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Archive pour février 2012

Le QE3 c’est parti ! QE 101.

février 29, 2012 6 commentaires

Jim Rogers en a fait part le 27 février, le QE3 c’est parti aux États-Unis.

QE pour Quantitative Easing.  C’est une politique monétaire non conventionnelle adoptée par la Réserve Fédérale américaine, la Fed.

Elle consiste à quoi ? Favoriser l’économie en injectant massivement de l’argent dans le système bancaire en échange d’actifs douteux ou tout simplement en échange de bons du trésor qui rapporte moins d’intérêt contre celles portant des taux d’intérêt plus élevé.  Un rachat en quelque sorte.

D’où vient l’argent ?

C’est là le problème.  Ils injectent de l’argent qu’ils n’avaient pas.

Donc grosso modo, ils l’impriment.

Bon en terme 2012 ce n’est pas toujours réellement de l’impression de billets au sens réelle  mais souvent qu’un ajustement électronique.

Les conséquences.  L’augmentation de la masse monétaire, donc une dévaluation de la monnaie et ce d’une façon dangereuse.  Autre conséquence, hausse de l’inflation.

Le danger extrême.  L’hyperinflation.

Si vous vous demandez ce qu’est l’hyperinflation lisez sur le Zimbabwe, Wikipedia documente bien l’hyperinflation qui s’y est produit.

En quelques questions je réponds sur le QE.

 

Quel est le but politique d’un QE ?
Sauver l’économie, augmenter la valeur du parc immobilier en ayant de bas taux d’intérêts et stimuler l’emploi.

 

Quel est le but réel d’un QE ?
Sauver le système bancaire d’un pays.

 

Est-ce que ça fonctionne ?
Le QE1, le QE2 ont prouvé qu’ils n’ont pas fonctionné.  Donc la réponse est non pour l’économie, non pour le parc immobilier non pour stimuler l’emploi,. oui pour l’inflation.  Dans le sens que ça fonctionne pour l’inflation car elle est stimulée d’une façon incroyable.

 

Comment se fait-il que l’inflation américainen’augmente pas à des niveaux ‘fin du monde’ comme plusieurs appréhende ?
Parce que le gouvernement américain change constamment la façon de calculer l’inflation dans le but de ramener la croissance de celle-ci à des niveaux satisfaisant politiquement parlant.

 

Mais quand on regarde le taux de chômage aux États-Unis, en quoi la situation est si catastrophique ?
Le gouvernement américain change continuellement sa façon de calculer le taux de chômage.  En réalité le taux de chômage lorsqu’il est publié, c’est le nombre de bénéficiaire d’indemnités de chômage par rapport à la population active, le ‘work force’ comme dise les américains.  Malheureusement lorsque les indemnités d’assurance chômage cessent parce que la durée est terminée pour son prestataire, cela retire des statistiques un chômeur et l’histoire des statistiques d’emplois du gouvernement américain ne dit pas s’il s’est trouvé du travail ou pas.  John Williams, un statisticien, a révélé que le réel taux de chômage des États-Unis, autrement dit, le nombre de personne qui ne travaille pas par rapport à la population active serait de l’ordre de 23%.

Évidemment ce serait un suicide politique pour un gouvernement qui annoncerait officiellement via ses chiffres d’emplois que le réel taux de chômage est de 23% et qu’en plus plus de 40 millions d’américains doivent recourir aux timbres alimentaires pour se nourrir chaque jour.

 
Pourquoi le dollar américain n’affiche t-il pas sur le terrain la dévaluation dont vous parlez ?
Vous voulez rire, regarder la dévaluation constante du dollar américain face au prix de l’or et versus le coût de la vie là-bas.

 

Pourquoi les bourses sont-elles stimulées par les QE ?
Simple, les banques ont tous de grandes sociétés de courtage et ils achètent massivement sur les marchés boursiers américain ce qui fait monter les indices.

 

Les États-Unis sont la plus grosse économie du monde, ils ne peuvent pas être affectée comme le Zimbabe ?
Oui tout à fait ils vont être affecté et de façon exponentielle.   Le problème américain est encore pire.  Le gouvernement américain a besoin d’emprunter près de 5 milliards par jour pour fonctionner.  Les américains ont une économie surendettée.   Le contribuable américain ne voit pas cela car le gouvernement empêche une hausse d’impôts ou l’instauration d’une taxe de vente nationale en empruntant.  Autrement dit, ils envoient par en avant le problème.
Cela peut durer tant que la capacité d’emprunt du gouvernement sera réelle.

 

Qui prête autant d’argent aux américains et pourquoi ?
La Chine est un gros créancier du gouvernement américain, sa seule motivation de le faire est de maintenir un certain pouvoir d’achat du consommateur américain pour les exportations chinoises et aussi d’empêcher le dollar américain de tomber et qu’ainsi le cheap labor soit aux États-Unis au lieu d’être en Chine.

