Investir sur le globe
Blogue qui traite du monde de l’investissement (bourse, or, devises, denrées alimentaires, immobilier, pétrole etc…)Archive pour janvier, 2008
15 raisons pourquoi Yahoo disparaîtra
J’ai longtemps pensé que Microsoft aurait acheté Yahoo mais Yahoo est un canard boîteux et je doute que Microsoft veule payer un prix de 27 milliards américains pour un tel canard.
Voici 10 raisons qui me laissent croire que la compagnie Yahoo, jadis numéro mondial des moteurs de recherche sur Internet, disparaîtra.
1- Le président actuel et fondateur de Yahoo, Jerry Yang, est incapable de relancer la compagnie et ce après ravoir pris les rennes de la compagnie. Quand un fondateur revient à la barre de sa compagnie et que les choses empires… ça n’annonce rien de bon.
2- Google gruge des parts de marché à Yahoo à chaque jour avec son moteur de recherche et son courriel gMail.
3- Microsoft avec son Live.com gruge des parts de marché à Yahoo à chaque jour.
4- Au niveau professionnel et ventes publicitaires sur Internet, Microsoft Adcenter et Google Adwords gruce des parts de marché à Yahoo à chaque jour.
5- Yahoo Finance est beaucoup moins hot que Google Finance et j’utilise Google.ca pour arriver sur Yahoo Finance, étant incapable de me rappeler de l’URL.
6- Yahoo tarde à s’imposer au niveau du Web 2.0 tandis que les Facebook, WordPress et Youtube gagne du terrain.
7- Les Yahoo widgets sont bien le fun mais ils tardent à s’imposer et presque tout le monde les ignore.
8- Yahoo Maps, de moins en moins utilisé, est bien en retard par rapport à Google Maps.
9- 65% des visites qui proviennent d’un moteur de recherche le sont de Google et 25% de live.com. De Yahoo? Ça ne vaut même pas la peine d’en parler.
10- Je connais personne qui cherche des images dans Yahoo Images.
11- Le buzzword qui a remplacé Yahoo s’appelle Google.
12- Une fois les dettes payées, il ne reste plus que 800 millions de dollars dans les coffres de Yahoo.
13- Avec des revenus stagnants et des profits à la baisse, il n’y a plus rien qui justifie une capitalisation boursière de 27 milliards américains pour Yahoo.
14- Quand une direction prévoit une année morose comme elle a annoncé aujourd’hui c’est que le bateau prend encore plus l’eau qu’on le pense et cela n’annonce rien de bien bon.
15- Si le prix des actions de Yahoo (NASDAQ/YHOO) n’arrête pas de descendre, Microsoft ou Google l’acheteront pour le fermer et garder les résidus de ce qui est gardable. En bas de 10$, surveiller une telle transaction par l’un des deux zillionnaires des moteurs de recherche. À moins qu’un sauveur comme Apple ou eBay s’intéresse à Yahoo comme diversification à leur modèle d’affaire.
12 ans moins un jour pour Vincent Lacroix
Difficile de ne pas parler de la sentence reçue par Vincent Lacroix, ex-dirigeant de Norbourg, ce lundi, lui qui a été reconnu coupable de 51 chefs d’accusations qui pesaient contre lui.
Est-ce correcte comme sentence?
Je l’ignore, je laisse donc le soin à mes lecteurs d’en débattre librement sur ce blogue.
La crise immobilière ne fait que commencer.
J’ai trouvé un petit bijou d’article ce matin, rarement je lis les journaux français celui-ci est en fait une entrevue avec le professeur en économie, l’Américain, Robert James Shiller de la Yale University.
Voici un extrait.
Le professeur Shiller ne mâche pas ses mots : la crise immobilière qui frappe les Etats-Unis est la plus grave depuis la Grande Dépression, affirme ce spécialiste. Disséquant les mécanismes à l’oeuvre sur un ” marché d’amateurs “, il regrette le manque de lucidité de nombreux acteurs. Et, alors que la tourmente s’étend aux places boursières, met en garde contre ses conséquences.
