Non rien ne m’a frappé la tête.
Si vous êtes canadiens, vendez votre or et acheter des dollars US.
La première économie mondiale s’apprête à entrer en mode expansion et la devise canadienne s’apprête à se faire malmener face au billet vert.
Bien sérieusement si vous avez de l’or pensez-vous qu’elle peut vous offrir plus que 30% d’ici 2 ans? C’est ce que le billet vert pourrait vous donner par rapport à la devise canadienne.
Qu’est-ce qui est le plus probable, voir l’or monter ou le billet vert s’apprécier face à la devise canadienne?
Ne soyez pas dupes, chauvins et anti-américain à la Rogers-Faber, soyez juste lucide et vous comprendrez que le casse-tête américain est là devant vous, il ne s’assemblera pas tout seul mais vous avez tout les morceaux et ils sont en aussi bon état que l’image claire sur la boîte. Pendant ce temps les pièces du casse-tête Chinois, made in China et acheté chez Dollorama (donc bien cheap), ont subit de la décoloration, les pièces se décollent, s’effritent et en regardant les pièces du casse-tête vous avez de la misère à voir autre chose qu’une image floue alors que sur la boîte tout semblait bien beau. La Chine risque de tomber de bien haut. Quand tu bâtis sur un château de cartes, ça ne peut pas durer bien longtemps et ça vascille rapidement.
En passant le casse-tête brésilien et indien est pas mal beau aussi. Ça va s’assembler presque tout seul.
Besoin de d’autres arguments? Un J-R va vous en donnez plein pour l’or et je lui laisserai la parole. Vous comprendrez rapidement qu’il lit Rogers-Faber. Bah je l’aime bien et je le respecte le J-R. Comme je respecte les partisans du Canadien qui glorifie leur équipe (pauvre eux). Parcontre il faut le dire, depuis 1993, l’or a mieux performer que le Canadien de Montréal. Mais je pense que le Canadien a plus d’avenir que l’or même avec un joueur dans l’équipe qui porte le nom d’une marque bien connue de robinets.
En terminant vous vous demandez comment vaut réellement l’or, hors de toute spéculation? Presque rien à comparer à l’utilité qu’on veut lui donner, soit d’être une alternative au billets en circulation. Essayez d’aller faire le plein de votre 4×4 avec de l’or. Essayez d’allez chez Loblaw’s faire votre commande. Essayez d’aller vous achetez une maison avec votre or. L’or ça ne vaut rien. En fait ça vaut le même prix que les collectionneurs sont prêt à donner pour des objets de valeur. Essayez de vous achetez une télé chez Brault & Martineau avec votre carte de Gretzky recrue. Bien sûr la carte ne vaut pas rien, comme l’or ne vaut pas rien. Sauf que l’or vaut beaucoup moins cher que ceux qui la vendent nous laisse croire. L’or n’est pas monnaie courante.
Le jour où vous lirez ceci sur les caisses enrégistreuses des commerces là l’or pourrait bien s’envoler à 100 000$ l’once. “Ce magasin accepte de l’or”. Mais vous savez, c’est aussi stupide de croire à cela que McDonald’s qui nous prend pour des épais quand ils placent sur leur caisse enrégistreuse “Ce magasin n’accepte pas les billets de 100$”. Bien sûr le billet de 100$ ne vaut pas rien parce qu’il n’est pas accepté chez McDo, bien d’autres commerces le prenne, sauf que, que vaudrait un billet de 100$ si aucun commerçant ne le prenait? Imaginez que le billet de 100$ serait refusé dans tous les formes de commerces… Maintenant penser à l’or qui est refusé à peu près dans toutes les formes de commerce.
Que vaut l’or… pas mal moins que ce que le prix de l’once nous laisse croire.
Vous en voulez la preuve? (les chiffres qui suivent sont en dollars US sauf pour le chiffre des onces d’or)
Le 11 mars dernier la compagnie Goldcorp publiait son rapport annuel. Son avoir des actionnaires est de 12,90 milliards. Sa capitalisation boursière est d’actuellement de 28 milliards.
Dans un récent rapport on apprenait que les réserves d’or probable de la compagnie était de 48,8 millions. Faites le calcul. 48,8 millions multiplié par $1110. Ça donne combien les amis? 54,168 milliards.
Combien vaut réellement un once d’or pour Goldcorp si je me fie à sa capitalisation boursière et sans tenir compte également des réserves d’argent et autres métaux? $573. Voilà le vrai prix de l’once d’or (prix maximal) selon Goldcorp. C’est quand on lit les vrais affaires qu’on comprend tout.
