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Archive pour mars 2011

Ce n’est pas parce que les publicités sont bonnes qu’il faut automatiquement acheter des actions de la compagnie qui s’annonce

Retenez-ceci et à tout jamais.

Ce n’est pas parce que les publicités sont bonnes qu’il faut automatiquement acheter des actions de la compagnie qui s’annonce.

Prenons présentement la nouvelle campagne de promotion de Canadian Tire.  J’aime bien.

Mais est-ce que j’achèterais des actions de Canadian Tire ?

Aucunement.

J’évite Canadian Tire qui m’offre une expérience de magasinage horrible et avec un grand H.

Comportement en bourse de l’action sur 1 an, 16%.  Pas si mal.

Au niveau du bilan c’est une dette de 1,2 milliard et des ventes qui stagnent, en fait, elles sont encore sous le niveau de 2009.

Pendant ce temps Wal-Mart et Home Dépôt file à vive allure.

Canadian Tire, que j’aime bien appeler China Tire (car il n’y a plus grand chose de canadien qui se vend là) est une sorte de magasins un peu trop hybride avec ses coins rénos, sports, automobiles, décorations et cuisines.  En fait ce qui maintient Canadian Tire en vie c’est le volet automobile.  Département dont lequel j’ai aucun intérêt n’étant pas propriétaire d’une automobile, le pire ‘money pit’ que la terre a inventé.

Revenos aux publicités.

Ce n’est pas parce que le produit est bon que la publicité sera bonne et vice et versa.

Ce n’est pas parce que l’annonce vous plaît que ça sera nécessairement un hit au niveau des ventes.

Également il y a plein de produits qui se vendent à merveille et qui sont peu ou pas annoncé.

D’autres publicités, nous vante la marque davantage que le produits.  Je pense ici à Valero Energy qui annonce sa marque Ultramar au Québec mais on ne mentionne presque rien au niveau du produit tant convoité… l’essence.

Parfois il est aussi trop tard.  Par exemple, on aime tous la publicitié du iPhone 4, mais je crois qu’il faudrait être cinglé pour acheter des actions de Apple au prix actuel.

Donc le meilleur conseil que je peux vous donner quand vous voyez une publicité que vous aimez c’est de faire vos devoirs.

Allez voir les chiffres au niveau fondamentale et regarder le graphique pour ceux qui aime le technique.

Je vous invite même à faire une simulation si ça vous dit.  Prenez un fichier Excel, mettez-y le nom des sociétés transigés en bourse dont vous aimez les publicités et suivez le cour de leurs actions.

PS: Red Bull n’est pas cotée en bourse, lâchez prise un peu et donnez-vous des ailes.

Valeurs mobilières au Canada: une commission unique est incontournable

Les gouvernements du Québec, de l’Ontario et de l’Ontario s’opposent farouchement à la création d’une commission pancanadienne sur les valeurs mobilières.

Pourtant, c’est exactement ce que l’investisseur a besoin.

Actuellement les frais sont triplés par trois commissions distinctes.

Ridicule !

La commission pancanadienne aurait un pouvoir à la SEC aux États-Unis.

Présentement les trois commissions doivent poursuivre et évidemment on devine qui en profite le plus.  Les avocats.

Cessons de vouloir faire du protectionniste d’emplois par province et qu’une seule et unique commission voit le jour.

Évidemment elle doit voir le jour surtout en appliquant un bilinguisme parfait car elle doit servir tous les canadiens dont dans les deux langues.

J’ai horreur des guerres de clochers et celle là en est une complètement stupide.

Mais que voulez-vous dans La Presse et compagnie, presque tout ce que le gouvernement Harper a comme idée est rabrouée même si celle-ci est excellente.

Maintenant vous imaginez pour les entreprises cotées en bourse ce que ça signifie ?  Pas mal moins de paperasse.

Il devrait y avoir un référendum sur cette question et adressée uniquement aux canadiens détenant des actions.  Croyez-moi que le résultat serait sans équivoque et que la commission pancanadienne des valeurs mobilières verrait le jour rapidement.

Actuellement s’y oppose farouchement les gouvernements de l’Ontario, du Québec et de l’Alberta en plus des diverses grandes institutions financières.