Le pire de la crise immobilière américaine est-il passé, selon vous ?
Non. Le système financier va souffrir, les faillites personnelles vont se multiplier. Nous n’en sommes qu’au début. Nous assistons à la plus grave crise immobilière depuis la Grande Dépression de la fin des années 1920. Ses conséquences économiques ne seront sans doute pas aussi sévères même si le risque de récession est non négligeable. Mais on va assister à une véritable destruction de valeur. Des millions de gens vont perdre leur maison, et ce qui me chagrine, c’est que tout cela résulte de comportements parfois malhonnêtes. Le public a été entretenu dans un mythe, à savoir que le prix des logements finit toujours par remonter. On a poussé des gens à acheter des maisons surévaluées en recourant à des emprunts extrêmement complexes.
N’exagérez-vous pas un peu ? Ce n’est ni la première ni la dernière crise immobilière.
Nous avons effectivement connu des crises à la fin des années 1970, au cours des années 1980 et au tournant du siècle. Chacune a été d’une certaine manière plus forte que la précédente, plus profonde. Nous sommes en fait les victimes d’un changement de société. Les Etats-Unis sont devenus de plus en plus capitalistes. A la fin de la décennie 1970, le Congrès a modifié les règles encadrant le crédit et les taux d’intérêt. Désormais, les taux usuraires ne sont plus réglementés et petit à petit nous en sommes arrivés à la situation actuelle où des produits très sophistiqués sont proposés à des gens incapables de les comprendre. Le marché du crédit était autrefois contrôlé par des autorités locales. C’est devenu un marché national sans réel contrôle. Au début des années 2000, certains ont pris en otages les emprunteurs. Profitant du niveau historiquement bas auquel étaient tombés les taux à la suite de la crise de 2001, ils ont proposé des crédits assortis de taux capables de varier dans des proportions que les souscripteurs n’imaginaient pas. Les prêteurs savaient ce qu’ils faisaient. Les emprunteurs, non. Le capitalisme peut fonctionner à condition d’être régulé et que soient limités les risques d’abus.
Les emprunteurs n’ont-ils pas tout de même fait preuve d’un peu de naïveté ?
Certains, sans doute. Mais d’autres ont simplement été victimes de l’air du temps. Ils ont refusé d’ouvrir les yeux car ils préféraient croire que les prix de l’immobilier ne pouvaient que monter. Du côté des organismes de crédit ou même des politiques, certains se sont bouché les yeux. Ils pensaient rendre service aux nouveaux accédants à la propriété.
Autrement dit, le marché de l’immobilier ne serait pas rationnel ?
A la fin des années 1980, nous avions publié avec Karl Case un article qui avait surpris. Il démontrait que la croissance ou la décroissance des prix de l’immobilier suivait une courbe lisse, sans à-coups. C’est anormal, car, sur un marché spéculatif, hier ne permet pas de prédire demain, et l’année dernière encore moins l’année prochaine. Dans l’immobilier, si. Il peut certes y avoir des inversions de tendance, mais le mouvement est régulier. C’est en fait un marché d’amateurs se comportant de façon moutonnière. La nature humaine est parfois étrange mais les hommes ont souvent tendance à se croire plus malins que les autres. Dans une bulle immobilière comme dans une arnaque de type vente pyramidale (schéma de Ponzi), les intervenants sentent bien le côté irrationnel mais ils se disent que cela peut durer encore un peu et que, eux, seront capables d’en tirer profit avant que le château de cartes ne s’écroule. Les gens font montre d’une confiance excessive à l’égard de leur propre intuition. Quand les prix s’envolent, les sceptiques, qui estiment comprendre les mécanismes économiques, passent pour des idiots en choisissant de rester à l’écart du marché. Si l’immobilier a monté pendant X années, pourquoi ne monterait-il pas une année de plus ? Dans ces conditions, c’est presque rationnel de se dire que l’on peut acheter quitte à revendre rapidement avant que la tendance ne s’inverse.