 

N’est-ce pas un risque élevé pour la Chine de toujours prêter de l’argent aux américains ?
Le risque n’est pas élevé, il est calculé.  Lorsque la Chine aura diversifié son économie au point de se passer des 300 millions de consommateurs américains, ils vont abandonner les États-Unis en revandant graduellement sur le marché la dette américaine.

 

Quelles sont les conséquences de cela et dans le temps on parle de combien d’année avant que cela arrive ?
La conséquence directe de cela est une dévaluation rapide du dollar américain, une non solvabilité au niveau internationale ce qui entraînera des hausses du coût d’emprunt pour les États-Unis.    Viendront ensuite l’implantation de mesures austéritaires aux États-Unis un peu comme on voit présentement en Grèce.  Dans le temps je dirais n’importe où d’ici 2020.

 

Que peuvent faire les américains pour s’en sortir ?
À mon avis rien, le point de non retour est déjà franchi.
Le gouvernement qui voudra instaurer une taxe de vente nationale, etr augmenter les revenus du gouvernement soit en imbécilement rehausser les impôts ou en instaurant un protectionniste courera à sa perte.  C’est politiquement suicidaire de tenter toute action drastique qui permettrait de tenter un ‘sauvetage’ de l’économie américaine.

 

Quelles genres de mesures drastiques le gouvernement américain devraient adopter ?
Tout d’abord stimuler l’épargne et freiner l’hyper consommation en instaurant une taxe de vente nationale de 10% à 15% et en diminuant les impôts des contribuables.

Ensuite, diminuer drastiquement leur budget militaire de 60% à 75% et arrêter de se prendre pour les policiers du monde.

 

Est-ce que le Canada est à l’abri d’un phénomène similaire qui toucherait les américains?
Non.  Les conséquences seront encore pire au Canada.  Ici le système bancaire repose sur cinq grandes banques et un gouvernement qui les aide grandement via la SCHL.   La SCHL, société de la couronne qui assure les prêts à risque des acheteurs de maisons, a un passif lourd à son bilan.  En 2008 lors de la crise monétaire, le gouvernement canadien a pompé 500 milliards dans la SCHL pour supporter le système bancaire canadien.  Autrement dit, il a augmenté la dette du Canada de 500 milliards pour empêcher l’immobilier de tomber au Canada. Aussi rappelez-vous qu’actuellement pour 2011, l’économie canadienne est majoritairement dépendante des États-Unis.

 

Pensez-vous que le marché immobilier canadien pourrait tomber?
Sans équivoque.  Rien ne justifie qu’une maison soit plus dispendieuse à Montréal et que son équivalent soins largement moins coûteux à Dallas, St.Louis,Atlanta ou autres grandes villes américaines.  Le problème au Canada c’est que le niveau d’endettement des contribuables est très élevé en dehors de leur dette hypothécaire.  Si l’immobilier devait descendre, la SCHL aurait besoin de centaines de milliards pour empêcher de se retrouver avec des dizaines de milliers de maisons sur les bras.  Quand surviendra une telle mesure, tant et aussi longtemps que l’acheteur de maison voudra s’endetter pour le faire alors que son revenu moyen disponible continue d’être éroder mois après mois.

 

En quoi comparez-vous le marché immobilier canadien en ce moment?
Tulipomania.   Wikipedia explique bien le phénomène.

Le même genre de folie gagne le marché immobilier canadien.  Si vous en voulez la preuve aller à Montréal le long du boulevard Crémazie, entre l’Avenue Papineau et le boulevard Saint-Laurent il y a eu et a présentement des projets immobiliers de condos à des prix cruellement élevé et ce avec l’autoroute métropolitaine à moins de 750 pieds de votre lit, parfois même à moins de 200 pieds dans le cas du projet Le Liguori qui vend des unités à partir de 183 000$ + taxes.  Je vous épargne le projet de condos André-Grasset dans je ne sais plus quelle phase expansionniste.  Je connais personnellement une personne qui a vécu dans une de ces unités bâties, c’est de la construction bon marché qui dépérie rapidement.  Par exemple, les planchers ne sont même pas droit, après quatre ans où le condo a été construit.

Tulipomania, voilà ce qu’est l’immobilier canadien.

 

Que faire comme investisseur pour se préparer à l’hécatombe du dollar américain ?
De un il va de soi ne pas avoir de dollars américains et surtout avoir de l’or et de l’argent, le métal ici bien sûr.

Les gouvernements de la terre entière pourront toujours imprimer les quantités de billets qu’ils veulent mais ils ne pourront jamais imprimer des onces d’argent ou des onces d’or.

 

À combien estimez-vous le prix de l’once d’or si jamais le dollar américain subissait une large dévaluation ?

Avant je disais $8500 l’once d’ici 2020, maintenant je dis, sky is the limit.

