La prochaine crise sera catastrophique
Hier Nouriel Roubini a été clair, une crise bancaire guette les pays occidentaux.
Cette semaine Jim Rogers a parlé que la prochaine crise ferait encore plus de ravage. Rogers mentionne que les États-Unis ont quadruplé leur dette lors de la dernière crise et qu’ils ne pourront pas quadrupler leur dette à nouveau. Idem pour la Grèce et bien d’autres pays.
Je l’ai déjà répété, il faut laisser agir les récessions. La récession n’est pas la faille du capitaliste, au contraire, elle est là pour normaliser les excès du capitaliste. Si on ne la laisse pas agir, on amplifie la prochaine récession.
Certains parlent beaucoup de l’été 2012 pour la prochaine crise.
Il est clair pour moi que cette fois-ci le Canada va y goûter comm un ouragan de force 5.
L’immobilier… méchante dégringolade à venir. Quand je parle à des amis qui sont propriétaires tous m’ont dit qu’ils n’achèteraient pas leur présente maison au prix que le marché l’évalue.
C’est déjà un signe que ça ne fonctionne pas.
Dans les condos de luxe à Montréal, des condos affichés à $800 000, se vendent maintenant à $600 000.
C’est un autre signe.
Le consommateur canadien n’est pas prêt pour une crise, le consommateur québécois encore moins.
Peu épargne. La plupart se sont fait dire depuis 10 ans que leur maison est un investissement.
Désolé mais dans les temps qui courent, une maison c’est une dépense.
Jamais, avant 10 à 15 ans, quelqu’un qui a acheté sa maison depuis trois ans ne pourra la revendre au-dessus du prix payé avec la crise qui s’en vient.
Si vous croyez que les États-Unis y ont goûté lors de la dernière crise, attendez de voir la prochaine.
Le Canada va perdre sa cote de crédit AAA. Les États-Unis vont passer à une cote A et bientôt BBB. En Europe, la Grèce, l’Irlande, l’Italie, l’Espagne, le Portugal seront tous en défaut de paiement.
Ce n’est pas rose de telles situations.
Mais les politiciens pour contrer la récession ont décidé d’imprimer de l’argent pour renflouer les banques et en imprimer davantage pour lancer des mégas chantiers de travaux publics.
Quand on imprime de l’argent… on pousse par en avant le problème inflationniste.
Dans les années 70 pour contrer l’inflation ils augmentaient les taux d’intérêt. À part les hypothèques, le consommateur à l’époque avait peu de dettes.
Cette fois-ci ils ne peuvent pas augmenter les taux, les consommateurs sont surendettés. Pire encore, s’ils augmentent les taux à cause de l’inflation, la devise du pays va baisser, ce qui ne fera que contribuer à l’inflation vu que la majorité des biens sont produits à l’étranger.
La seule chose qu’ils pourront faire c’est de reserrer le crédit.
Ça fera mal aussi. En fait tout aussi mal.
Cela cause une immense déflation immobilière, des centaines de milliards de dollars seront volatilisés en bien immobiliers.
Ha vous allez me dire, ça fait des années que je pile mon argent et que j’attends ce moment.
Oui si vous avez peu de dettes, sinon oubliez ça, les banques vont tellement resserer le crédit qu’à part payer 30% de cash down sur votre maison, il sera presqu’impossible pour quiconque d’acheter une maison.
Ça c’est pour le volet immobilier.
Le volet emploi.
Bien lors de la prochaine crise, au Canada fermeront de nombreuses grandes usines. Je ne serais pas surpris qu’avec sa lourde dette que Bombardier n’aient pas le choix de faire une immense cure d’amaigrissement. Même chose chez les grands industriels présents au Canada. General Motors, Ford, Alcoa pour ne nommer que ceux-là.
Des centaines de milliers d’emplois seront perdues. Le taux de chômage pourrait aller chercher les 15%.
D’après moi durant cette prochaine crise, le Canada va devoir instaurer l’équivalent américain des timbres alimentaires pour que des millions de canadiens puissent se nourrir.
Qu’on se comprenne, le scénario que je prévois catastrophique. Il sera probablement pire que ce que je prévois pour les québécois. Le Québec est l’État du monde industrialisé le plus endetté par habitant. La marge de manoeuvre du gouvernement pour relancer l’économie est quasi inexsistante.
Lors de la prochaine crise économique les québécois devront faire des choix douloureux. Sabrer des millions de dollars en subventions à la culture. Sabrer dans le système de santé. Augmenter massivement les frais scolaires, les tarifs hydro-électriques, les produits de la SAQ, les tarifs gouvernementaux et probablement les impôts.
Pourtant une seule solution existe pour le Québec afin d’éviter le plus possible les effets de cette crise.
Abolir les impôts aux particuliers et aux entreprises et augmenter la taxe de vente pour palier aux revenus d’impôts perdus.
Abolir les impôts relancerait l’emploi et anéantirait l’évasion fiscale. Augmenter la taxe de vente contrôlera la surconsommation qui fait surendetter les consommateurs et laissera la place à l’épargne.
L’épargne, c’est l’essentiel en économie. Mais l’épargne réelle, pas l’épargne selon Best Buy, Future Shop et autres grands magasins, j’y reviendrai dans un prochain article.
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