Allez lire la suite sur LesEchos.fr
C’est très bon comme et ça me fait dire qu’il n’y a pas que les Américains qui vont y goûter, Canadiens, Français, Espagnols, Anglais etc… y passeront tous. C’est mondial.
Saskatchewan!
Pour les maniaques de croissance oubliez l’Alberta, faites place maintenant à la Saskatchewan.
Vous vous souvenez de la chanson du groupe Les Trois Accords: «Saskatchewan, tu m’as pris ma femme…»
Aujourd’hui, la petite voisine de l’Alberta, la Saskatchewan, a le vent dans les voiles. La province a eu la meilleure croissance économique au pays en 2007.
En novembre 2007, le gouvernement de la Saskatchewan pouvait se vanter d’avoir le deuxième plus bas taux de chômage au pays (4%) après l’Alberta (3,6%). La moyenne canadienne s’établissait à 5,9%
Depuis la fin de 2006, la population de la Saskatchewan ne cesse d’augmenter, alors que la province voisine, la très prospère Alberta, perd du monde.
La croissance économique de la Saskatchewan est forte et aussi soutenue par l’augmentation du coût de la vie en Alberta, la province voisine.
Les augmentations faramineuses de loyer en Alberta sont à la base d’une migration de gens vers la Saskatchewan où les coûts sont en hausse mais encore à une fraction des hausses qui sévissent en Alberta.
Aussi, la vitalité du secteur des ressources naturelles déborde de l’Alberta sur sa province voisine, la Saskatchewan. Également, ce qui n’est pas un facteur indéniable, les grands gisements albertains de sables bitumineux se situent dans le nord-est de la province, soit à proximité de la Saskatchewan. Bon nombre de travailleurs albertain du secteur pétrolier vont se loger en Saskatchewan.
L’an passé, au 3e trimestre, la population de la Saskatchewan a passé le cap du million d’habitants pour atteindre 1 003 300 habitants. Statistique Canada a attribué les deux tiers de cette croissance à la migration interprovinciale.
Il se fait de plus en plus d’exploration pétrolière en Saskatchewan, surtout depuis la hausse des redevances décrétée par le gouvernement albertain l’automne dernier.
Aussi, la Saskatchewan bénéficie également des coûts élevés de l’uranium et d’un regain de l’agriculture. Concernant l’uranium, un fait intéressant à noter est, qu’établie en Saskatchewan, la compagnie Cameco, est le premier producteur d’uranium mondial en fournissant pas moins de 50% de l’uranium consommée sur la planète.
Finalement, la Saskatchewan bénéficie également de l’engouement envers les énergies moins polluantes, comme l’éthanol.
Il y a donc de l’emploi en Saskatchewan et beaucoup de postes à combler.
J’ai trouvé un site très intéressant si jamais la Saskatchewan vous donne le goût d’aller y travailler.
Bonne visite… Saskatchewan!
Chérie j’ai sorti 14 500$ du REER pour payer l’épicerie!
Vous avez lu le titre.
Voilà ce que George W. Bush, président des États-Unis, vient en quelque sorte de faire en 100 000 fois plus gros. Comme bêtise, c’est une de ses meilleures de ses 8 années de mandat. Malheureusement il reste encore 11 mois, il a temps d’en faire d’autres aussi colossales. Genre attaquer militairement l’Iran ou encore annoncer d’autres mesures économiques similaires en des proportions encore plus grandes.
Déjà aux prises avec une balance commerciale grandement déficitaire, voilà que W vient d’annoncer un plan de 145 milliards pour empêcher l’économie américaine d’aller en récession.
Ce que vous n’avez pas compris c’est que W Bush vient en quelque sorte d’injecter 145 milliards dans la campage présidentielle 2008, évidemment en faveur des candidats républicains.