C’est fou comme parfois un principe de l’unité canadienne est décrié ad mare usque ad mare.

Que ferez-vous quand les taux d’intérêts monteront subitement de 5% en moins de 12 mois ?

Vous pensez que je fabule en mentionnant que les taux d’intérêts pourraient subitement monter de 5% en moins de six mois ?

Pourtant c’est ce qui vient d’arriver en Irlande.

Les taux irlandais à 10 ans ont franchi jeudi la barrière historique des 10% (10,015% contre 9,913% la veille), alors que le renflouement des banques de l’île va nécessiter 24 milliards d’euros supplémentaires, selon la Banque centrale du pays.

Tenez-le comme appris.  Le Canada n’est pas à l’abri d’une telle chose.

Le Canada est endetté et sa population veillit tandis que sa balance commercial s’effrite.

Bien sûr les américains sont encore moins à l’abri que nous de cela.

Le rendement du bon du Trésor à 10 ans reculait à 3,427% contre 3,435% mercredi soir.

Pas trop inquiétant à court-terme.

Mais dites-vous une chose, ça ne prend pas grand chose pour que ça vascille et quand ça vascille, c’est laid.

Il y a un seul moyen de se protéger de hausse de taux d’intérêt et je martèle encore dessus.  Achetez de l’or.

Canadiens auriez-vous acheté une maison en Libye l’automne dernier ? Maintenant, aux États-Unis ?

mars 30, 2011 2 commentaires

Je pose la question.  Est-ce que vous, investisseurs canadiens, vous auriez acheté une maison en Libye l’automne dernier ?

Assurément tous vont me répondre que non.

Actuellement en Floride, il y a en vente de magnifiques résidences de 2 700 pieds carrés à 99 000$ qui valaient plus de 328 000$ en 2006.

Les achèteriez-vous à ce prix ?

Je suis certain que la majorité d’entre vous qui lisent cet article allez dire oui.

En Libye, l’automne dernier, très peu d’indicateurs laissaient croire à la crise qui sévit actuellement.

Aux États-Unis nous avons actuellement de forts indicateurs qui prouvent qu’une crise géante se prépare pour ce pays.  Je n’ai aucune idée de l’ampleur de la crise mais ça ne sera rien en bas de crise majeure.  C’est un peu comme si j’étais capable de vous prédire un tremblement de terre mais rien en bas de 7,5 sur l’échelle de Richter.

Les indices qui laissent présager la naissance d’une telle crise sont les suivants.

  • déficits monstre de l’État, mois après mois
  • balance commerciale déficitaire
  • taux de chômage réel de plus de 20%
  • augmentation foudroyante de la masse monétaire car la Réserve Fédérale imprime à outrance
  • portée augmentée pour le Tea Party, formation politique d’extrême droite et très contestataire du gouvernement actuel
  • augmentation hallucinante de la dette.  Actuellement le gouvernement américain emprunte environ 4,5 milliards par jour
  • les états de la Californie et de l’Illinois sont techniquement en faillite
  • inflation réelle de plus de 8%
  • hausse du prix des denrées alimentaires
  • hausse du prix de l’essence
  • nouvelles interventions militaires à l’étranger qui augmente considérablement les dépenses du gouvernement

Ajouter à cela les conséquences directes de tous les points que je vous ai énuméré ci-haut et qu’en plus plusieurs états américains permettent le port d’arme à leurs citoyens.

Alors de grâce soyez prudents avec des achats de maisons aux États-Unis et ne vous laissez pas bercer d’illusions par la maison qui valait 328 000$ en 2006 en vous disant qu’elle reviendra à ce prix sous peu.  Peut-être qu’elle ne reviendra jamais à ce prix.

Pire encore, la maison qui se vend 99 000$ pourrait valoir encore moins chère dans le futur et dans un quartier qui pourrait devenir très hostile aux étrangers voire invivable vu la hausse probable de la criminalité qui découlera d’une crise majeure.  Quels seront les coûts d’assurances pour une maison dans un quartier très criminalisé ?

