Investir sur le globe

Blogue qui traite du monde de l’investissement (bourse, or, devises, denrées alimentaires, immobilier, pétrole etc…)

Archive pour août, 2008

Le Canada frôle la récession mais le dollar perd 1 cent.

Le Canada n’est pas en récession, mais de justesse. Le produit intérieur brut (PIB) réel a légèrement augmenté de 0,1 % au deuxième trimestre de 2008, selon Statistique Canada.

Mais les investisseurs ne semble pas croire Statistique Canada et le dollar canadien perd 1 cent tandis qu’à Toronto le TSX recyle (à 13h10) de 46,69 points.

Maintenant est-ce qu’on peut vraiment se fier à ses chiffres de Statistique Canada alors qu’on est sur le bord d’un déclenchement des élections fédérales?

Je ne sais pas pourquoi mais j’ai peine à croire à ses chiffres.

L’action des Aliments Maple Leaf malmenée en bourse

Les Aliments Maple Leaf sont aux prises avec des centaines de produits de viande rappelés d’une usine contaminée à la listériose, plusieurs morts et des dizaines de malades graves qui auraient consommé des charcuteries suspectes.

Ça ne va pas bien dutout.

En bourse…  C’est aussi pire.  En 5 jours l’action a dégringolée de 23,74%.

Selon ses dirigeants, les frais immédiats de la crise sanitaire reliée à l’usine de Toronto seront inscrits aux résultats du troisième trimestre, qui se termine le 30 septembre prochain.  Les analystes prévoient déjà l’annonce d’une lourde perte pour l’entreprise.

Les dirigeants estiment que la crise coûtera à l’entreprise aux alentours de 20 millions de dollars.

Les aliments rappelés sont une chose mais le pire pour l’entreprise c’est son image entachée pour longtemps (par exemple rappellez-vous la brasserie Dow).  À long-terme ça peut faire très mal car la confiance des consommateurs est fragice et c’est la base même de leur décision d’achat d’une marque au lieu d’une autre.

D’après moi cette crise pourrait envoyer l’entreprise directement sous la loi de la protection des faillites.

Lors de son dernier trimestre l’entreprise faisait état de liquidités de 16 millions de dollars, et une lourde dette de 1 milliard de dollars.

De plus lors de ses trois derniers trimestres l’entreprise affiche des pertes. 

On ne peut pas remonter une situation financière précaire à coup de pertes.  Pas étonnant que les actionnaires larguent Maple Leaf en bourse.

Ottawa une ville d’affaires bien organisée

j’aime beaucoup la ville d’Ottawa.  En dépit de sa large étiquette de ville de fonctionnaires fédéraux la communauté d’affaires d’Ottawa est bien organisée.

À commencer par les médias via le Ottawa Business Journal et son site Internet.

Un magazine dont des villes canadiennes plus grandes auraient tout intérêt à s’inspirer.

L’économie canadienne se dirige droit vers une récession

Selon le très solide et réputé gestionnaire Stephen Jarilowski, l’économie canadienne se dirige droit vers une récession.

En entrevue au journal Les Affaires, le président du conseil de la firme Jarislowsky Fraser estime aussi qu’il est aussi trop tôt pour réinvestir dans les marchés boursiers canadiens.

M. Jarislowsky craint que les marchés boursiers vont subir une correction prolongée et il fustige le président américain George W. Bush pour son rôle dans la débandade du système bancaire américain.

M. Jarislowsky affirme également que le prochain président des États-Unis ne pourra faire pire pour l’économie du pays que ce qu’à accompli George W. Bush.

La baisse du secteur immobilier vient à bout de Télé-Annonces

Après 20 ans d’existence, le canal des petites annonces à la télé, Télé-Annonces, connu ses dernières années pour TATV, a cessé ses activités. Son propriétaire, l’entreprise Astral Media Radio, la division d’Astral Media, a pris la décision de fermer sa chaîne spécialisée de petites annonces face à la concurrence féroce de sites Internet comme LesPAC, Kijiji, eBay, Merkado.ca et Trader. Tous des sites Web qui offrent des annonces en ligne gratuites ou à des prix défiant toute compétition.