Voyons si ces 145 milliards seront suffisants pour empêcher l’économie américaine d’aller en récession. Elle y est déjà et profondémment entrée et malheureusement pas ancrée, elle s’enfonce davantage de jour en jour.
W. Bush vient d’hypothéquer l’avenir des Américains de 145 milliards supplémentaires. Où le gouvernement américain va-t-il prendre cette argent qu’il ne recevra pas en impôts? Il va s’endetter en proportion équivalante à la baisse d’impôts de 145 milliards accordée au peuple américain.
Alors tout comme pour une famille sortir 14 500$ d’un REER pour payer l’épicerie de la prochaine année, W. Bush vient d’hypothéquer davantage l’avenir des Américains avec pareille mesure.
En fait ces 145 milliards sont de l’hypocrisie pure. De l’hypocrisie montrant l’impuissance à l’administration de Bush de s’affirmer et de dévaluer sa monnaie pour que son économie redevienne compétitive face aux Chinois, aux Indiens et d’autres pays émergents.
C’est bien beau pour W. Bush de vouloir annoncer des baisses d’impôts totalisant 145 milliards mais toujours est-il que pour sauver de l’impôt ça prend des emplois et de nouveaux emploi pour ceux qui ne travaillent pas. Comment sauver des impôts si tu ne travailles pas?
Ce que l’administration W. Bush ignore, ou du moins, qu’elle montre qu’elle ignore, c’est que les États-Unis sont déjà en récession et je dirais depuis au moins un trimestre.
Ce n’est pas un plan de baisse d’impôts de 145 milliards qui va changer quelque chose… cette récession est inévitable et l’Amérique devra faire un gros examen de conscience. En fait l’Amérique est atteint d’un gros cancer qu’il faut opérer au plus sacrant sinon la meilleure des chimios ne fera pas effet.
C’est beau pour l’administration Bush d’annoncer un plan de sauvetage, toujours est-il qu’il faut savoir où implanter ce plan de sauvetage.
Des baisses d’impôts de 145 milliards aux États-Unis ça ne fait pas des automobiles de meilleures qualité pour GM, Ford et Chrysler qui perdent du terrain constamment face aux Toyota et compagnie.
De telles baisses d’impôts ça ne fait pas des informaticiens payées moins cher face aux informaticiens indiens et ça ne rend pas plus compétitives les industries manufacturières américaines face à leurs compétiteurs orientaux.
De telles baisses d’impôts ça ne fait pas produire de l’électricité à meilleur marché et qui pollue moins.
De telles baisses d’impôts ça ne règle pas tous les problèmes auxquels fait face l’armée américaine en Irak.
De telles baisses d’impôts ça ne fait qu’une chose…. hypothéquer l’avenir des États-Unis déjà lourdement endettées.
Autrement dit, Bush vient de pelleter les problèmes dans la cour de l’administration qui sera élue à la Maison Blanche en 2020 et 2024.
Chose certaine, la bourse ne semble pas trop réagir favorablement au plan Bush, le Dow Jones étant tout juste sous la barre des 12 100 points en baisse de 66, lors de l’écriture de cet article (13h20 heure de l’Est).
En terminant quelqu’un peut dire à Jérôme-Forget, notre chère ministre des Finances au Québec, qu’elle est nous montre qu’elle est nulle en économie et que le Québec sera lourdement entraîné dans le sillion récessionique des États-Unis. Qu’elle le veule ou non. Politiquement ça paraît bien dire que le Québec est près à faire face à la récession américaine. Logiquement et historiquement, le Québec a mangé plus la claque que les États-Unis quand la récession se produit là-bas. Madame Jérôme-Forget (forget en anglais ça veut dire oublié n’est-ce pas? Il semble qu’elle a oublié), plus ça change et plus c’est pareil, vous devriez savoir ça. Quand les États-Unis toussent, c’est pas long que le Canada attrape le rhume.
