Investir sur le globe
Blogue qui traite du monde de l’investissement (bourse, or, devises, denrées alimentaires, immobilier, pétrole etc…)Archive pour novembre, 2007
La solution 86%

Je suis en train de lire cet intéressant livre.
En fait la théorie élaborée par les auteurs de ce livre, n’est pas compliquée. Le marché économique des 50 prochaines années est situé là où la population gagnent moins de
10 000$ par année. C’est à dire 86% des gens sur la planète.
Un livre pour découvrir un marché qui vise une grande partie de la population.
Par exemple, l’auteur mentionne le cas de la toilette. 700 millions de Chinois et autant en Inde n’ont pas accès à une toilette à la maison. C’est près du quart de la population mondiale ça.
Alors que le MIT est à développer un concept qui alliera cabinet de toilette et Internet, près d’un quart de la population mondiale, répartie, dans deux pays n’ont pas accès à un simple cabinet de toilette à la maison.
Wow! Ce n’est pas une mince statistique.
Très bon livre. Je vous en recommande la lecture, vous tomberez de vos préjugés d’habitants de pays industrialisés.
Je pensais au 10 000$ de revenus annuels. Saviez-vous qu’ici au Québec en 2007, nous avons des gens qui vivent avec un revenu inférieur à 10 000$. Ça fait réfléchir!
Le dollar US perdrait jusqu’à 90% de sa valeur… on se calme!
Dans la catégorie, exagération d’une tendance on ne peut pas faire mieux.
Dans un article récemment publié par l’United Press International on nous apprend que le directeur du Trends Research Institute, Gérald Celente prévoit qu’une crise financière va probablement provoquer une chute libre du dollar US perdant plus de 90 % de sa valeur et fera s’envoler le prix de l’or à 2000 $ l’once.
On se calme.
Premièrement si le dollar américain perd 90% de sa valeur, l’once d’or ne sera pas à 2 000$ mais à 4 000$. Je m’explique. Si un favorise le facteur descente du dollar américain face à la devise canadienne qui s’est accrue de 60%, l’once d’or est passé de 250$ à 815$. Soit un facteur approximatif de 325%. Or, si le chute du dollar américain devait s’accroître d’un 90% supplémentaire on peut donc facilement penser que l’once d’or ira toucher les 4 000$… américains.
Toujours selon l’United Press, Gérald Celente qui prévoyait il y a un an la crise financière des prêts hypothécaires des subprime et la chute du dollar US de même qu’en mai dernier, il prévoyait la croissance actuelle du prix de l’or, a déclaré à la presse que l’effondrement des subprime n’était que le premier « petit segment à haut risque du marché » à s’effondrer.
De grosses pertes telles que celles qui ont été récemment publiées par Citigroup Inc et General Motors seront également assez courantes au cours des temps à venir a-t-il dit, avant d’ajouter qu’il ne serait pas surpris si des géants tombaient raid mort.
Enfin, il ajoute que la panique de 2008 engendrera une baisse du niveau de vie des américains. Ça c’était pas difficile à prédire. C’est évident que dans un marché où le prix des maisons baissent, le niveau de vie baisse également.
Moi je pense que Celente a trop mis de sucre dans son café et qu’il mélange des concepts.
Citigroup affiche des pertes à cause des subprimes et probablement que les subprimes ont le dos bien large pour d’autres mauvais placements.
General Motors a perdu parce qu’elle a été trop imbécile à produire des petites voitures et s’est fait damer le pion par Toyota et qu’elle porte une dette colossale accumulé sur de longues années. Certes General Motors ne pourra peut-être pas éviter la faillite mais cela n’a rien à voir avec l’économie américaine. On appelle ça de la mauvaise gestion.
Ce que Celente oublie de dire est que les États-Unis vont se relever rapidement de la dévaluation de leur monnaie car ils vont rapidement redevenir compétitif au niveau mondial. Les États-Unis ce n’est pas le Brésil ou l’Argentine. Leur économie est diversifiée et leurs industries peuvent produire une quantité énorme de biens et offrir plusieurs services.
Celente fait parti de ceux qui amplifie les phénomènes et tendances. Si Celente avait commenté les événements du 11 septembre il aurait certainement prédit des attaques sur la tour Eiffel, le palais de Westminster, la tour du CN ou les tours jumelles Petronas. Rien de cela n’est arrivé. Celente exagère et comme d’autres il devra ravaler ses paroles dans quelques temps.