 

En termes de dollars canadiens ?
Comme la monnaie canadienne n’est pas plus solide que le dollar américain, sauf en apparance car Jim Rogers est un fervent du dollar canadien, l’once d’or vaudra sensiblement la même chose en dollars canadiens.

 

Y aura-t-il un QE4 ?
Oui sans équivoque.  Je m’attends à un nouveau QE à chaque 12 à 18 mois de la part de la réserve fédérale américaine et ce pour au moins les les 10 prochaines années.

 

Hausse du prix de l’essence, la désinformation des médias québécois

Ce matin j’ai été hors de moi quand j’ai lu cette nouvelle sur TVA Nouvelles comme quoi la hausse du prix de l’essence à la pompe c’est la faute à l’Iran.

Euh non !

C’est la faute aux américains qui sanctionnent l’Iran car ils ne veulent pas que ces derniers aient supposément l’arme atomique.

On revient au même sempiternel discours que tenait W. Bush avec l’Irak… vous vous souvenez?

Finalement il n’y a jamais eu traces d’armes atomiques en Irak.

Maintenant c’est l’Iran.

So what ?

La Corée du Nord possède l’arme atomique et les États-Unis s’en contrefichent.

Alors les américains se tirent dans le pied en sanctionnant économiquement l’Iran, en fait j’en ai déjà parlé longuement dans un précédent article, les américains punissent surtout l’Europe, un grand rival économique pour eux.

Mais là où j’en ai marre ce matin c’est de cette désinformation des médias québécois.

Tellement mauvaise comme désinformation qu’on pousse même l’article dans un ridicule profond.

Il est mentionné noir sur blanc que pour un automobiliste qui utilise une fourgonnette par rapport au prix de 2011, que cela lui en coûterait 1 000$ supplémentaires pour rouler 20000km par année.

C’est d’un ridicule déconcertant car oui les calculs tiennent pour une mini-fourgonnette qui consomme 12 litres du 100km, qui conduit cela ?

Peu de gens.

Le 1000$ ne tiens jamais pour une Yaris, une Honda Civic, une Honda Fit, une Nissan Versa, une Nissan Sentra, une Hyundai Elentra ou encore une Toyota Corrola ou une Toyota Echo plus âgée ou une Hyundai Accent.  Je viens de vous nommez là les modèles qui représentent actuellement plus de 50% du parc automobile du Québec.

Dans le cas d’une Corrola, nous parlerons d’une hausse d’à peine 600$ par année, soit moins de 12$ par semaine.

Rien pour écrire à sa mère.

Mais avec la propagande journalistique nord-américaine, ce que les lecteurs retiendront de l’article c’est qu’à cause de l’Iran ça va leur coûter 1000$ de plus par année en essence.

C’est pourtant la faute aux États-Unis.

Car si les américains avaient dit à Hugo Chavez, président du Vénezuela, détenteur des plus grosses réserves de pétrole de la planète, de pallier à la production iranienne, le prix du pétrole ne serait jamais emballé.

Mais bon, les cowboys américains veulent dans le fond saigner à blanc l’économie européenne.

Si vous croyez que le prix de l’essence à 1,44$ est dispendieux à Montréal, à Marseille il était ce matin (le prix S95) entre 1,56 euros le litre, soit l’équivalent en dollar canadien de 2,08$ le litre.

Si vous pensez qu’à 1,44$ le litre l’essence est chère, attendez que mes prédictions sur un baril de pétrole à $200 se réalisent, vous verrez rapidement un litre d’essence à 2,50$ à Montréal.

Peut-être que là des gens se réveilleront et se diront que peut-être qu’ils surconsomment en essence annuellement et que la 2e voiture est peut-être pas nécessaire.

Bref.  Ce n’est pas de la faute de l’Iran.  Directement c’est la faute des américains, l’Iran elle, ne fait que réagir aux sanctions économiques et il existe des moyens pour palier à l’Iran qui diminue ses exportations pétrolières mais on dirait que les américains ne veulent pas l’entendre.

Pourtant le Canada, le Venézuela pourrait palier à la baisse des exportations pétrolières américaines.

Mais le problème demeure pour certains politique et non économique moi je vous dis que le problème est tout simplement américain.

En termes d’investissement, est-ce bon d’acheter des compagnies pétrolières dans la situation actuelle.

Oui,

J’aime particulièrement la canadienne Suncor Energy. SU le symbole au TSX.

Si vous vous demandez que fait Suncor.  Bien je vous répondrai par deux noms.  Petro Canada et Sunoco.  D’autres questions ?

Valero Energy du côté américain est intéressant.  Que fait Valero Energy?  Pour les québécois je vous dirai un seul mot:  Ultramar.  VLO comme symbole au NYSE.

Pour les extrêmistes qui croient que les américains ou via les israéliens que l’iran serait bombardée éventuellement.  Oui si cela survenait, le baril de pétrole pourrait monter à $175 le baril et vous auriez là un litre d’essence à 2,10$ à Montréal.