À moins que madame Jérôme-Forget essaie de nous dire entre les lignes que économiquement parlant, le Québec est maintenant souverain, auto-suffisant et ne sera plus jamais affecté par la moindre des récessions américaines et canadiennes à venir!!!
Que penser du Groupe Jean Coutu?
Cette semaine la direction du Groupe Jean Coutu a annoncé une baisse de ses profits pour le dernier trimestre.
Drôle de coïncidence, le jour précédent un analyste de Research Capital, Stuart Morrow, recommandait d’accumuler les actions du groupe québécois.
Depuis cette recommandation, malgré les annonces de baisses de profits et d’une très légère évolution du chiffres d’affaires, à peine 9% (donc vendre plus pour moins de profits), les actions du Groupe Jean Coutu (TSX/PJC.A) ont monté de 10,88$ vendredi dernier (le 4 janvier 2008), à 11,21$ (le 11 janvier 2008).
Hier, la très réputée firme UBS a annoncé vendredi qu’elle recomandait l’achat (buy) d’actions du Groupe Jean Coutu passant d’une perspective neutre à achat mais elle abaisse sont court-cible un an de 14,50$ à 13,50$.
Si UBS dit vrai cela donnerai un rendement potentiel de 20,42% d’ici un an.
L’analyste de Research Capital, mentionnait que le titre du Groupe Jean Coutu pourrait remonter en flèche si Rite Aid (NYSE: RAD), chaînes de pharmacies américaine, détenue à 31,7% par Groupe Jean Coutu, était acquise.
Comme je mentionnais Groupe Jean Coutu détient 31,7% de Rite Aid soit approximativement 252 millions d’actions qui ont fermé en bourse hier à 2,2$ américain. La valeur réelle du placement est d’environ 560 millions américains.
Ce que personne ne dit et le problème il est le suivant c’est que les mêmes actions de Rite Aid valaient 6,38$ au 29 juin 2007.
Autrement dit, en six mois, le placement du Groupe Jean Coutu a fondu comme neige au soleil. D’une valeur de 3,5 milliards américains (3,731 milliards canadiens), le placement est passé à 560 millions en devises américaines (565,54 millions canadiens).
Que valait les actions du Groupe Jean Coutu il y a 6 mois ? À la même date où le placement de Rite Aid valaient 3,731 milliards canadiens, soit au 29 juin 2007, les actions du Groupe Jean Coutu valaient 15,50$.
Donc au prix de fermeture d’hier, pendant que le placement du Groupe Jean Coutu dans Rite Aid fondait de près de 85% (en devises canadiennes), les actions du Groupe Jean Coutu ont perdu près de 28%.
Certains analystes croient que la chaîne de pharmacies américaines Rite Aid pourrait être acquise par un concurrent. Admettons cette possibilité et que l’acquéreur serait près à débourser 3,10$ soit une prime assez raisonnable de près de 41% par rapport au prix de fermeture d’hier de 2,22$.
Si cette situation se réalisait, le Groupe Jean Coutu recevrait donc 789 millions américains pour la totalité de ses actions de Rite Aid.
Advenant cette situation et en appliquant la même logique de fluctuations à la baisse des actions du Groupe Jean Coutu face à la baisse des actions de Rite Aid, on pourrait donc croire qu’avec cette vente les actions du Groupe Jean Coutu pourrait s’accroître de 13,5%, simplement à l’annonce de la vente de Rite Aid.
Mais la grosse question et c’est là qu’encore une fois ça demeure nébuleux. Que ferait la direction du Groupe Jean Coutu avec les 789 millions de la vente de Rite Aid. Oui sans aucun doute rembourser sa dette de 162 millions mais avec les 627 millions restant pourrait-elle faire mieux que d’annoncer un stupide rachat d’actions ou d’annoncer un dividende spécial?