Combien de livre ont été publié dans les années 60 et 70 sur la chute de l’amérique. J’ai même un livre ici qui parle de 1992 comme étant l’année que les américains seront en faillite.
Les Américains, s’ils ne sont pas stupides, vont sortir les républicains du pouvoir en 2008 et avec les démocrates leur économie va tranquillement se replacer et redevenir compétitive. Les Américains vont revenir en mode économique et non en mode guerre.
Le phénomène qui se passe actuellement, le monde en a vécu un similaire dans les années 70. Crise pétrolière, l’or monte et on prévoit la fin de l’empire américain et les japonais vont nous envahir avec leur Made in Japan, l’or va toucher les 10 000$ et le pétrole 500$ et notre bungalow ne vaudra plus que 15 000$.
En 2007, remplacé le Made in Japan par le Made in China et vous avez un scénario de crise bien similaire à tendance récessionniste et dont les grands gourous alarmistes prévoient toute sorte de scénario apocalyptiques qui ne verront jamais le jour.
Ici au Canada plusieurs pensent que le dollar Canadien affichera un jour 2$ US… ils doivent trop prendre de café de la même marque que Celente.
Est-il le temps d’acheter des actions américaines?
Voilà une question qu’on me pose parfois. Est-ce le temps d’acheter des actions américaines vu la force de notre monnaie face à la devise américaine.
Et bien ma réponse est oui et non. Je m’explique.
C’est un secret de polichinelle que la performance du dollar canadien équivaut au prix du pétrole et de l’or car le Canada en est un très gros producteur. De plus ce n’est pas un secret pour personne que l’économie américaine commence à ne vraiment pas aller bien.
Je ne crois pas que le prix du pétrole ou de l’or descende tant que ça d’ici 12 à 18 mois. Il serait donc risqué d’acheter des actions de sociétés américaines.
Parcontre, une autre façon de profiter de la montée du dollar tout en diminuant vos risques face à la devise américaine est d’acheter des actions (ADR) de compagnies étrangères cotées en bourses américaines, soit le NASDAQ ou le NYSE.
Acheter des ADR (American Depositary Receipt) vous met à l’abri d’une devise américaine qui pourrait chanceler davantage. Comme les ADR sont cotés en dollars américains mais converti du Yen, du Yuan, de l’Euro ou tout autre monnaie, cela aura pour effet de diminuer vos risques sur l’écart entre la devise canadienne et américaine.
Ainsi vous pourrez entre autre acheter des ADR tels que Schlumberger (NYSE: SLB), AXA (NYSE: AXA), Nokia Corporation (NYSE: NOK), Unilever (NYSE: UL), China Mobile (NYSE: CHL) pour ne nommer que ceux-là.
Que pensez de eBay?
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Qui ne connaît pas eBay et son logo coloré facilement identifiable et mémorable?
Le plus grand site d’enchères de la planète et aussi un bon moyen de micro-paiement, Paypal.
eBay c’est aussi Skype, shopping.com et les sites d’annonces classées Kijiji.
Au point de vue Internet c’est très gros. eBay est un chef de file. Elle a des millions de visiteurs sur ces sites et ce quotidiennement.
En date de vendredi, eBay valait sur les marchés, 45,29 milliards de dollars américains.
Est-ce le temps d’acheter des actions de eBay? Poussons l’analyse plus loin.
Au 31 décembre 2006, eBay a généré des ventes de 5,9 milliards américains pour un profit de 1,125 milliards américains. C’est une excellente marge de profits nets de 19%. Cette année le chiffre d’affaires de eBay s’aligne vers le 7,1 milliards et les profits nets légèrement en baisse à 1 milliards de dollars.
Ce chiffres d’affaires est en constante évolution, il a pratiquement doublé en deux ans.
eBay possède 3,9 milliards en banque. Pas trop de quoi s’inquiéter. La compagnie ne possède aucune dette.
La valeur comptable de la compagnie se situe à environ 8,19$. Le fait que l’action de eBay se transige à 33,46$ au NASDAQ (ebay), cela peut faire paraître la compagnie chère mais pensez un instant que les marques de commerce eBay, Skype et Paypal valent chères et également une compagnie qui n’a pas de dette se vend toujours un peu plus cher.
eBay domine également son marché. Il faudrait être fou en 2007 pour décider de développer un site d’enchères et de tenter de concurrencer eBay.
La force de eBay se situe au-delà de son site d’enchères. Avec Paypal, eBay possède un atout indéniable. Paypal est de plus en plus adopté comme mode de paiment entre les petites et moyennes entreprises et leurs clients sur Internet. À des coûts moindres que les cartes de crédits, les marchands peuvent se permettre de vendre leurs produits et services par Internet avec un outil très simple à utiliser et multilingue.
