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Archive pour mars 2009

Et si la Chine décidait de dévaluer le Yuan de 20% ?

mars 31, 2009 2 commentaires

C’est le sommet du G20 qui commence jeudi à Londres et si après le G20 la Chine décidait de dévaluer le Yuan de 20%.

Ha ça vous paraît loufoque?

Pas moi.

Afin de demeurer compétitif sur le plan manufacturier l’État chinois pourrait décider de dévaluer son Yuan plutôt que d’investir des milliards dans son système financier.

De plus comme c’est un État totalitaire qui ne prône pas trop la sortie de ses habitants vers d’autres pays, une dévaluation permettrait de diminuer le pouvoir d’achat étranger des résidants Chinois  ainsi donc assurer un certain protectionnisme en favorisant la consommation locale chinoise.

Évidemment une dévaluation de 20% du Yuan amènerait son lot d’investisseurs étrangers pour profiter des aubaines sur le marché immobilier chinois.

Après Pékin d’autres pays pourraient être tenter de dévaluer leur monnaie à leur tour.

Ha je vous vois venir avec vos questions sous entendues sur l’or.

Bien justement vous avez raison.  L’or est un bon moyen de protection contre la dévaluation non pas du dollar américain mais de votre monnaie locale.

Si vous habitez un des pays utilisant cette monnaie et vous avez peur que l’Euro, le Yen, le dollar canadien ou le Yuan tombe, achetez de l’or qui ne fera que se renforcir si le prix de ces devises descendrait.

Parcontre une baisse du dollar américain augmenterait le prix de l’or, mais rappellez-vous que l’or est cotée en dollar américain sur les marchés internationaux.

Vous ne comprenez pas?

C’est pourtant simple.

Supposons que résidant canadien, le dollar canadien est à 0,80$ dollar américain et que vous acheter une once d’or à $1 000 US.  Bien évidemment vous débourserez 1 250 dollars canadiens pour acquérir cette once d’or.

Alors comme vous anticipiez, le dollar américain perd 20% de sa valeur.  Que fera le prix de l’or cette journée là?  Bien sûr il passera à 1 200 dollars américains en s’appréciant de 20%. 

Combien vaudra le dollar canadien à ce moment là?  Théoriquement et logiquement $0,96 dollar américain.

Donc tout content vous décidez d’aller vendre votre once d’or.  Surprise surprise ici n’est-ce pas?

Elle vaut 1 200 dollars américains, vous recevrez donc pour l’avoir vendu 1 250$ canadiens.

Le gain de cette dévaluation de la monnaie américaine pour vous?   0$.

Alors voilà acheter de l’or ça donne rien pour contrer la baisse du dollar américain si vous êtes canadien, vous venez de le découvrir.  Enfin presque rien.

Bravo!

Je disais presque rien car acheter de l’or c’est bon pour ceux qui craignent que la devise de leurs pays s’écroulent.
Ainsi revenons à notre exemple.

Un américain va acheter un once d’or à 1 000 dollars américains.  La monnaie de son pays est dévaluée de 20%.  Il va revendre son once d’or 1 200 dollars américains.  Son gain, 20%.  mais comme la monnaie de son pays a été dévaluée de 20%, son gain réel est de $0.  Sauf que dans la réalité c’est qu’il a protégé son pouvoir d’achat.

Voilà pourquoi l’or se maintien à des niveaux si élevé.

Parce que des résidants et investisseurs de plusieurs pays craignent de voir leur monnaie dévaluée ou dévaluée davantage.  Dans le cas du davantage je parle ici pour les résidants canadiens qui ont déjà vu la devise canadienne perdre 25% de sa valeur par rapport à la parité avec le dollar américain.  Pour les autres Chinois, Américains, Indiens, Européens, Anglais et Japonais craignent tous de voir leur monnaie dégringoler.

Voilà pourquoi l’or se maintient si élevé. 

Mais ça ne durera pas. 
La grande liquidation approche et croyez moi ça fera mal à ceux qui détiennent de l’or et des actions aurifères.

Achetez des actions de grandes corporations américaines peu endettées.  Le plus grand bull market de l’histoire s’en vient.

