Certains sont au courant depuis des mois, car ils détiennent des actions de Junex.
Pour moi ça demeure un fait divers mais ça intéresse plusieurs au Québec dont certains y voient tout de suite un Alberta au Québec. En espérant que les américains ne viendront pas encore une fois extraire nos réserves naturelles sans qu’on en profite.
Pour les autres voici un long résumé de l’article de Philippe Mercure de La Presse Affaires.
Des résultats préliminaires annoncés comme des découvertes « significatives » dans la plaine du Saint-Laurent ont provoqué hier un feu d’artifice en Bourse. Les actions de deux petites juniors québécoises, Gastem et Junex, sont parties en flèche à la Bourse de Toronto.
La première a bondi de 123 % pour se hisser à 2,50 $, tandis que Junex gagnait 58 % pour clôturer à 1,36 $, un gain qui s’ajoute au 32 % gagné la veille.
L’étincelle est venue de Denver le siège social de Forest Oil Corporation qui croit être assise sur des réserves potentielles de 4,1 trillions de pieds cubes de gaz naturel près de Bécancour et dans les régions de Yamaska et Contrecoeur.
Des chiffres qui en ont incité plusieurs à sortir leur calculatrice.
Avec le gaz naturel qui se vend actuellement autour de 10 $ pour 1000 pieds cubes, ces réserves pourraient valoir plus de 40 milliards US.
Les résultats dévoilés hier demeurent toutefois préliminaires.
Jean Beaulieu, professeur au département de génie géologique à l’École polytechnique de Montréal, est quant à lui formel : il y a bel et bien du gaz naturel sous le sol entre Montréal et Québec.
Le problème est de l’extraire.
La formation qui suscite l’intérêt s’appelle le « shale de l’Utica ». Un shale est un genre d’éponge gorgée de gaz, mais dont l’exploitation est complexe.
La situation rappelle les sables bitumineux, dont le pétrole est plus difficile à extraire que dans les puits conventionnels.
Sauf que la technologie se développe.
En injectant de l’eau mêlée à du sable dans la roche, on parvient aujourd’hui à extraire le gaz naturel des shales.
Celui de Barnett, au Texas, se place par exemple au deuxième rang des plus gros producteurs de gaz naturel des États-Unis. La société qui mène le bal au Québec, Forest Oil Corporation, est d’ailleurs active à Barnett.
Forest Oil Corporation a signé des ententes avec Junex et Gastem, des sociétés de prospection québécoises qui avaient acquis plusieurs centaines de milliers d’acres dans les régions intéressantes.
Forest Oil Corporation entend creuser trois nouveaux puits à partir du mois de juin.
Dans l’éventualité de résultats positifs, l’exploitation pourrait démarrer dès l’an prochain, pour prendre toute son ampleur en 2010.
D’ici là, les juniors québécoises profitent de leur soudaine popularité.
Selon des analystes d’UBS Investment Research cités par le Daily Oil Bulletin, l’engouement pourrait aussi gagner l’albertaine Talisman Energy.
L’entreprise possède 800 000 acres dans le shale de l’Utica, mais s’est toujours montrée réfractaire à exploiter du gaz naturel « non conventionnel ».
Les analystes font le pari que les récents chiffres lui feront changer d’avis.
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