On apprenait hier que la Caisse de Dépôt et de placement du Québec (CDPQ) n’a pu faire mieux qu’un rendement nul au premier semestre 2009 malgré la rehausse des marchés boursiers.
Le gros responsable de ce piètre rendement? L’immobilier.
L’immobilier coule la Caisse donc coule du même coup les québécois. À cause de cet immobilier les québécois devront débourser davantage pour leurs retraites et différents régimes dont l’argent est administré par la CDPQ.
Payant l’immobilier pour les québécois? Aucunement.
Tant au niveau étatique que personnel.
On apprenait hier que la revente immobilière à Montréal connaissait une hausse.
Bien oui. Que c’est donc payant l’immobilier. Encore moins quand les chiffres sont erronés.
Selon les données publiées hier par la Chambre immobilière du Grand Montréal, le nombre de transactions a bondi de 19% dans la métropole le mois dernier par rapport à juillet 2008, et les prix ont progressé dans presque toutes les catégories d’habitation. Les maisons unifamiliales, par exemple, se vendent 7% plus cher qu’il y a un an, à 246 000$.
Ha oui où ça une maison unifamiliale à Montréal pour 246 000$ ?
7% de rendement… wow de quoi capoter, virez fou. Complètement. Je me peux pu.
L’immobilier… surtout que si on enlève les frais d’intérêts, les taxes municipales et scolaires, les frais d’entretien et l’inflation plus des coûts d’assurances plus élevé au bout du compte le rendement réel est négatif.
Durant la même période le locataire qui a payé 8 000$ pour un an pour son logement n’a pas payé de taxes municipales, ni de taxes scolaires, ni de frais d’entretien, ni de frais d’intérêt pour enrichier la banque, a obtenu un crédit d’impôt pour taxes foncières et a pu se mettre de l’argent de côté.
L’immobilier coule les québécois je vous l’ai écrit plus haut. J’ajouterai même qu’en 2009, un propriétaire d’un condominium ou d’une maison unifamiliale s’appauvrit au lieu de s’enrichir.
Bref l’immobilier appauvrit collectivement les propriétaires de condominiums et de résidences unifamiliales, soit beaucoup de québécois.
Être locataire ou être propriétaire d’une propriété à revenus est à peu près la seule façon de s’enrichir au québec actuellement au niveau immobilier.
C’est clair que les banques canadiennes et les agences de courtiers-immobiliers tenteront de vous faire croire le contraire à grands coups de sparages dans les médias. C’est normal c’est leurs gagnes-pain. Idem pour ceux qui crient haut et fort qu’un dollar investi en rénovation de votre maison est un dollar bien investi. C’est faux! À la vente de votre résidence vous ne récupèrerez au plus que 33% du montant de vos rénovations. Donc chaque dollar dépensé (car c’est davantage des dépenses que des investissements) dans des rénovations vous donne un rendement négatif de 67%. Ajouter à cela les frais d’intérêts pour ces rénovations et probablement que le rendement négatif va chercher 75%.
Mettez votre argent en bourse et croyez moi il sera difficile de faire pire qu’un rendement négatif de 75% si vous investissez dans de grandes corporations avec un taux d’endettement peu élevé.
Pensez à des secteurs essentiels. Vous aurez encore plus de chance d’avoir un bon rendement.
Pendant la même période que les prix des maisons unifamiliales montaient de 7% à Montréal, une compagnie oeuvrant dans un secteur essentiel, l’alimentation, Métro pour la nommer, obtenait un rendement de 33% sur la même période.
L’immobilier coule les québécois.
N’hésitez pas investissez dans les valeurs mobilières et ici je ne parle pas des mobiliers en vente chez les magasins de meubles. Investir dans les valeurs mobilières est une belle façon de s’enrichir.
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Bonjour,
Comment est-ce possible qu’au Québec l’immobilier aille si bien ?
Avons-nous moins de perte d’emploi ?
Avons-nous moins de faillites personnelles ?
Sommes-nous moins endetté ?
Y a-t-il moins de paiement d’hypothèque en souffrance ?
Avons-nous une immigration gallopante ?
Avons-nous du pétrole ou d’autres richesses très convoitées?
Parce que c’est plus bas qu’ailleurs dans le monde ? Je suis porté à en rire.
J’ai peur pour nous Québécois. On ne semble pas voir que la crise financière sévit de plus belle. Elle arrêtera lorsque le nombre de personne en chomage et à la sécurité du revenu (BS) diminura.
J’ai peur à la bulle. Elle gonfle, elle gonfle…
Croyez-vous à cette bulle pour le Québec ?
J’aimerais savoir ce que les non spécialistes, ceux qui se nourissent pas de cette bulle, en pense.
Merci
Sidoine
Il est clair qu’il y a une méchante grosse bulle immobilière au Québec surtout à Montréal.
Ça n’a aucun bon sens.
Plusieurs personnes qui nourrissent cette bulle disent que c’est pas cher et à seulement 25% de l’évaluation municipale.
En 1999 les propriétés se vendait à environ à 10% au-dessus de l’évaluation municipale. Sauf que depuis l’évaluation municipale à presque doubler et les pingouins de l’immobilier disent qu’à 25% au-dessus de cette nouvelle évaluation ce n’est pas cher.
L’immobilier au Québec s’en va chez le diable en même temps que la richesse des québécois. C’est ça la dure réalité de l’immobilier au Québec.
Pendant que les prix ont baissé aux États-Unis, en Angleterre, en Espagne, en Italie… au Québec ça ne baisse pas.
Ça n’a aucun bon sens.