Bien sûr ce qui guette eBay à long-terme c’est un plafond à sa croissance. Difficile de faire croître le site d’enchères le plus utilisé de la planète. Encore une fois je me répète mais l’atout de eBay c’est Paypal. Dans quelques années eBay pourrait se retrouver avec une valeur supérieur pour Paypal que son site d’enchères.
Le potentiel de Paypal est immense au niveau services et produits financiers. C’est là la force de eBay.
À 33,46$ je trouve l’action de eBay peut chère. L’action a beaucoup de potentiels et je la vois même à 60$ d’ici deux ans.
Selon moi les divisions Skype, Paypal, Kijiji, le site d’enchères eBay et Shopping.com à eux cinq valent beaucoup plus que le 33,46$ que le marché leur attribue.
Si jamais les actions de eBay ne levait pas au cours des prochains trimestres, soyez assurez qu’il y’aura un “spin-off” de certaines divisions afin d’augmenter le rendements aux actionnaires.
Je qualifierais l’achat de l’action de eBay un risque très minime sur une fenêtre de 24 mois. Autrement dit, une situation où il serait bien difficile de perdre.
Jean Charest réclame inutilement une conférence sur le dollar.
Comme j’ai écrit dans l’article précédent, la Banque du Canada ne contrôle pas sa monnaie. Elle regarde actuellement passé le trafic.
On aura beau faire une conférence sur le dollar tel que demande le premier ministre du Québec, Jean Charest, mais cela ne servira à rien.
C’est bon pour l’image du politicien. Il a l’air de se soucier du sort des industries manufacturières. Mais en homme intelligent qu’il est, Jean Charest sait certainement comme moi qu’une telle conférence c’est nul en résultats concrets.
Le premier ministre a rappellé que la hausse du dollar canadien a des conséquences importantes sur les industries québécoises qui exportent vers les États-Unis.
La conférence devrait plutôt inclure les chef d’entreprises et qu’ils arrivent tous ensembles à des solutions pour s’ajuster à une monnaie dont le pays ne contrôle pas.
On appelle ça pallier par un gain en productivité les pertes de ventes sur une devise canadienne élevée . Donc moderniser sa machinerie, fabriquer à l’étranger ce qui peut se faire à moindre coûts, optimisé ses frais de transport, adapter son marketing à la réalité mondiale, réduire ses inventaires d’entrepôt par des inventaires roulants, augmenté l’efficacité de ses locaux, instaurer des programmes de préretraite, instaurer le télé-travail, optimiser ses coûts énergétiques, rembourser ou renégocier les dettes à taux élevés etc… Tout cela peut se faire sans que ça fasse trop mal aux employés de l’entreprise manufacturière.
Surtout la priorité: réduire sa dépendance au marché américain. C’est sur quoi la conférence devrait porter et non sur du braillage de premiers ministres provinciaux qui demande au président de la Banque du Canada d’intervenir pour contrer la hausse de la devise.
Je le répète le Canada ne contrôle pas sa devise. Sa devise est directement lié à la force du baril de pétrole et au prix de l’once d’or. C’est comme les inséparables Dupond et Dupond. Rien à y faire ça marche ensemble. Un prix élevé de baril de pétrole équivaut à un dollar canadien fort face à la devise américaine.
Le gouverneur du Canada en temps de bas prix de baril de pétrole, peut davantage contrôler sa devise. Mais présentement contrer la hausse du dollar canadien se compare à empêcher Paris Hilton d’aller dans une boîte de nuit. MISSION IMPOSSIBLE!
La Banque du Canada ne peut pas contrôler son dollar, d’où son inertie.
Historiquement rarement la Banque du Canada n’a pu faire quoi que ce soit pour freiner la chute du dollar ou comme tout récemment tenter d’empêcher sa hausse fulgurante.
Le dollar canadien, qu’on se le dise, monte non seulement pare que le dollar américain perd des plumes mais surtout parce que les prix du baril de pétrole et de l’or ont monté en flèche.
Avec la décision récente de la Banque de Chine, et d’autres grandes banques suivront sans nécessairement l’annoncer, de réduire leurs réserves de dollars américains, cela aura pour effet de pouvoir mener à moyen terme le dollar canadien près du 1,10$ US.
Les Chinois vont convertir une bonne partie de leurs dollars américains en dollars canadiens.