Je l’ai déjà mentionné dans un autre article, la direction d’une compagnie doit racheter de ses actions lorsque celle-ci est sous-évaluée c’est à dire sous à sa valeur aux livres sans quoi c’est dilapider l’argent de la compagnie. Actuellement aux livres, l’action de Jean Coutu vaut approximativement 7,17$. Autrement dit, comme dans le cas de l’actuel programme de rachat d’actions lancée en 2007 par la direction, à chaque action rachetée, la compagnie perd 4,04$ d’avoir des actionnaires dans ses livres. Wow quelle belle logique!!!
Ce dont les actionnaires du Groupe Jean Coutu ont de besoin c’est de la croissance. Parce qu’à 11,21$ avec un ratio court/bénéfices de 14,32 et une capitalisation boursière de 2,81 milliards, le titre demeure pleinement évalué.
En comparaison Shoppers Drug Mart (Pharmaprix) verra son chiffres d’affaires croître pour la prochaine année financière près de la totalité du chiffres d’affaires du Groupe Jean Coutu et ce avec une marge bénéficiaire net de 5,6%. Autrement dit Shoppers Drug Mart est en pleine croissance alors que le Groupe Jean Coutu fait quasiment du surplace.
Mais revenons à Rite Aid et la possibilité que la compagnie soit acquise. Pensons-y un instant qui veut d’une compagnie qui a un chiffres d’affaires de 17,5 milliards , qui a peine a dégagé plus de 1% de marge de profits nets l’an passée et qui a 3 milliards de dettes? Je doute que Rite Aid se vende avec une prime de 41% par rapport au prix d’hier. Que se passerait-il avec les actions du Groupe Jean Coutu si les actuels détenteurs d’actions de Rite Aid s’engageaient à assumer une partie de la dette de Rite Aid en échange de la vente des actions?
Mais je dois vous parlez de d’autres choses.Comme vous savez le Groupe Jean Coutu est majoritairement établi au Québec. Avez-vous remarquez au Québec ce qui se passe depuis un an. Le gros compétieur du Groupe Jean Coutu, Shoppers Drug Mart (TSX: SC), ouvre multiple pharmacies Pharmaprix sur le territoire Québécois. Le groupe Brunet, une division de Métro, expansionne également sa chaîne. Wal-Mart ouvre également des pharmacies dans ses magasins. Proxim est de plus en plus identifié comme la belle petite pharmacie de quartier.
Ainsi, les gens me parlent des points Aeroplan chez Proxim, du service chaleureux qu’ils y reçoivent ou de la facilité à cumuler des Points Optimum chez Pharmaprix. Les gens me parlent également des prescriptions X dollars moins cher chez Wal-Mart et du côté pratique qu’ils aiment de se procurer leurs prescriptions pendant qu’ils se rendent faire l’épicerie tel que chez Maxi et Cie, Loblaws ou leurs courses chez Wal-Mart.
Même la chaîne d’épiceries Métro rénovent et convertis certains magasins en Métro Plus qui vendent l’essentiel qu’on retrouve dans les pharmacies Jean Coutu à l’exception des prescriptions.
La réalité est donc que sur le terrain, Groupe Jean Coutu perd des parts de marché vis à vis ses concurrents.
Le Groupe Jean Coutu devra donc expansionner sa chaîne de pharmacies où bien son action continuera de stagner sur les marchés. Les rénovations à plusieurs de ses points de ventes demeurent insuffisantes pour soutenir une croissance.
Le Groupe Jean Coutu pourrait par exemple annoncer l’achat du Groupe Brunet de Métro et ouvrir un comptoir de prescription dans chaque épicerie Métro Plus ou dans tout autre chaîne d’épiceries.
Donc à mon humble avis, ne transiger pas d’actions du Groupe Jean Coutu avant de savoir ce que la direction prévoit faire pour croître son chiffres d’affaires et qu’est-ce que la direction fera advenant la vente de son placement dans Rite Aid.