Canadiens, avant d’investir en immobilier aux États-Unis, sécurisez vos avoirs et prévenez-vous contre  la baisse immobilière gigantesque à venir au Canada.  Parce que je maintiens que rien ne justifie les prix immobiliers qu’affichent les propriétés à vendre à Montréal, Toronto et Vancouver.  Une baisse de 66% comme aux États-Unis ?  Pourquoi pas ?  Je ne vois pas en quoi le Canada est à l’abri de cela.

En Libye nous n’avions pas ou peu d’indicateur que ça irait mal au printemps 2011.

Aux États-Unis, on a les indicateurs en pleine face.  Alors soyons avertis.

Immeubles de bureaux… Montréal traîne de la patte

Les chantiers d’immeubles commerciaux ont totalisé à peine 65 500 pieds carrés au premier trimestre de 2011 dans le coeur de la métropole québécoise.

Pendant la même période, 1,7 million de pieds carrés étaient en construction au centre-ville de Calgary et 850 000 pieds carrés à Toronto.

65 500 pieds carrés c’est l’équivalent de deux étages de la Place Ville-Marie.

Donc on peut donc dire qu’il se construit actuelement à Calgary l’équivalent de 52 étages de la place Ville-Marie et 26 à Toronto.

Est-ce si alarmant que cela ?

Non.  Au contraire.  Si on compare l’ampleur de Toronto versus Montréal, que seulement 26 étages à bureaux de la grosseur de la Place Ville-Marie se construisent dans la Ville Reine… c’est un échec.

Pas étonnant non plus qu’ils se construisent si peu de nouveaux immeubles à bureaux.  De un parce que le taux d’innocupation demeure élevé à Montréal (9,6%) et que les gouvernements de l’Ontario et du Québec nagent en plein déficit alors qu’en Alberta c’est tout le contraire qui se passe.

Personnellement je considère qu’en 2011 à l’ère des technologies bon marchés, il est absurde de construire des nouveaux espaces de bureaux alors que le taux d’innocupation demeure élevé et que de plus en plus d’employés de bureaux peuvent effectuer nombreuses tâches de leurs domiciles.

Ontario: déficit budgétaire de la province de 16,3 milliards pour l’année financière 2011-12

Rien de trop rassurant de la part du ministre des Finances de l’Ontario cet après-midi.

Malgré une prévision d’une baisse de 400 millions, le déficit budgétaire de la province s’établira à 16,3 milliards pour l’année financière 2011-12.

C’est colossale comme déficit et même alarmant.

Le Québec et l’Ontario feront ensemble un déficit d’environ 24,3 milliards pour l’année financière 2011-12.

Pour la même période le gouvernement fédéral fera un déficit de 29,6 milliards.

Ces deux paliers de gouvernement feront ensemble 53,9 milliards de déficits.

Ai-je besoin de vous dire que je suis inquiet ?

Trop de pannes en France: Bombardier suspend la livraison de trains

mars 29, 2011 4 commentaires

Je n’ai pas de commentaire sur cette nouvelle publiée ce matin dans La Presse.

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Quand une grande banque américaine agit en ‘penny stock’

Citicorp (Citigroup) a anoncé la semaine dernière une division inversée ou si vous préférez un regroupement de ses actions.

En fait la même chose que font les ‘penny stock’ quand leurs actions sont rendues trop basses.

Ainsi dès le 9 mai, chaque actionnaire de Citicorp recevra une nouvelle action pour 10 actions qu’il possédait.

Donc le prix de la nouvelle action devrait être aux alentours des $43.  (actuellement de $4.43)

De quoi me donner des frissons dans le dos.

Comme si une action à $43 sera soudainement plus attrayante.

Ça demeurera encore et toujours l’action d’une banque américaine qui risque d’être nationalisé par le moindre coup trop dur de l’économie américaine.

 

 

Yellow Media avendu son cyber bois mort pour 745 millions

mars 27, 2011 2 commentaires

Vendredi dernier on apprenait que Yellow Media s’était départi de ses 74 publications automobiles, dont autoHEBDO, Autos.ca et AutoTrader, pour 745 millions de dollars à la firme britannique d’investissement privée Apax.

À mon avis Yellow Média vient de vendre son cyber bois mort.