Si les Chinois achète par exemple, 5 milliards de dollars canadiens avec leurs devises américaines, bien sûr le dollar canadien montera.
La Banque du Canada ne peut rien faire. Elle pourrait se virer de bord et racheter les dollars américains pour le même montant vendu par les Chinois. La Banque du Canada ne pourrait pas jouer à ce jeu très longtemps car il est évident que ses réserves en devises ne sont pas celle de la Banque de Chine.
Donc la Banque du Canada n’a d’autres choix que de regarder passer le trafic et de constater les dégâts qu’une devise si elevée causera à moyen terme à son industrie manufacturière exportatrice. Soit une profonde récession. Historiquement c’est toujours ce qui est arrivé à l’industrie manufacturière après une devise canadienne trop élevée par rapport à un dollar américain. Oui vous allez me racontez le charabia que les industries manufacturières dépendent de moins en moins des États-Unis. Vous irez chanter votre chanson aux producteurs de motoneiges, de trains d’atterrissage, de structures d’acier, d’automobiles, de portes de garages et de roulement à billes pour ne nommer que ceux-là.
La réalité est tout autre. Globalement, 80% des exportations manufacturières canadiennes s’en vont aux États-Unis. Manufacturières que j’ai écrit.
Il est donc important de différencier exportations canadiennes et exportations manufacturières. C’est sûr que les exportations autres que manufacturières ont augmenté envers d’autres pays que les États-Unis. On peut nommer que l’or, l’uranium, le pétrole, l’aluminium et la potasse. À la différence, on ne peut pas produire un baril de pétrole là où il y’en a pas. Mais on peut produire un avion, une motoneige ou un train d’atterrissage n’importe où sur le globe. D’où le danger pour ses industries d’avoir une monnaie élevée.
Certes la Banque du Canada pourrait baisser les taux. Bien sûr! Mais 0,25% de moins ça ne freinera pas les élans des Chinois de vouloir convertir la devise américaine tombante en devise canadienne.
Pour vraiment freiner les Chinois, et les autres grandes banques, il faudrait que la Banque du Canada, annonce subitement une baisse de son taux de 1% même de 1,5% .
Voyons donc, elle ne fera jamais cela. Pour la simple raison que cela créerait un inflation incroyable au Canada. Une baisse de la TPS en janvier jumelée à un coût d’endettement moindre créerait chez le consommateur canadien une frénésie inflationniste. Donc la Banque n’aurait d’autre choix que d’éventuellement contrer cette inflation créée par une hausse drastique de son taux, soit de 1% à 1,5%. Ça s’annule comme dirait l’autre.
C’est pourquoi la Banque du Canada baissera légèrement son taux, 0,25%, pour tout simplement montrer aux industries manufacturières, surtout ontariennes et québécoises, qu’elle fait un effort pour contrer sa devise. Mais baisser son taux directeur de 0,25% aura le même effet qu’un coup d’épée dans l’eau.
Retenez que les Chinois n’achètent pas des dollars canadiens parce que le taux est bon. Il l’achète parce que la devise est actuellement en montée, force du prix du pétrole et de l’or oblige.
Ainsi donc vaut mieux pour les Chinois profiter d’une monnaie qui monte que d’une monnaie d’un pays qui ne cesse de s’endetter pour une guerre en Irak qui s’annonce sans fin.
En passant ils ont le dos large les Chinois. Mais sachez que la Banque d’Angleterre, la Banque du Japon, la BCE et plusieurs autres grandes banques réduisent tous leurs positions en devises américaines. Sans compter tous les grandes corporations et certains pays qui le font en secret.
N’allez pas croire à l’inverse que ces grandes banques vendent au grand complet leurs devises américaines. Bien sûr que non. Mais elles réduisent leurs positions. De combien? Allez savoir. C’est trop stratégique pour que ces institutions soient limpides dans leurs intentions.
Workinabc.com – le répertoire de l’emploi en Alberta
Un nouveau site vient de voir le jour pour vous trouvez ou aidez quelqu’un à trouver un emploi en Alberta.
Si vous l’ignorez, l’Alberta connaît la croissance économique la plus fulgurante sur le globe après la Chine.
Bonne visite.
Le retour de Nortel?
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Jadis la star des technos canadiennes, Nortel a annoncé des profits pour son dernier trimestre avec un chiffre d’affaires qui a fléchit.
Croyez-vous au retour de Nortel? Jadis la plus grande capitalisation boursière du Canada avant l’histoire qu’on sait tous.
Faites-vous désormais confiance à l’administration en place?
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