En terminant, une question que je me pose face aux analystes qui recommandent les actions: Depuis quand, bon sens, qu’on achète des actions sur le simple espoir qu’une division importante d’une compagnie ou d’un placement important de celle-ci soit vendu?
D-Box
On entend beaucoup parlé ce temps-ci de la société de Longueil, D-Box, qui présente ses produits de divertissements au CES 2008 à Las Vegas.
Moi je vais vous dire une chose avec l’action de D-Box parce que oui D-Box est cotée en bourse: on se calme!
À moins d’aimer les penny stocks qui en font rêver plusieurs ou que vous aimiez flipper des actions dont les cours affichent une haute volatilité, pour l’instant tenez-vous loin de l’action de D-Box (TSX/DBO.A)
Pourquoi?
Simple, D-Box a beau avoir des produits qui plaisent à une gamme de personnes, il reste une chose fondamentale: D-Box ne fait pas de profits.
La compagnie, comme plusieurs compagnies technologiques font, est allée en bourse par besoin de liquidités pour développer et vendre ses produits et en développer de nouveaux.
D-Box a déjà 85,58 millions d’actions en circulation valant 0,47$ à la fermeture ce qui donne une capitalisation boursière de 40,22 millions canadiens pour une compagnie dont le chiffres d’affaires dépasse à peine les 4 millions de dollars et dont les pertes annuelles correspondent à près de la moitié de ce chiffre d’affaires.
Dans l’avenir, si les profits ne sont pas au rendez-vous, que fera la direction de D-Box si elle a besoin davantage de liquidités? Elle émettra de nouvelles actions et diluera ainsi l’actionnariat actuel.
Ou encore sur l’espérance de profits et d’appréciation du prix de l’action elle vendra des débentures convertibles en actions.
Une compagnie a beau avoir les meilleurs produits du monde dans un domaine donné, si elle va en bourse sans faire de profits, l’évolution du prix de ses actions sur le marché n’est pas garant du succès.
Le prix de l’action de D-Box a fluctué entre 0,38$ et 0,87$ durant la dernière année et depuis son entrée en bourse, contrairement à bien d’autres sociétés technologiques, on ne peut pas vraiment observé une quelconque tendance croissante du prix de son action.
Quand D-Box annoncera des profits et une croissance magistrale de son chiffres d’affaires pensez à acquérir l’action. D’ici là ne faites qu’observer et ne vous laissez pas leurrer par les annonces de signatures de partenariats ou de présentation de produits innovateurs.
Une chose demeure fondamentale, ces signatures et produits innovateurs doivent se transformer en profits pour la compagnie sans quoi le prix de l’action continuera à n’afficher aucune croissance favorable.
Donc afin de minimiser les risques, attendez les profits avant d’acheter l’action de D-Box.
Bien sûr comme toute compagnie technologique qui a de bons produits, D-Box pourrait être acquise par une plus grosse compagnie.
Mais je ne crois pas qu’on achète des actions à la bourse sur l’espoir qu’une compagnie soit acquise par une autre.
Mauvaise semaine pour l’image du Canada à l’international
On apprenait hier que le gouvernement Chinois n’a pas inclus le Canada comme destination touristique autorisée par ses habitants. Le Canada compte même porté plainte devant l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) pour discrimination. La Chine a autorisé 130 pays comme destinations permises à ses habitants, dont les États-Unis, mais le Canada n’en fait pas parti. Tout cela est assurément dû au fait que Pékin s’opposait à la visite du Dalaï Lama à Ottawa en octobre dernier, ce dernier ayant été reçu officiellement par Stephen Harper.
Aujourd’hui on apprend que la compagnie de Vancouver, MDA, fabricant du légendaire bras canadien des navettes spatiales de la NASA, est sur le point de vendre sa division aérospatiale à des américains. Autrement dit, le bras canadien va devenir américain. Cette décision pourrait porter un dur coup à la recherche spatiale canadienne.
