Investir sur le globe

Blogue qui traite du monde de l’investissement (bourse, or, devises, pétrole etc…)

Archive pour octobre, 2007

Livre: Jump in!: Even If You Don’t Know How to Swim

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Dans ce livre l’auteur Mark Burnett, créateur des émissions The Apprentice, Survivor et The Contender, nous raconte comment il faut plonger dans un gros projet sans avoir peur.

Comme dit le titre du livre, de plonger mais si vous ne savez pas comment nager.

Plonger sans trop analyser ni sans trop réfléchir.  Mais surtout plonger avec le goût de réussir.

Très bon livre.

Ça me fait penser qu’à la bourse, y’a des gens qui analysent trop le fondamental ou le graphique et tarde à prendre une décision.  Certes c’est important à la bourse d’analyser mais pas de suranalyser.  Trop c’est comme pas assez.

Livre: The New Rules of Marketing & PR

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Je viens de terminer ce livre très intéressant, destiné aux dirigeants de PME et à tous ceux qui s’intéressent au marketing.  Le livre vous dicte les nouvelles règles de marketing dans un monde ou Internet est omni-présent.

Ils vous invite à vous servir des dernières technologies mise à votre disposition, dans un but unique.  Amenez plus de clients à connaître votre entreprise et vendre.  Ainsi fil RSS, site Internet, blog, le marketing de moteur de recherche, les forums, le podcasting etc…

C’est très bon malgré que les sujets plus technologiques ne sont pas traités en profondeur. Mais comme l’auteur dit, les anciennes règles de marketing n’ont aucune efficacité dans le monde très en-ligne d’aujourd’hui.

The New Rules of Marketing and PR par David Meerman Scott aux éditions Wiley, paru en 2007.

Bien sûr vous allez me dire qu’est-ce qu’un tel livre vient faire sur ce blog? 

C’est simple, le marketing c’est la base même de l’entreprise moderne.  Une nouvelle entreprise ou une entreprise déjà cotée en bourse pourrait avoir le meilleur produit (ou  nouveau produit) du monde, si elle est incapable de le vendre, sa réussite n’est pas garantie.

Michel Carignan: “Dans le feu de l’action”

Écoutez-vous “Dans le feu de l’action” avec Michel Carignan au Canal Argent?

Je vous résume l’émission.  Un présentateur analyse techniquement pour vous “on the fly” des titres à la bourse et ce en moins de 20 secondes.

Son nom est Michel Carignan.  Connu dans le milieu de la bourse au Québec pour sa compagnie Décision Plus qui a mis au point un logiciel pour analyser techniquement des actions à la bourse.  Carignan a également mis au point une série de cours sur l’analyse technique qu’il vous vend  via son site Internet.

À mon humble avis, si la méthode Carignan était si bonne, le gars n’animerait pas une émission sur un Canal moribond dont les cotes d’écoutes de son émission ne doivent pas franchir les 100 000 personnes.

J’ai vu pour la première fois Michel Carignan dans un séminaire gratuit qu’il donnait dans un salon d’épargne et placements à Montréal au milieu des années 90.  Sur un ordinateur devant l’assistance, Carignan montre le graphique d’une action suggéré par quelqu’un dans l’assistance et montre les moments d’achats et de ventes des titres.  Quand quelqu’un du séminaire, c’est à dire moi-même, lui a suggéré le groupe CGI, Carignan a dit de laisser tomber d’en choisir un autre.  À l’époque, CGI venait récemment d’être achetée par BCE.  Évidemment jamais son analyse sur le titre aurait pu être plausible il a donc préféré passer à une autre action plutôt que d’avoir l’air ridicule. 

Bref, dans son émission, Carignan analyse le passé d’une action via un graphique et vous dis ce que vous auriez dû faire et analyse la tendance du cours du prix d’une action à court-terme.  Il n’a aucune vision à long-terme et plus souvent qu’autrement il effectue son analyse sur un titre seulement en sachant dans quel domaine économique la compagnie évolue.

Si le bonhomme avait comme il dit sur son site “la recette gagnante” pour la bourse, croyez-moi il ferait son émission en direct d’une station balnéaire ou de bureaux aux Iles Caïmans. 

Carignan c’est pour moi du sensationnaliste boursier qui colle parfaitement avec la tendance télévisuel de TVA. 