À mon avis cela est inévitable bombardements ou pas.  Les bombardements ne ferait qu’accélérer la hausse du baril de pétrole, hausse qui de toute façon est inévitable à long terme.

CDPQ: malheureusement heureux d’un 4%

février 23, 2012 1 commentaire

Le gouvernement Charest est heureux du rendement de la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec (CDPQ) de 4% pour l’an 2011.

Wow !

Sérieusement c’est très malheureux comme situation.

Avec toutes les risques pris, la CDPQ a obtenu ce faible rendement.

En ayant pris aucun risque, le commun des mortel peut obtenir 1,5% chez ING Direct.

Je suis certain que si la CDPQ appelait ING Direct pour faire un gros dépôt de 159 milliards, elle pourrait facilement obtenir du 2,5% et clairer tout son monde, résultat final, elle obtiendrait du 4%.

Non mais sérieusement, 4%.  C’est une grosse farce.

Mais là où on nous rit dans la face c’est ici.

La catégorie action a fait mal avec une performance de -4,2%.

La catégorie «Revenus fixes» a généré un rendement de 10,4%, alors que les dettes immobilières ont fait 15%.

La catégorie des «Placements sensibles à l’inflation», affiche un rendement de 13,9%. Le portefeuille «Immeubles» a généré un rendement de 11%.

Donc toutes les catégories sont hautement positives sauf les actions et le rendement global est à 4%.

Y quelque chose qui cloche à la CDPQ.

Quant à moi il faut fermer ça, cette institution coûte trop cher pour les rendements qu’elle obtient.

On met ça dans ING Direct, on clair tous les employés de la CDPQ et tous les québécois seront gagnants plutôt que de voir la face de looser lanconique à Sabia après l’annonce des résultats à chaque semestre.

Mieux encore, on met 50 milliards en or et le reste chez ING Direct.

Tous les québécois collectivement seront gagnants.

 

Intel… mmm je vendrais !

février 22, 2012 12 commentaires

J’aime bien Intel une entreprise techno très innovatrice.

Mais à voir les ventes chuter de Dell un des grands vendeurs d’ordinateurs, cela me laisse croire que le marché du PC est saturé.

Je pense qu’il est temps de vendre les actions de Intel et d’acheter sous les $23,50.

Pour les investisseurs long-termes, Intel va atteindre les $35 d’ici cinq ans.

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Si la force du dollar canadien était la réelle raison du refus de Keystone XL par les États-Unis ?

février 20, 2012 1 commentaire

Ce matin le pétrole est en hausse encore sur les marchés.  Ce qui fait que le pétro-dollar, le dollar canadien, a surpassé la valeur de la monnaie de nos voisins du sud.

Cela m’a fait penser à une chose.

Que nos voisins du Sud on un appétit insatiable pour le pétrole.

S’approvisionner davantage au Canada grâce au pipeline Keystone XL?  Non merci a dit Obama !

Diantre, ils ont la possibilité de s’approvisionner à proximité de leur pays plutôt que d’importer le pétrole du Golfe Persique.

Et bien ils ont dit non !

Bien que les ventes du pétrole se fasse en dollars américains sur la plupart des transactions pétrolières (il y a des exceptions comme l’Iran qui demandait à ses clients européens d’être payé en Euros), il est évident que le pétrole canadien coûte plus cher aux américains.

À quoi bon pour les entreprises canadiennes de recevoir un dollar américain qui s’affaiblit plutôt que d’être payé en dollar canadien ?

Quoi qu’il en soit, le premier ministre Stephen Harper est allé vendre les mérites de notre pétrole aux asiatiques ce qui fait que notre économie va dépendre de moins en moins des États-Unis.

Nous sommes encore dépendants à 80% des américains, évidemment, on veut comme pays être de moins en moins dépendant d’eux, alors qu’ils sont en train de crouler, on ne voudrait pas que notre beau Canada sombre en même temps qu’eux.

Est-il trop tard?

Je crois que oui mais malgré tout c’est une bonne chose de diversifier sa clientèle.

En termes d’économie, un pays se doit d’être le moins monolithique possible.

Prenons le cas du Vénézuela.  La majorité de l’économie de l’État vénézuelien dépend du pétrole et du tourisme.  Tant qu’il y a du pétrole et des touristes ça va mais est-ce viable à long terme?

Quand on regarde l’Arabie Saoudite et ses voisins immédiats qui se sont lancés à planche dans l’immobilier, on voit bien qu’ils essaient de développer une économie moins monolithique actuellement basée essentiellement sur le pétrole.

Comme les réserves de pétroles saoudiennes fondent comme neige au soleil, il est aussi peut-être trop tard pour eux.

Quoi qu’il en soit, Keystone XL a été refusé par les américains, mais plus le coût du pétrole sera élevé, plus ça leur coûtera cher à importer.  Donc Keystone XL n’est pas mort, loin de là.