Ajouter à cela que le dollar canadien vient de repasser sous la parité avec le dollar américain malgré un nouveau record du prix de l’or sur les marchés…
Comme si un malheur ne venait jamais seul, un tremblement de terre de 6,2 à l’échelle Richter a été enregistré ce matin au large de la Colombie-Britannique.
Décidemment c’est une mauvaise semaine pour l’image du Canada à l’international.
Skier au Québec
C’est connu, au Québec l’hiver, quand il y a de la neige, près de 1,5 millions de Québécois s’adonnent au ski alpin ou au ski de fond dans les montages et vallées du Québec.
La plupart des stations de ski du Québec sont subventionnés à outrance.
Un nouveau site de ski vient de voir le jour au Québec dans le but d’aider à promouvoir les différentes stations de ski de la belle province.
Le site en question, www.skiqc.com, vous permet d’obtenir facilement une foule d’informations sur les stations de ski du Québec.
Le site, entièrement gratuit, se veut un petit coup de pouce à cette industrie qui ne cesse de quémander de l’argent au gouvernement. C’est pourtant simple, le gouvernement à mieux à faire que d’accorder des subventions aux différents centre de ski du Québec.
Alors profiter de cet outil de marketing qui vous aidera à mieux planifier de vos prochaines sorties de ski.
Bonne visite sur le site et surtout bon ski!
Coopératives et mutuelles d’assurances
Vous rappellez-vous au milieu des années 90 la vague des mutuelles d’assurances qui sont devenus des compagnies d’assurances cotées en bourse?
Plusieurs compagnies, tel que Industrielle-Alliance se sont cotées en bourse et ce sont les détenteurs entre autre de polices d’assurances vie, propriétaires alors de la mutuelle, qui ont bénéficié de l’entrée en bourse en recevant quelques milliers de dollars en actions de la nouvelle compagnie cotée en bourse.
La même chose pourrait arriver un jour à certaines coopératives, tous pense à Desjardins, moi je pense à Mountain Equipment Co-Op (MEC).
Mountain Equipment Coop est la propriété de ses milliers de membres. Lorsque vous effectuez votre premier achat chez MEC, vous devez acheter une part sociale.
Je vous somme de garder précieusement cette part sociale.
Êtes-vous déjà allé au Mountain Equipment Co-Op du Marché Central à Montréal ou celui de Québec?
Si vous êtes un amateur de plein-air vous serez en mesure de constater rapidement que leurs prix sont excellents et que le service y est de qualité.
MEC est une coopérative originaire de la Colombie-Britannique et affiche un chiffre d’affaires de 222,8$ millions pour 2006 et 195,8 millions pour 2005.
Si un jour MEC va en bourse, sachez que ce sera tous les membres de la coopérative qui verront leur part convertie en actions de MEC.
Sachez que dans le domaine du commerce de détail, ça prend beaucoup d’argent pour effectuer de l’expansion et souvent ça passe par une entrée en bourse.
Je répète donc mon conseil: je vous somme de garder précieusement cette part sociale.
Même conseil aux détenteurs de part social de Desjardins sauf que je ne crois pas que Desjardins se cote en bourse un jour car elle utilise beaucoup trop son côté coopérative dans ses bilans et marketing, ce à son avantage. Car la seule et unique chose qui distingue Desjardins des autres institutions financières, c’est ce volet coopératif mais les membres ne paient pas moins cher en frais de toutes sortes. En fait ils paient plus cher et reçoivent une ristourne qui trop souvent malgré la réception de cette ristourne paient encore plus cher qu’ailleurs.
Lorsque les dirigeants de Desjardins voudront mettre fin à cette connerie d’être une fausse coopérative qui fait payer plus chers à ses membres et qu’ils auront soif d’expansion, ils iront en bourse.
Revenons à MEC. Visitez un magasin et vous serez convaincu d’acheter une part ne serait-ce que pour vous procurez qu’une paire de bas en spécial à 2,50$ et la part sociale à 5$.
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