Selon Pierre Rodrigue, vice-président ventes et marketing chez Astral Media Radio, l’érosion des ventes d’annonces sur ta.tv avait débuté il y a quelques, mais s’est accélérée avec le retrait progressif d’annonceurs comme les agents immobiliers.

J’ajouterai, que comme l’immobilier au Québec ne s’en va pas sur la pente ascendante au cours des prochaines années, je crois que ce fût une décision très sage.

La fermeture de ce canal pourrait également faire mal au secteur immobilier vu que c’était tout de même un média assez utilisé par les agents, ce ne sont pas tous les Québécois qui utilisent le site www.sia.ca.

La fin du monde en 2012… Imaginez le scénario suivant.

On lit ça à gauche et à droite depuis quelques temps, la fin du monde serait en 2012.  Bon bon une autre histoire dans le genre du bogue de l’an 2000.

Mais j’ai un bon scénario pour vous concernant 2012 et ça ne concerne pas la fin du monde de la planète mais ceci.

Fermez les yeux et imaginez qu’en 2012 au Québec le litre d’essence est rendu à 2,25$.  Que lorsque vous allez à l’épicerie que le kilo de café est rendu à 33$, que le kilo de sucre est à 7$, que la canne de petits poids Lesieur à 1,95$, que votre rôti du roi est rendu à 40$ le kilo, que votre boîte de céréales habituelle format de 750g est rendu à 8$, que votre paquet de pâtes de blé entier de 450g soit rendu à 3,75$ et que votre 1,89 litre de lait de soya est rendu à 5,65$.

Que diriez-vous de ce scénario que certains qualifieraient d’apocalyptique?

Vous me traitez de fou hein?

Hé bien j’ai hâte que vous relisiez cet article en 2012.  J’ai bien peur que mes prix soient très conservateurs pour la dure réalité qui règnera à ce moment au Québec dans le secteur alimentaire et pétrolier.

Dans un contexte où les sols s’appauvrissent à force de monoculture tel qu’au Brésil avec le blé d’inde servant à produire de l’éthanol et dans un contexte d’étalement urbain de grands pays asiatiques, la production agricole mange toute une varlope à l’échelle mondiale, tout cela en plus, dans un contexte où les inventaires mondiaux sont très bas.  Donc les prix ne peuvent que monter face à la demande mondiale soutenue.

Dites-vous une chose aussi, si les Chinois et les Indiens se mettent à boire du jus d’orange, ne soyez pas surpris non plus que votre 1,89 litre de jus d’orange passe à 5,75$ d’ici 2012.

Je ne souhaite pas ce scénario mais je peux vous dire une chose, il y a un mûr à 4km et le train de l’agriculture qui roule à bonne vitesse s’en va foncer droit dans le mûr.

Est-ce que ce scénario est inévitable?  Je ne sais pas, mais les facteurs sont tous réunis pour que ce scénario se produise et à l’échelle mondiale.

N’oubliez pas ceci, des gens qui trouvent que l’essence est rendue trop chère, peuvent toujours abandonner leur véhicule dans leur entrée et marcher.

Mais des gens qui ont faim, ça veut quoi?  Ça veut manger.

Nul besoin de vous dire que plusieurs économies mondiales seront affectés par ce scénario.

Je ne suis pas alarmiste, seulement réaliste et triste de voir que les gouvernements du monde ne font pas grand chose en 2008 et qu’ils ne pourront pas faire grand chose en 2012.

Que faire avec les actions de Kraft Foods?

Quand je vais sur Google Finance, le site m’indique un rendement total de 7,71% du 22 juin 2001 au 15 août 2008 pour Kraft Foods (KFT:NYSE).

Oui je l’admets, pas fort comme rendement.

Mais à 32,96$ au prix de fermeture de vendredi le 15 août, est-ce le temps d’acheter du KFT?

Mmm analysons!

