considère pas assez sérieusement les effets du niveau du taux de change Canada-États-Unis sur l’économie de ces régions.
L’APFC a indiqué que depuis 2002, le secteur manufacturier dans son ensemble a perdu 110 000 emplois, dont 32 000 dans la foresterie.
L’industrie forestière canadienne représente 80 G$ par année et 3% du PIB du Canada.
Le regroupement est le porte-parole, au Canada et à l’étranger, des producteurs canadiens de bois, de pâte et de papier pour les questions touchant le gouvernement, le commerce et l’environnement.
Ce que messieurs Lazar et Beaudoin de Bombardier ne comprennent pas c’est que la Banque du Canada est impuissante face à la montée vertigineuse du dollar canadien. Se sont les prix élevés des ressources naturelles qui amènent la monter du dollar.
Également ce que monsieur Lazar ne dit pas dans sa demande, c’est que la grande majorité des produits forestiers exportés, sont exportés par des entreprises américaines. Domtar, Bowater, Abitibi-Consolidated, Uniboard appartiennent tous à des américains.
Ce que monsieur Lazar ne dit pas non plus dans sa demande, c’est que les produits forestiers exportés le sont à coup plus élevé parce que le prix du bois et de la pulpe a augmenté lui aussi ces dernières années.
Chaque cent que le dollar canadien prend sur le dollar US, ce sont des emplois qui se perdent dans le secteur manufacturier. Les dirigeants de la Banque du Canada, ne peuvent rien y faire.
Ce que monsieur Lazar ne dit pas non plus dans sa requête est que son industrie peut profiter d’un dollar élevé pour augmenter sa productivité davantage en se procurant de la technologie, souvent provenant des États-Unis.
Historiquement, à chaque fois que le prix des matières premières s’est inflammé, on dirait que le reste du monde ne voit plus le Canada mais seulement l’Alberta.
Comme le premier ministre actuel provient de l’Alberta, n’allez pas croire qu’il prendra des décisions pour nuire à l’autre belle province.
Par le passé, le Canada, n’a jamais réussi à contrôler les fluctuations de sa monnaie que ce soit à la hausse ou à la baisse. Je ne vois pas pourquoi en 2007, subitement, elle aurait le moyen de le faire.
Hier, le président de la Banque du Canada ne pouvait rien faire, c’est la faute à Ben Bernanke, président de la Fed, si le dollar américain a baissé.