Monsieur Harper et le protectionnisme des banques canadiennes à l’étranger

Dans une entrevue donnée à un média britannique, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, a fait part de ses craintes face à un protectionnisme qui pourrait être appliquer envers les banques canadiennes voulant expantionner dans les pays où une partie de leurs systèmes financiers à récemment été nationalisé.

Bien sûr le premier ministre parle ici des États-Unis.

Mais une chose que le premier ministre ne dit pas est que le Canada aussi applique une forme de protectionnisme envers les banques étrangères au Canada.

La règlementation qui empêche une corporation étrangère de détenir plus de 30% de l’actionnariat d’une banque canadienne est une forme flagrante de protectionnisme.

Monsieur Harper aime mentionner que le Canada possède des banques solides.

La réalité est que si les banques canadiennes avaient le même système comptable que leurs consoeurs américaines, probablement qu’elles aussi auraient besoin d’aide.

Alors si monsieur Harper veut faire cavale pour assouplir le protectionnisme bancaire américain, il devra peut-être assouplir les règles concernant l’actionnariat étranger des banques canadiennes.

Donc si les banques canadiennes sont aussi solides que le dit monsieur Harper, bien elles se feraient tous avaler par des grandes banques étrangères.

Sauf qu’actuellement ce n’est pas possible de par le protectionnisme bancaire canadien qu’applique la règlementation fédérale canadienne.

Donc, le protectionnisme c’est un jeu qui se joue deux. Ça prendrait des gens pour l’expliquer à monsieur Harper.  Car il s’apprête à jouer un jeu dangereux.  Si la règlementation qui empêche une corporation étrangère de 30% est levée, croyez-moi les banques canadiennes vont tous être avalée par des étrangères et là c’est vrai que le Canada ne contrôlera presqu’aucune facette de son économie.  Le secteur bancaire canadien, détenu à plus de 70% par des canadiens, est l’un des rares secteurs où l’actionnariat canadien est majoritaire.

Quand on regarde au niveau de l’aluminium, de l’acier, de l’exploitation pétrolière, de l’exploitation forêstières, de l’industrie manufacturière, de l’exploitation aurifère, c’est au Canada tous en grande majorité à contrôle étranger.

Donc pensez-y deux fois monsieur Harper avant de pleurer sur le protectionnisme bancaire américain.

Michel Carignan retiré des ondes du Canal Argent?

Une rumeur court dans des commentaires sur ce blogue à l’effet que Canal Argent aurait retiré de ses ondes du midi l’émission “Dans le feu de l’action” de Michel Carignan.

J’ignore si c’est vrai, peut-être que Michel Carignan est en congé de maladie ou pour affaires personnels, je ne sais pas.

C’est sûr que si tel est le cas que son émission est retirée des ondes, ça serait plate que le gars perde son job mais ça ne serait pas dommage, mais aucunement, pour la qualité télévisuelle de cet émission ni pour ses analyses boursières sur des titres à 1$ et moins et la magie qu’il tentait d’infuser à l’utilisation de l’analyse technique qui semblait si facile surtout, selon lui, avec l’aide de son logiciel.

Ceux qui veulent suivre Michel Carignan sauront où aller, les autres, plus matures, comme moi, continueront de zyeuter Canal Argent mais continueront surtout de regarder CNBC et BN, des sources financières plus sérieuses. 

Je ne sais pas pourquoi Québécor s’entête à donner à Canal Argent un image de télé communautaire comme Canal Vox au lieu d’être une télé dédiée à l’économie comme CNBC et BNN.

C’est parfois en tentant de faire mieux qu’on fait pire.  Le Canal Argent est un bon exemple.

Peut-être aussi que d’ajouter un bon volet économique à la chaîne LCN pourrait très bien remplacer entièrement le contenu de Canal Argent.

C’est à Québécor de voir et c’est au téléspectateur de décider. 

Dites-vous une chose, ceux qui réussissent en télévision s’adaptent aux téléspectateurs et non l’inverse.

J’espère que Québécor a décidé de prendre le taureau par les cornes et d’enfin infuser un “bull market” à son Canal Argent qui est en “bear market” depuis sa création.

Le clown de l’or noire quitte son poste

mars 27, 2009 9 commentaires

Le bouffon pétrolier, le clown de l’or noire, appellez-le comme vous voulez, Jeff Rubin, économiste en chef de la CIBC quitte son poste à cette grande banque.