Côté revenus.  Légère croissance de 2006 à 2007 et les profits se maintiennent.

Côté ratio, P/E.  L’action s’échange à 20,20 fois les profits soit un ratio supérieur à ses compétiteurs PepsiCo, ConAgra Foods et General Mills.

Côté valeur aux livres, l’action de la compagnie s’échange à 1,83 fois sa valeur aux livres.

Côté bilan.  12,9 milliards de dettes et j’ignore pourquoi la dette de la compagnie a augmenté de 50% en deux ans pendant que l’avoir des actionnaires descendait de 29,5 milliards à 27,2 milliards.

Côté dividence versé. 3,48%.

Au trimestre se terminant le 30 juin 08, la dette de la compagnie avait encore augmenté de 1,9 milliards pour passer à 19,5 milliards tandis que le chiffre d’affaires progressait de 800 millions.

Donc durant les quatres derniers trimestres pendant que la dette affichait une croissance de 82,5%, le chiffre d’affaires affichait une croissance de 23,4% pendant que les profits eux stagnaient.

Très alarmant comme situation n’est-ce pas?

C’est là à mon avis une très bonne raison pour chercher d’autres titres à acquérir plutôt que d’acheter des actions de Kraft Foods.

De plus avec l’augmentation du prix des denrées primaires (blé, sucre, café etc..), je crains que d’ici deux ans, le titre de Kraft Foods subisse des pressions vers le bas, c’est à dire en bas de 26$.

Le prix de l’action de Kraft Foods n’a jamais touché 26$ en six ans vous me direz.  Bien je vous réponds, vous verrez.

Fermeture totale ou partielle à venir au Wal-Mart de Gatineau?

C’est connu la compagnie Wal-Mart n’aime pas les syndicats.

On l’a vu à Jonquière après que des employés eurent obtenu une accréditation syndicale, Wal-Mart a fermé le magasin et là voilà que c’est à Gatineau que le même scénario se dessine.

Fermeture totale ou partielle, on le saura dans quelques semaines.

L’histoire est que hier le Wal-Mart de Gatineau est devenu le premier en Amérique du Nord a se voir octroyé une convention collective.  Cette convention collective s’appliquera à huit employés du garage.

Après trois ans de procédures qui se sont terminés par la décision d’un arbitre, les huits employés du centre d’entretien automobile représentés par le local 486 du syndicat UFCW Canada verront leur salaire minimum passé de 8,50$ l’heure à 11,54$ l’heure.

je vous prédis que ce magasin fermera ou que Wal-Mart prendra la décision de fermer le centre d’entretien automobile de ce magasin probablement pour des raisons de rentabilité ou de recentrage de services de ce magasin.

J’espère pour ces huits employés que je me tromperai et que Wal-Mart maintiendra la convention octroyée par un arbitre.

L’immoblier secondaire, y’a encore des retraités qui n’ont rien compris

Je lisais tantôt dans un article sur LaPresse Affaires que c’était le bon moment pour les Canadiens retraités le désirant de s’acheter une propriété aux États-Unis pour leurs séjours annuels.

Pensez-y un instant.

Des frais de notaires, des frais d’entretiens, taxes municipales, des frais d’intérêts pour une maison secondaire en Floride que vous payez disons 200 000$ américains.

Supposons que vous êtes agés de 65 ans au moment de l’achat.

Avec une perspective de marché immoblier stagnant pour les 10 prochaines années, pourquoi donc dépenser 200 000$ américains plus tous les frais pour acquérir une maison alors que vous pourriez jouir de ce 200 000$ et disons enle placer disons 150 000$ dans du DBA (NYSE:DBA) (:-) et qu’avec le 50 000$ restant vous pourrez voyager où bon vous semble aux États-Unis ou même ailleurs dans le monde.

N’oubliez pas aussi que d’acheter une maison aux États-Unis signifie que vous avez ainsi l’obligation de vous y rendre et tous les frais que ça comporte pour vous y rendre.