Alors pourquoi payer $1110 l’once alors que Goldcorp, les actionnaires de Goldcorp en fait, évaluent les réserves d’or de Goldcorp à $573 l’once? On n’a pas plus clair baromètre ici que l’once d’or est actuellement surévaluée de près de 100%. Faites-le calcul avec d’autres compagnies aurifères et vous pourriez voir que l’once d’or est évalué pour certaines à moins de $250 l’once.
Alors comment vaut réellement l’or? Je pense que les chiffres parle d’eux même. Ainsi si on se fie à Goldcorp, quand vous achetez une once d’or à $1110 (prix du lundi 29 mars 2010), vous achetez $537 de vent. Soit la différence entre $1110 et $573. Ce vent souffle et continue de faire gonfler cette différence entre le prix réel et le prix quoté. Ce vent est alimenté par les Rogers et Faber de ce monde.
Parlant de spéculation sur l’or, j’écoutais un bonhomme jeudi soir dernier à la radio de Radio-Canada qui disait, si ma mémoire est bonne, que sur 100 contrats de coton transigés à la bourse de ce produit à New York, seulement 5 se terminaient en livraison réelle. Alors si vous ne voulez pas de livraison réelle de coton que faites-vous alors en achetant des contrats de coton? Vous spéculez sur le pauvre monde et vous contribuer à faire augmenter le prix des vêtements. Que pensez-vous qui se passe actuellement avec le pétrole, l’or, le sucre, le café, les différentes cultures de céréables et bien d’autres produits? La même criss d’affaires. Et y a du monde comme Marc Faber qui disent qu’actuellement les prix des céréales sont à bas de 200 ans en dollar constants.
Dire qu’il y a du monde qui à la fin du 19e sièce se sont faites pendre haut et court pour avoir dit moins de conneries que ça. Heureusement que Faber ne vie pas à cette époque.
Les Faber et Rogers de ce monde ont oublié une chose et une qui est fondamentale. Derrière tout contrat spéculé, toute action transigé en bourse, il y a un facteur très important. L’humain. L’humain qui aux noms des actionnaires et spéculateurs subit les contrecoups d’une OPA comme travailleur, l’humain qui subit les hausses des coûts du pétrole et des denrées.
Il y a et il y aura toujours moyen pour l’homme de faire de l’argent en bourse sans inventer toute sorte d’outils qui manipule les prix à la consommation. Moi je dis que si vous désirez acheter des contrats sur le blé. Vous devez être acheteur de blé ou producteur de blé. Idem pour le pétrole et autres produits dont les contrats sont quotés sur un marché quelconque.
Imaginez maintenant on a des outils qui vous donneront trois fois le rendement quotidien du contrat du baril de pétrole du mois prochain. Si c’est pas spéculé ça je me demande ce que c’est. Le pire dans tout ça c’est que c’est légal et que bons nombres d’investisseurs se laisse avoir par cela. Regardez les graphiques du FAZ, HNU, HOU et compagnie. Vous verrez que les rendements ne sont pas très bons. Je lisais récemment dans le Globe & Mail que 95% des investisseurs ne font pas d’argent avec ces produits. Laissez ça à ceux qui s’y connaissent et transigez sur le facteur humain. L’usine qui produit des trucs X ou l’autre compagnie qui donne des services Y ou encore l’institution bancaire Z. Allez-y avec ça et cesser de vouloir faire de l’argent rapidement. La somme des produits de spéculation en bourse a presque dépassé la capitalisation boursière des 500 plus grandes sociétés américaines. Autrement dit, la bourse est rendue presque plus risqué que le poker au Casino à cause des produits qu’on nomme produits dérivés. Ça n”a plus aucun bon sens et c’est Benjamin Franklin qui doit se retourner dans sa tombe.
Que ceux qui veulent jouer au poker aillent jouer au poker et qu’ils laissent les rouages de l’économie faire leur besogne selon les réelles lois du marché, soit l’offre et la demande et que l’unique offre et la demande. Actuellement si on se fit au contrat transigés sur l’or, il y a tellement de contrats que ça dépasse la demande réelle de l’or. Pour le pétrole à l’été 2008, le nombre de contrat transigés sur le pétrole dépassait de dix fois la demande réelle en pétrole. Comment voulez-vous que les prix ne montent pas plus haut que la réalité de la vraie offre et la demande du pétrole?
Bref revenons à l’or et tournez vous donc vers le dollar américain, la monnaie la plus transigé au monde. Ce qui est loin d’être le cas avec l’or.