Et il y a aussi de fortes possibilités d’un après Obama en novembre prochain, si jamais le pire président de l’histoire des États-Unis ne remportait pas ses élections.

Est-ce le temps d’investir dans le pétrole?

Oui et n’ayez pas peur des quelques pseudos technologies coûteuses qui remplacent la voiture à essence.  Ça fait 30 ans que j’entends parler de voitures électriques, ça fait 30 ans que je n’y crois pas et je pense que ce sera la même chose pour les 30 prochaines années.

La voiture électrique n’est pas viable financièrement.  De un parce que son coût d’achat est trop élevé, de deux pour les pîèces de par leur rareté, dû à leur faible production.

Oui la Volt a sauvé GM parce que le gouvernement américain a injecté des milliards dans GM pour la sauver.

Mais la Volt est loin d’être une voiture qui se vend beaucoup aux États-Unis et on ne connait pas sa fiabilité.

Oui je sais, il y a des compétiteurs à la Volt…

Tous une vraie farce.

Le pétrole est encore là pour 20 à 25 ans et vous pouvez y investir en dormant sur vos deux oreilles.

De plus la plupart des compagnies pétrolières vendent aussi du gaz naturel, l’énergie du future en matière de transport.

Pour revenir au prix du baril de pétrole, actuellement ce sont les américains qui sont directement responsable de sa hausse à cause des sanctions imposés à l’Iran.

Mais le tort causé est davantage à l’Europe qui est très dépendante du pétrole car elle en produit peu par rapport aux américains.

Le conflit iranien va se régler rapidement parce que la Chine et la Russie ne laisseront jamais faire les américains à vouloir faire des frappes sur les installations iraniennes qui auraient supposément le nucléaire.

Les États-Unis doivent prendre leur trou ce en quoi le baril de pétrole pourrait monter à $200 assez rapidement vu qu’en même temps de davantage de tension en Iran, le dollar américain est dévalué sur les marchés.

Car souvenez-vous de ceci par rapport aux États-Unis:

- que leur dette à dépasser leur PIB
- qu’il y a 23,1 millions de sans emploi sur une population active de 141 millions ce qui donne un réel taux de chômage du double des statistiques officielles du gouvernement
- que 47 milions d’américains doivent se nourrir chaque jour avec les timbres alimentaires issus par le gouvernement.

Donc les américains devraient prendre leur trou au lieu de jouer aux policiers de la planète.

Ils n’ont plus les moyens d’être la police du monde.

Et vous investisseurs bien acheter de l’or car le gros soubresaut dans l’or viendra après l’élection présidentielle.  En 2013, on risque de voir le prix de l’once d’or s’envolée car RIEN NE VA PLUS AUX ÉTATS-UNIS.

Dites-vous une chose, la Grèce d’aujourd’hui, c’est ce qui arrivera avec les États-Unis demain.

En 2020 le paysage des plus grandes économies de la planète aura beaucoup changer.

Au premier rang on retrouvera la Chine, ensuite l’Inde, puis, non loin derrière le Japon, puis les États-Unis, ensuite l’Allemagne (dans un Euro qui n’existera plus) et le Brésil.  Le Venezuela, première réserve de pétrole au monde, sera alors dans le top 10 des économies du monde.

Voilà quelles seront les plus grandes économies du monde en 2020.

2020, c’est dans moins de 8 ans les amis.

Les grands rassemblements du G8 et du G20 risquent d’avoir de nouveaux membres.

Et finalement, qui dit qu’en 2020 les États-Unis actuelles ne seront pas éclatés en multiples pays ?

Alors le pétrole, investissez-y et dormez sur vos deux oreilles.

 

Pétrole: quand les américains sanctionnent l’Europe via l’Iran

février 19, 2012 33 commentaires

On sait tous que les américains, Israël et les Européens accusent l’Iran de vouloir développer l’arme nucléaire.

Tout d’abord là-dessus mon point de vue est le suivant. Si la nation la plus dangereuse du monde possède l’arme nucléaire, voire les États-Unis, alors pourquoi l’Iran ou bien d’autres pays n’auraient pas le droit de l’avoir parce qu’ils ont un dictateur à la tête de leurs pays ?

Quand on regarde le Pakistan, ils l’ont eux aussi et longtemps c’était un dictateur qui était à la tête du pays.

Ha mais oui c’est pas pareil, il était du bord des américains.

Bien oui, tout à fait du même bord, Ousamma Ben-Laden s’y cachait depuis que les américains le traquaient après les attentats du 11 septembre 2001.  Tu ne peux pas avoir meilleur allié que ça. (sic!).

Maintenant voilà qu’on apprend ce matin que l’Iran a cessé de vendre son pétrole à la France et l’Angleterre.

Cela signifie une chose.  Que si le deuxième pays de l’OPEP diminue ses exportations de pétrole, bien les prix vont monter en Europe.