Alors que d’aller dans un hôtel, un condo ou autre vous permet de vous rendrez aux États-Unis quand bon vous semble et où vous désirez.

Oui il peut être tentant de s’acheter une maison secondaire aux États-Unis, plus particulièrement en Floride pour les snowbirds canadiens.  Je considère que le risque de davantage de débandade immobilière est trop grand.

Imaginez que vous avez 65 ans au moment de l’achat, qu’à 75 ans, donc en 2018 vous décidez de vendre votre maison payée 200 000$ et vous ne pourrez plus la revendre que 190 000$ ou moins sans compter toutes les pertes au niveau intérêt, frais de notaire, taxes etc…

Méchant mauvais placement.

L’immobilier secondaire en 2008, est probablement le pire placement que vous pouvez faire. 

Alors contrairement à l’article de LaPresse Affaires, je pense qu’on est très loin du bon moment pour acquérir une résidence aux États-Unis.

L’éthanol produit à partir de maïs a-t-il de l’avenir?

es deux derniers jours j’ai lu pas mal sur la production d’éthanol et je me suis posé la question.

L’éthanol a-t-il de l’avenir?

Je vais vous le dire tout de suite, ma réponse est non, l’éthanol n’a pas d’avenir. Je crois même qu’on doit en cesser la production immédiatement.

Pourquoi donc?

Saviez-vous qu’en 2008, 18% de la production céréalière américaine servira à produire de l’éthanol?

Cette même production, selon le Earth Policy Institute aurait pu nourrir 250 millions de personne au cours des deux dernières années.

Le voilà le problème.

La hausse du coût des denrées alimentaires.

Selon plusieurs on a encore rien vu. Selon d’autres, l’ouragan de force 5 annoncée finira par un petit ouragan de force 1.

Moi je dis que ça sera un ouragan de force 3. Pas aussi si pire que les plus pessimistes l’annonce mais pire que les plus optimistes le croit.

Chose certaine les médias vont encore grossir l’affaire, davantage qu’avec le prix du baril de pétrole.

L’autre problème avec la culture massive d’éthanol est l’appauvrissement des sols. À force de cultiver la même chose, les sols s’appauvrissent .

Finalement un autre problème majeur, qui concerne moins la production d’éthanol mais davantage d’autres cultures tel que le riz: l’urbanisation de l’inde et la Chine. On ne bâti pas des métropoles sans diminuer sa capacité de production agricole.

À titre d’exemple, à cause de l’effet de l’étalement urbain chinois, je peux vous dire qu’en cinq ans, le prix du riz à quadruplé.

C’est loin d’être terminé selon plusieurs observateurs. Certains croit que le prix du riz peut encore quadruplé ou même décuplé. C’est fort possible.

Où tout cela s’arrêtera et comment cela peut-il avoir moins d’impacts pour des pays commme le Canada ou les États-Unis?

Simple, quand les producteurs agricoles comprendront qu’il vaut mieux nourrir sa population local au détriment de l’exportation plus payantes.

Chose certaine la hausse du prix des denrées alimentaires fera très mal aux économies de plusieurs pays.

Les pays les plus touchés par cette crise ou crisette à venir seront les pays qui exportent plus qu’ils n’importent de denrées alimentaires.

Comme investisseur, comment profiter de la hausse du prix des denrées alimentaires? Sur le marché américain il y a DBA (NYSE:DBA), relié à l’indice agricole.

Il y a également tout plein de compagnies reliés au monde du “food market”.

Attention, je ne dis pas ici de commencer à faire le plein de conserves de mais, de pois vert et de kilos de sucre. Mais il est clair que les prix vont monter reste à savoir de quel ordre.

Plusieurs disent que la hausse du prix du pétrole n’est rien avec ce qui s’en vient avec la hausse des prix sur les denrées alimentaires.

Il est vrai que quand on y pense, avec le prix du pétrole élevé, une voiture on peut toujours la laisser dans le garage puis marcher, prendra son vélo, le transport en commun ou le taxi. Mais quand on a faim… c’est une bien autre histoire.

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