Carignan de par sa capacité, que je ne jugerai pas, rapide à analyser des graphiques d’actions à la bourse, laisse croire de facto qu’il est aussi facile de faire de l’argent à la bourse.

Je vous mets au défi d’écouter son émission et de noter sur papier à chaque jour ses recommandations d’achats et de ventes sur des actions et par la suite de regarder comment les actions notées performent.  Vous verrez que son taux de réussite est presqu’aussi bas que celui de votre combinaison de 6/49 à vous générez un 3/6. 

Pour moi son émission “Dans le feu de l’action” c’est une sorte de télé-réalité à sensation dont le maître du loft s’amuse à analyser plus souvent qu’autrement des actions de pacotilles, en langage boursier des “penny stock”.  Certes Carignan est un peu plus tranquille que Jim Cramer sur CNBC, parcontre Cramer a la crédibilité d’être multi-millionnaires pour avoir déjà gérer de gros fonds.  Carignan qu’a-t-il fait?  Avant qu’il dessine des petites barres sur des graphiques diffusés sur mon téléviseur et sur celui d’un projecteur dans des séminaires gratuits j’ignore ce qu’il a pu faire sinon d’avoir eu l’idée de convaincre du monde du bien-fondé de sa “méthode” d’analyser “on the fly” aussi facilement des actions de compagnies côtées à la bourse.

L’analyse technique d’actions à la bourse est beaucoup plus complexe que Michel Carignan le montre à la télé.  On analyse pas un titre en 15 secondes.  Lui il effleure à peine le sujet.  J’espère que peu de gens croient aveuglement à ses recommandations mentionnés lors de son émission sur Canal Argent.

Le Canal Argent

Chers concitoyens Québécois écoutez-vous le Canal Argent?

Ce canal numérique traitant de finance, d’investissement du groupe Québécor.

Moi je trouve que le Canal Argent fait piètre figure si on compare à ses pendants canadiens et américains que sont BNN et CNBC.

Déjà qu’aux heures de pointes avec Michel Carignan et son analyse technique “on the fly” le canal ne fait pas très sérieux.  Je reviendrai sur le personnage Carignan dans un autre sujet.  De voir Carignan faire de l’analyse technique “on the fly” sur des actions qui affichent un prix en bas de 75 cents, je me demande parfois si les auditeurs du Canal Argent qui écoute son émission n’ont pas l’impression de voir Yves Corbeil et sa roue chanceuse.

Le contenu du Canal Argent est un mélange de TVA et LCN.  On peut même y voir des épisodes de la série culte Dallas…

Les bulletins économiques sont trop régionaux, c’est à dire à contenu Québec et il n’y a pas d’analyse de fonds des grandes nouvelles économiques canadiennes, nord-américaine et même mondiales. 

Il serait intéressant d’ajouter un contenu européen un peu comme RDI fait avec ses bulletins de nouvelles européens.  Pourquoi le Canal Argent ne diffuseraient pas des bulletins économiques de pays francophones d’Europe.

De plus, les publicités diffusées à Canal Argent sont un peu à l’image du canal.  Des publicités qui plus souvent qu’autrement n’ont aucun rapport avec la thématique du Canal.

De temps en temps une petite publicité d’assurances ou d’une entreprise financière mais plus souvent qu’autrement les publicités n’ont aucun rapport avec la thématique.

Vraiment ça fait deux mois que j’ai le canal branché chez moi et je suis amèrement déçu du produit.   Surtout étant un habitué des CNBC et BNN.

Non vraiment les gens de Québécor Média devront rectifier le tir ou tout simplement fermer ce canal.  Dans sa forme actuel, le canal est une honte sur les ondes québécoises.

Un train entre Montréal et Sherbrooke

Je lisais ce matin dans La Presse que Via Rail Canada effectue présentement une étude de rentabilité sur la mise en place d’un train reliant Montréal à Sherbrooke.

Le trajet relierait Montréal à Sherbrooke ne passant par Cowansville, Farnham et Magog.

Dans un Québec moderne, on se doit de développer des infrastructures plus européennes, comme le train.

Sherbrooke est une très belle ville. Il s’y brasse de bonnes affaires.  La ville a deux universités, Bishop et l’Université de Sherbrooke.  Elle est près des États-Unis et elle possède un réseau routier très bien développé.

Parcontre pour s’y rendre de Montréal les week-end, c’est assez  pénible car il faut se taper les bouchons sur l’autoroute 10.