C’est là que la stratégie américaine fonctionne et ce via l’Iran.

L’Europe, première économie mondiale devant les américains, est un grand compétiteur pour nos voisin du sud.  Ainsi en les privant de pétrole sous de fausses sanctions économiques à l’Iran, tout à coup l’adversaire économique des américains encaissent de durs coups.

C’est brillant de la part des américains diront certains, moi je vous dis que c’est machiavélique.

Malgré que les importations de pétrole de la France en provenance de l’Iran ne représentent que 3% de la consommation française, c’est assez pour causer bien du tort au prix de l’essence en France.

La gazole, l’équivalent de notre essence ordinaire, est à 1,86$ le litre en France.

En Angleterre, les prix sont légèrement plus élevés de 4,5% par rapport à la France.

Les consommateurs européens sont littéralement étouffés par les sanctions imposés à l’Iran et dont cette dernière a décidé de pousser le tout à l’extrême, question de mettre de la pression sur l’Europe.

Est-ce le temps d’investir dans le pétrole?

Moi je dis que oui parce que la demande chinoise, indienne, brésilienne est continuellement en hausse et leur soif de pétrole est insatiable.

Rappelez-vous que Jeff Rubin voit le pétrole à $300 le baril.

C’est clair pour moi que ça s’en va là aussi.

Ce n’est qu’une question de temps, en bourse, il faut être patient et non constamment changer son portefeuille selon la direction de la queue du veau.

Barack Obama le dernier président des États-Unis tels que nous les avons connus ?

février 12, 2012 4 commentaires

Je crois sincèrement que Barack Obama sera le dernier président des États-Unis tels que nous les connaissons actuellement.

C’est fini !

Ils sont trop endettés, c’est le point de non retour, la première économie mondiale est la future Zimbabwe.

Le dollar américain ne vaut virtuellement plus rien.

Pourquoi donc ?

Parce que le gouvernement américain ne cesse de s’endetter et la populaiton n’en finit plus de ne pas travailler.

Selon les chiffres du gouvernement le taux de chômage est de 8,3%.

Pourtant lors du dernier mois plus de 1 million de personnes ont disparu de la population active.

Ainsi après 27 semaines de prestatations de chômage, vous n’êtes plus dans les chiffres sur l’emploi ni sur le chômage.

Donc plus de personnes travail versus la population active totale.

Pire encore le gouvernement a encore modifié sa façon de calculer l’inflation.

Selon John Williams, c’est plus d’un américain sur 5 qui ne travaille pas aux États-Unis.  1 sur 5 c’est un taux de chômage de 20% ça mes amis.

47 millions d’américains bénéficient s’alimentent à partir de timbres alimentaires distribuer par le gouvernement.

Olivier Delamarche nous explique bien ce que j’essaie de vous expliquer depuis des mois et qui me pousse à continuer de croire à une once d’or au delà des $8500 l’once et peut-être davantage.

 

Pour moi c’est clair, les États-Unis vont éclater en multiples états tout comme l’Ex-URSS ou l’Europe actuel.

La vedette de l’heure à la bourse aux États-Unis: Imperial Sugar

février 10, 2012 2 commentaires

C’est incroyable la remontée de l’action d’Imperial Sugar au NASDAQ – IPSU.

Wow !

Où ça s’arrêtera?

Aucune idée mais rien ne peut empêcher l’action de continuer à monter.

PS: les stocks (voire actions) d’or devrait connaître une telle remontée d’ici la fin de l’année.  Leur seule chute ou leur stagnation est attribuable aux manipulations américaines des statistiques publiées.  Cette semaine en entrevue, Jim Rogers racontait que les États-Unis ont encore modifié la façon de calculer l’inflation pour ainsi que le chiffre dévoilée soit le plus bas possible.  Quelle arnaque !  Mais ce genre de manipulations ne fera que propulser l’or à des sommets encore plus vertigineux que le plus bullish sur l’or.  Pour le chômage John Williams a bien prouvé que les États-Unis manipule leurs chiffres d’emplois.  Évidemment comme nous sommes en élections présidentielles. tout sera manipulée pour bien faire paraître une des pires administration de l’histoire des États-Unis.

 

Bombardier, division aéronautique, il n’y a pas de fumée sans feu.

février 8, 2012 7 commentaires

Hier tous les journaux financiers de la planète rapportait une rumeur que Bombardier s’apprêterait à vendre en tout ou en partie sa division des avions commerciaux à la société chinoise Comac.  Tout cela a été initié par le journal allemand Handlesblatt.

Bien que Les Affaires d’aujourd’hui titre “Bombardier: une fusion chinoise aurait du sens”, je suis d’accord mais pas pour le Québec, cela ne ferait aucun sens.

En aucun temps les employés de Bombardier de Saint-Laurent sont compétitifs face à une main d’oeuvre asiatique.