Environ 500 millions de cette vente seront appliqués à réduire la dette.

Très intéressant car en plus, Yellow Media vient de diminuer son payroll de 950 employés avec cette vente.

Je peux vous dire d’investir aveuglément dans Yellow Media, l’équipe de gestion en place est solide et sait où elle s’en va.

L’or à $30 000 l’once

Récemment une personne m’a dit que le prix de l’once d’or pourrait atteindre $30 000 (lire 30 000 dollars américains) l’once d’ici 10 ans et peut-être même la lune.

Je vais taire le nom de cette personne, de peur qu’elle se fasse assaillir de toute part, je ne dirai son nom que si le prix de l’once d’or atteint ce prix.

Mais sa théorie se tient je vous l’explique ici en quelques points.

Tout d’abord revenons à l’an 2001.

Le prix de l’once d’or est aux alentours de $280 (dollars américains).

En 2011, le prix de cette même once est à $1440 pour un rendement de 414% en 10 ans.

Le tout dans un contexte où l’inflation américaine était sous contrôle et que moins de 5% des investisseurs institutionnels avaient de l’or dans leur portefeuille.

Dans le contexte où les États-Unis impriment littéralement de l’argent pour racheter de leurs dettes et augmenter ainsi leur masse monétaire à des niveaux sans pareil, on peut croire que le pays de l’Uncle Sam va passer en mode inflation.

Durant une période grandement inflationniste, soit de 1978 à 1980, le prix de l’or a presque quintuplé (environ 4,6 fois). Oui en moins de deux ans, le prix de l’or c’est emballé.

Donc partant aujourd’hui du $1440 l’once, on se retrouvrait avec un prix de l’once d’or à $6624 en 2014.

Toujours avec les méthodes impressionnistes de Ben Bernanke, on peut s’attendre à ce que la monnaie américaine perdre jusqu’à 90% de sa valeur d’ici les 10 prochaines années.  Nous voilà donc avec un prix de l’once d’or qui s’approche maintenant des  $12 916 et davantage.

Finalement si de l’an 2001 à 2011 seulement que 5% des gestionnaires de fonds mutuels se sont intéressés à l’or… Imaginez si ce pourcentage augmentait à 15% (chiffre très conservateur ici).  Parce que si 5% des gestionnaire ont contribué à un rendement de l’once d’or de 414% en 10 ans, on peut croire que s’il y en avait eu trois fois plus, que le rendement serait trois fois supérieurs.

On peut ajouter à cela la demande aurifère de le Chine et de l’Inde.  2,4 milliards de consommateurs potentiels, huit fois la taille des États-Unis.

Vous comprenez maintenant pourquoi les $30 000 ou même la lune pour le prix de l’once d’or.

On sait tous que le gouvernement américain ment à ces citoyens sur les chiffres de l’emploi, de l’endettement et les statistiques d’inflation.

John Williams le sait, mois après mois il nous présente les statistiques réels.

Ces menteries ne pourront pas durer advitam eternam.  Le peuple américain moyen vit au-dessus de ses moyens. Tôt ou tard les menteries du gouvernement américain vont rattraper ces citoyens.  Ce jour là, ce qui se passe comme révolution en Afrique du Nord, ce sera de la petite bière à comparer à ce qui se passera aux États-Unis.

Mais actuellement, l’américain moyen joue à l’autruche en se croyant encore le policier de la planète et il croit encore aux chances de son pays de relancer son économie.

Pendant ce temps il continue d’acheter des Camaro, de croire que l’immobilier est un bon investissement et que tout va bien aux États-Unis à comparer à ce qui se passe en Afrique du Nord.

Pauvres américains.

D’avance je les remercie d’être aussi croyants au Ben Bernanke de ce monde (je n’ai pas écrit CONS, je me suis retenu) car je vais m’enrichir sur leur dos en investissant massivement dans l’or et l’argent.

Vous comprenez comme moi maintenant que la théorie de l’or à $30 000 ça se tient.

Pour ma part j’y vais davantage avec une once d’or à $8 000 d’ici 2020.  J’ai déjà fait état de cette prédiction dans ce blogue.

 

 

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