En effet, l’homme qui voyait le prix du baril du pétrole à 300 dollars américains mais qui n’a pas vu venir sa chute à 40 dollars américains persiste et signe dans un livre qu’il vient de publier.  Why Your World Is About to Get a Whole Lot Smaller («Pourquoi votre monde est sur le point de devenir beaucoup plus petit»).

Si vous voulez mon avis ses prédictions étaient tellement loufoques que ça ne sera pas une grosse perte pour les investisseurs.

Dans son livre, il croit que la rareté du pétrole va boulverser le monde.  Moi je pense que la rareté d’économistes loufoques en son genre transformerait le monde de l’investissement et ce positivement.

Je pense également que ça risque davantage de boulverser sa vie tellement que le pétrole n’aura aucun impact sur le monde actuel et dans 10, 20 ou 30 ans. 

Le marché du pétrole c’est créer de la rareté pour étouffer le consommateur.  La réalité est que du pétrole il y’en a jamais eu autant d’autant plus que les avancements technologiques pour l’extraire se peaufine de plus en plus.

Seulement qu’en augmentant la capacité d’extraction en Russie, au Canada et augmenter les exportations de l’Irak, le monde serait inondé de pétrole et le prix du baril de ce dernier tomberait sous les 25 dollars américains.

Pauvre Jeff.  Il aurait pu écrire le livre “L’art de se peinturer dans un coin” et il aurait gagné en crédibilité.

Dommage!

L’annonce de son départ n’a eu aucune influence sur le cours de l’action de la CIBC (TSE : CM) ce vendredi.  C’est pour prouver combien ça dérange personne qu’il parte.

Bon oui je varlope un peu Jeff Rubin dans mon article mais c’est pas de mauvaise foi mais seulement de gaiété de coeur afin de soulever le point que les économistes à qui souvent on attribut le titre ‘gourou, trop facilement, sont souvent dans le champ, comme le cas de Jeff Rubin.

De plus, disons que dans sa profession, Jeff Rubin n’avait pas le sérieux d’un Clément Gignac.  Il était davantage Jojo Savard alarmiste qu’un économiste pausé et réfléchi.

Dénicher des aubaines immobilières dans tout le Québec

Visitez le site de GDL Crédit Ressource Québec inc. et vous pourrez y dénicher toutes les propriétés reprises dans tout le Québec.

Cette entreprise publie quotidiennement sur son site web les préavis (avis de 60 jours) et les délaissements (reprises de finance) des 73 bureaux de Publidité des Droits (bureaux d’enregistrement) au Québec.

Visitez le site.  GDL Crédit Ressource Inc.

La Caisse ne doit pas acheter le Canadien de Montréal

Certains quotidiens titrent aujourd’hui “La Caisse doit-elle acheter le Canadien de Montréal?”.

La réponse m’apparait évidente, c’est non.

Même si c’est un joyau sportif`pour certains l’institution du Canadien de Montréal apparaît comme étant un succès du passé, la preuve étant qu’ils n’ont rien gagné depuis 1993. 

Certes malgré que l’entreprise dégage de bons bénéfices, il en demeure pas moins que le Canadien de Montréal évolue dans un`domaine d’affaires où la plus importance source de revenus est en dollars canadiens et que les plus grandes dépenses sont en dollars américains.  De plus l’inflation n’y est pas contrôlée avec tous les millions versées aux joueurs.

De plus ça demeure une institution de loisirs au même titre que Chez Parée, le salon de quilles près de chez vous ou une salle de billard.

Je suis convaincu qu’en investissant 340 millions de dollars dans les petites entreprises du Québec, la Caisse  de Dépôt et de Placement du Québec bénéficierait d’un meilleur rendement à long terme que d’acheter le Canadien de Montréal.

Que la Caisse soit prêteuse de fonds ça c’est davantage avec son mandat premier que d’acheter des institutions de loisirs.

Les dirigeants de Cott en mode achat

Les dirigeants de Cott Corporation (NYSE – COT, TSE – BCB) sont en mode achat.

En effet, on apprenait récemment que Jeremy SG Foewen, le président-directeur général de l’entreprise avait acquis 93 632 actions vendredi dernier a un prix moyen de 92 cents américains.