La solution abordable, c’est le train.  Ordinateur portable, Internet, une petite broue ou un petit rouge voilà tout ce qui est accessible lors d’un trajet en train.  Le train c’est confortable et légèrement plus cher que l’autobus.

C’est la compagnie Limocar qui déssert le trajet Montréal-Sherbrooke, ce n’est pas que le confort n’y est pas, le problème demeure le même qu’en automobile. Le traffic.

Via Rail Canada doit mettre de l’avant ce projet qui sera un gros plus pour cette région qui n’est pas désservit par le train depuis belle lurette.

Est-ce que la communauté d’affaires des Cantons de l’Est embarquera dans ce projet?  C’est à souhaiter.

Via Rail Canada, déficitaire, qui fonctionne avec l’argent du fédéral, se doit de développer et d’améliorer ses trajets ferroviaires afin de dynamiser cette industrie pleine de potentiel.  C’est avec des projets comme le trajet Sherbrooke - Montréal que Via Rail se dynamisera.

Livre: The Wal-Mart Effect

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Comme je lis plus d’une trentaine de livre par année sur ce qui touche à l’économie je me suis dis tient pourquoi pas en parler sur le blog.

“The Wal-Mart Effect” nous dévoile comment Wal-Mart influence les prix non seulement dans la communauté où elle implante un magasin mais également au niveau national.

On y apprend en autre que les Américains dépensent 36 millions par heure au Wal-Mart.

Que Wal-Mart est le plus gros employeur de la planète.

On y apprend également comment Wal-Mart négocie les prix avec des fournisseurs et comment elle influence ceux-ci sur leur façon de distribuer leurs produits.

C’est un petit bijou.

J’ai bien aimé.

Titre:  The Wal-Mart Effect
Auteur: Charles Fishman
Année de parution: 2006

Warren Buffet vend du Petro China

Ainsi on apprenait hier que pour la quatrième fois au cours des trois derniers mois, Warren Buffett a vendu la semaine dernière, par l’entremise de Berkshire Hathaway, des actions de PetroChina.

Peut-être que l’homme qui a ammassé la plus grande fortune au monde avec des placements boursiers en réveillera une couple avec les actions chinoises.

Quand je pense que la capitalisation boursière de China Mobile surpasse largement celle de Microsoft et avec des revenus moindres, cette surévaluation m’inquiète grandement.

Michael Bloomberg prédit une récession mondiale

Vous l’avez entendu comme moi, le maire de New York, le financier Michael Bloomberg, a prédit dimanche une récession économique mondiale en raison du caractère démentiel de la dette publique de plusieurs pays.

Monsieur Bloomberg, qui s’adressait au congrès annuel des Conservateurs Britanniques à Blackpool, dans le nord-ouest de l’Angleterre, a estimé que les gouvernements devraient constituer des réserves pour faire face aux dérapages économiques. 

Monsieur Bloomberg, 65 ans, l’un des hommes les plus riches du monde, fondateur de la compagnie du même nom, a dénoncé une crise de confiance du fait du ralentissement économique qui pourrait, selon lui, n’être qu’une brève dépression, mais pourrait aussi conduire à un effondrement brutal.

Le fondateur du géant d’information financière a affirmé que les gouvernements se devaient de créer les conditions qui permettent aux marchés de fonctionner et qu’ils portaient une responsabilité dans ce domaine.  De par ses propos on peut penser que Monsieur Bloomberg endosse les actions de La Réserve Fédérale américaine et de la Banque du Canada qui injectent actuellement des milliards dans le système financier afin de le supporter. 

Il a ajouté que la débâcle de la banque britannique Northern Rock en septembre n’était qu’un indicateur supplémentaire de la tourmente que connaissent les marchés financiers.

Il a souligné que la crise n’était pas due uniquement à l’effondrement du secteur des subprimes du crédit immobilier aux États-Unis mais qu’il s’agissait d’une crise de confiance qui touchait tous les acteurs économiques.

Il a insisté sur la nécessité d’avoir des budgets équilibrés plutôt que de laisser se creuser des déficits que les générations à venir ne pourront pas combler.

Monsieur Bloomberg a conclu qu’il fallait améliorer le rendement, réduire les impôts lorsque cela était possible et surtout économiser les excédents plutôt que de les gaspiller.

Je n’ai aucun autre choix que d’être en accord avec monsieur Bloomberg, la récession mondiale est à nos portes et personne semble vouloir le voir.