Hier soir au bureau du premier ministre Jean Charest, les dirigeants des grandes centrales syndicales (CSN, FTQ, CSQ) ont rencontré le premier ministre.
Une nouvelle offre a été déposé sur la table par les dirigeants syndicaux et on ignore jusqu’ici ce qu’il en est.
Toujours est-il que le premier ministre a demandé réflexion jusqu’à vendredi et il déposera une nouvelle offre globale et finale.
Avant hier, les syndicats demandaient 11,25% d’augmentaton de salaires sur trois ans, le gouvernement offrait 5% sur cinq ans.
Du point de vue du contribuable cela n’a aucun de bons sens dans les deux cas.
Qu’on se le dise, les employés de l’État sont aussi des mères et des pères de familles, des propriétaires d’auto, de maison, bref ce ne sont pas des extra-terrestres, ils ont les mêmes besoin que tous les autres employés du Québec.
À la différence, les employés de l’État sont payés par le gouvernement, donc avec l’argent des contribuables. Cela ne fait justement aucune différence.
Car quand les employés de Métro obtiennent une augmentation, l’employeur refile la facture à la population, donc également à l’ensemble des contribuables qui vont faire leur épicerie chez Métro.
Même chose pour Pharmaprix,SNC-Lavalin, Banque Royale, Toyota, Hyundai, Loblaws, Pfizer, Rogers, Merck, Industrielle-Alliance, Desjardins, Esso, Sunoco, Molson, Saputo, Teknika HBA, le Groupe Roche, Exfo, Bell Canada etc.., la facture est refilé directement ou indirectement à la population.
Alors pourquoi avoir cette agressivitié envers les employés de l’État qui veulent aussi des augmentations de salaires décentes ?
Cette agressivité est injustifiée.
Une augmentation de 5% coûte cher à l’État et aux contribuables mais une augmentation du prix du lait, du prix de la bière, du prix du fromage, du prix du boeuf, du prix de l’essence, du prix du poulet, du prix du thon, coûte encore plus cher à la population. Ça vient les toucher davantage au quotidien que les augmentations de salaires des employés de l’État.
Pourtant le monde se plaint de ces augmentations mais jamais autant que pour les employés de l’État. C’est ridicule de se plaindre autant car personne ici ne voudrait faire l’ouvrage d’un urgentologue, d’une infirmière, d’un employés de ClSC, d’un patrouilleur auto-routier ou même d’un fonctionnaire chez Revenu Québec.
Vendredi, Jean Charest devrait offrir aux employés de l’État quelque chose comme une augmentation de 7% sur quatre ans. Cette offre sera à prendre ou à laisser et je doute que les syndicats la laisse.
Les employés de l’État sont dans la catégorie des employés qui ont vu leur pouvoir d’achat le plus diminué depuis les dix dernières années.
En passant saviez-vous que les augmentations dans les subventions octroyées aux différentes entreprises du Québec coûte plus cher à l’État que les augmentations versées à ses employés ?