Juan R Figuereo le CFO de Cott a récemment lui aussi acheté des actions, soit 100 000 actions a un prix moyen de 75 cents américains.

Est-ce le temps d’acheter Cott?

En temps de récession Cott a toujours bien performé surtout au Canada.  Comme le Canada est lui aussi en pleine récession, l’avenir s’avère prometteur pour Cott si on se fit aux transactions des deux dirigeants.

Suncor achètera Petro-Canada pour 18 milliards… le gouvernement canadien doit empêcher cette transaction

Suncor offre ce matin aux actionnaires de Petro-Canada, 18,25 milliards pour l’acheter.

Le gouvernement canadien doit empêcher cette transaction pour une seule raison.  La concentration du réseau de distribution de l’essence.

La fixation des prix, bref la collusion est toujours plus facile quand il y a moins de joueurs.

Est-ce que ce sera le retour de la bannière Sunoco au Québec?

Une lettre aux actionnaires du Fonds de Solidatité FTQ. Une dépense excessive.

mars 22, 2009 1 commentaire

Parfois je ne comprends pas certains dirigeants.

Ainsi le président-directeur général du Fonds de Solidarité FTQ a décidé d’envoyé une lettre, le 13 mars dernier, à tous les actionnaires du Fonds.

Le but, dissocier le Fonds des dépenses excessives d’un ex-dirigeant FTQ-Construction.

Super, mais pourquoi avoir envoyé une lettre à chaque actionnaire pour les informer de la situation, cela me paraît une dépense excessive?

Supposons que le Fonds à 250 000 actionnaires, cela veut dire un coup minimal de 135 000$ pour acheminer la dernière lettre aux actionnaires.

En voilà une dépense excessive.

Catégories:actionnaire, Fond FTQ Tags:,

le fonds de travailleurs de la CSN avantagé par le dernier budget du Québec

mars 19, 2009 1 commentaire

En cette période assez difficile sur les marchés boursiers dans le monde, le fonds de travailleurs de la CSN, le Fondaction, devient soudainement plus attrayant pour les investisseurs québécois suite au budget du Québec dévoilé cet après-midi.

Ainsi, la ministre des Finances a choisi de majorer de 15% à 25% le crédit d’impôt du Fondaction, mais uniquement pour celui-ci.

Les autres fonds de travailleurs – notamment celui de la FTQ – auront toujours droit à l’actuel crédit  d’impôt  de 15%.  

La beauté dans tout cela elle est ici.  Les contributions au Fondaction sont aussi déductibles d’impôt s’ils sont détenus à l’intérieur d’un REER.  Rien de neuf jusqu’ici.  Sauf que maintenant une contribution au Fondaction pourrait rapporter en remboursement d’impôt jusqu’à 90% du montant investi au départ.

C’est un coût de 100$ du 1 000$ investi ça.  Intéressant, n’est-ce pas?

Le gouvernement a décidé de majorer le crédit d’impôt du Fondaction dans le but de stimuler le secteur des PME, où le fonds de travailleurs de la CSN est très actif.

Du même coup, le gouvernement espère ainsi contribuer à faire doubler l’actif de Fondaction au cours des prochaines années. La ministre des Finances fait valoir que l’actif de Fondaction, qui était de 545 millions en novembre dernier, n’est pas comparable à celui du Fonds de la FTQ, qui est presque dix fois plus grande, elle dépasse le cap des 5 milliards de dollars.

Dans l’annonce de cet après-midi, il y a une petit bémol.  Le crédit d’impôt de Fondaction sera ramené à 15% comme celui des autres fonds de travailleurs dès que Fondaction aura atteint une capitalisation de 1,25 milliard.  Je ne serais pas surpris que le 1,25 milliard soit atteint assez rapidement.

Je dis, bravo à cette mesure.

Ne soyez pas surpris que les négociations de conventions collectives menées par la CSN avec le gouvernement soient moins strictes avec cette dernière mesure.

C’est normal.  Je te fais un cadeau, tu m’en fais un.  Au bout du compte qui paiera pour cette mesure?  Les syndiqués de la CSN qui recevront probablement un peu moins lors de leurs prochaines conventions collectives.

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