Une telle transaction serait catastrophique pour le Québec des centaines voire quelques milliers d’emplois dans le domaine aéronautique disparaîtrait du Québec.

Pour les actionnaires de Bombardier, cela mettrait un peu de baume sur cette société cribler de dettes qui s’accroche aux mamelles des états voulant la subventionner et qui ne va nulle part en bourse depuis un sommet de 26$ en 2000 (il y a 12 ans sic!), sommet qui semble vertigineux après la chute incroyable des actions.

Quant à moi je vous dis que Bombardier doit se scinder en deux sociétés distinctes, afin de donner le meilleur potentiel de rendement aux actionnaires.  Mais la famille tiens absolument à conserver le contrôle.

Acheté des actions de Bombardier?

Vous voulez rire?

Tenez vous loin de cette entreprise.  Les actions ont rapporté 1,47% en cinq ans.

Un CPG vous aurez rapporté plus et avec moins de risque.

À moins que l’entreprise annonce qu’elle se scinde en deux entités distinctes, oubliez ça.

Je maintiens ma recommandation de ne pas en acheter et pour ceux qui en ont, faites à votre tête moi je vous dis de vendre, le marché est bien garni d’actions offrant un potentiel d’appréciation supérieur à Bombardier.

 

 

Pourquoi les prix sont-ils plus élevés au Canada qu’aux États-Unis

février 8, 2012 3 commentaires

On y revient encore à la sempiternelle question à chaque fois que le dollar canadien touche la parité avec le dollar américain.

Pourquoi les prix sont-ils plus élevés au Canada qu’aux États-Unis et ce sur une foule de chose?

C’est cet article de ce journal de plus en plus à gauche qui m’a fait réagir et encore plus quand je lis qu’un économiste de la Banque de Montréal, Douglas Porter, arrive à la conclusion que les prix sont plus élevés au Canada en moyenne de 20% et que Bruce Cran, probablement un imbécile en matière économique, de l’Association des consommateurs du Canada affirme qu’il est surpris de cela.

Bien mes chers lecteurs je vais vous expliquez l’économie 101 pourquoi les prix sont plus chers au Canada et ce avant taxes.

Tout d’abord comment se fait-il qu’une camionnette fabriqué au Canada peut se vendre moins cher de 5 000$ à 6 000$ aux États-Unis ?

Simple.  Il y a 9 fois plus de consommateurs aux États-Unis.

Dois-je vous rappelez qu’ils sont 301 millions et que nous sommes 33 millions ?

Plus par exemple Chrysler vendra de camionnette aux États-Unis, plus elle peut se permettre de baisser son prix.

Si vous aviez un commerce disons une boucherie et qu’un client vient vous commander 250 livres de steak haché et qu’un autre client veut 2 livres.  À qui ferez-vous le meilleur prix?

Le pouvoir d’achat des concessionnaires Chrysler aux États-Unis est beaucoup plus grand que ceux des concessionnaires canadiens.  Leur rapport de vente est 9 fois plus élevés.  Alors il est normal qu’ils vendent là-bas une camionnette de 5 000$ à 6 000$ moins chère qu’au Canada.

En électronique, les prix varient aussi.  Encore une fois ici il y a le phénomène de la population plus grande aux États-Unis mais aussi au Canada la concentration des revendeurs.

Ici juste pour magasiner une télé, vous n’avez pas un grand choix de détaillants par rapport aux États-Unis et le duopole Best Buy et Future Shop en mène tellement large, qu’il y a même des marques de télé qui ne sont pas disponibles au Canada et qui le sont aux États-Unis.  Je ne dis pas qu’ils contrôlent les prix, mais ils contrôlent l’offre.  Bien évidemment Best Buy vend beaucoup plus de téléviseurs aux États-Unis à un bassin de 301 millions de consommateurs qu’elle peut en vendre ici au Canada via Best Buy et Future Shop aux consommateurs canadiens.  C’est encore une fois le pourquoi que les prix sont moins chères aux États-Unis et là je parle avant taxes bien sûr.

Les livres maintenant.  Bon je pense que vous comprenez le principe mais je vais vous l’expliquer encore et ce dans deux volets.  Prenons par exemple la biographie de Steve Jobs, vous savez la grosse brique.  Le prix couverture rigide pour l’édition anglaise, aux États-Unis.  $17.49 US.  Au Canada, 18,50$.  Environ 10% plus cher.  Pourquoi?  Bien évidemment encore une fois les amis, les américains sont 9 fois plus nombreux que nous.  C’est payant d’acheter sur gros volume et évidemment les consommateurs là-bas en bénéficie.

Maintenant pourquoi l’édition française du même livre est à 30$ ?   Bien vous savez, c’est encore une question de consommateurs et aussi les coûts de traduction.  Il y  a beaucoup moins de francophones au Canada, tout au plus nous sommes 7 millions d’un océan à l’autre versus un bassin de plus de 200 millions d’anglophone en amérique du Nord.  Vous venez je crois de comprendre pourquoi le livre est plus cher en Français.  En Espagnol aux États-Unis, $22.78.  Tout de même 30% plus cher que le prix de l’édition anglophone.  Bien sûr il y a beaucoup plus d’anglophones aux États-Unis que d’hispanophones.

Vous comprenez, tout est un rapport de masse.  De l’offre et de la demande.  De rabais de gros.

Pourquoi pensez-vous qu’un DVD vendu chez Wal-Mart est souvent moins cher que le même DVD vendu chez HMV?  Une question de pouvoir d’achat.  Wal-Mart Canada doit commander disons 25 000 éditions de ce DVD contre peut-être  1 500 pour HMV Canada.  Évidemment le distributeur fera un meilleur prix à Wal-Mart Canada.

C’est la même chose pour les chips Pringles nature.  Beaucoup moins cher chez Wal-Mart à comparer à Métro.  Normal Wal-Mart Canada doit commander de chez Procter & Gamble environ  2 millions de caisses de ces chips par année et sûrement sous promesse d’en commander 9 fois plus que son pendant américain en commande pour le marché des États-Unis versus peut-être 250 000 caisses par année chez Metro.  À qui croyez-vous que Procter & Gamble offrira le meilleur rabais?  Évidemment à celui qui achète le plus.

Même chose sur les taux de cartes de crédit aux États-Unis qui sont beaucoup plus bas qu’au Canada.  La masse de consommateurs et plus de concurrence.  Ici les cartes de crédit sont à 80% entre les mains des grandes banques et des plus petites comme la Laurentienne.  Aux États-Unis il y a beaucoup plus de banques qu’ici.  En plus les canadiens sont plus endettés que les américains, quand vous êtes plus endettés, évidemment les banques courent un plus grand risque, donc ils vous offrent un taux plus élevé.

Voilà arrêter de brailler qu’on devrait payer les items le même prix ici et aux États-Unis uniquement parce que la devise canadienne est quasiment au même niveau que la devise américaine ou encore parce que le produit est fabriqué ici.

Quand Best Buy Canada négocie ces loyers versus ces loyers aux États-Unis, où pensez-vous qu’elle paie plus cher ces loyers?  Évidemment au Canada.  Donc tout ça transpire dans la facture aux clients canadiens.

Les entreprises paient plus d’impôts ici qu’aux États-Unis.  Encore une fois ça se reflète sur le prix des items en vente.

Ensuite, il y a un autre problème.  L’étendu du territoire.  C’est grand le Canada même si 70% de la population vie à moins de 250 km de la frontière américaine, il est large le pays.  De Halifax à Vancouver c’est long longtemps, 6 230 km pour être plus précis.  Ça augmente les coûts de distributions, encore une fois ça se réflète sur le prix vendu aux consommateurs.

Sur une distance beaucoup moins grande aux État-Unis, disons de Boston à Los Angeles soit 4 800 kilomètres, il y a près de 297 millions de personnes avec de fortes concentration dans plus de 20 grandes villes américaines dont Chicago, New York, Los Angeles qui à elles seulent ont plus que la population du Canada si ont inclus leurs banlieurs de moins de 30km de la ville.

C’est le même phénomène sur les tarifs cellulaires.  Aux États-Unis il y a plus de compétition, plus de consommateurs et un pays beaucoup plus petit que le notre. Ce n’est pas étonnant que les prix ici sont 30 à 50% plus dispendieux en matière de télécommunications.

Le câble et la télé satellite, même chose!   Aux États-Unis il y a de la concurrence et beaucoup plus de consommateurs.  Prenez le cas de AT&T/Comcast, elle déssert à elle seule aux États-Unis 22 millions de clients. Bell et Vidéotron ensemble n’ont même pas cela et doivent desservir, surtout dans le cas de Bell, un réseau plus grand qu’aux États-Unis.

Le prix de votre connexion Internet plus chère au Canada qu’aux États-Unis.  Même chose, bassin de consommateurs, concurrence, distance. Je reviens à Comcast, elle déssert à elle seule 16,7 millions d’abonnés.  Encore une fois plus que Videotron et Bell mis ensemble au Canada.  Comment voulez-vous que leurs prix ne soit pas meilleurs aux États-Unis qu’au Canada?

Là j’entend un Robert me dire “Ouais mais mon beau-frère a été voir à Plattsburgh une motoneige Bombardier et elle se vendait 30% moins chère qu’ici et pourtant elle est fabriquée à Valcourt”.

Sacré Robert je viens de tout expliquer je vais le réexpliquer et le résumer en une phrase.

Distance, concurrence, bassin de consommateurs, impôts aux entreprises et je ne parle pas des taxes de ventes.

Bon y a pas encore compris…

Quand le représentant de concessionnaires américain qui vend des motoneiges de Bombardier en commande pour un marché de disons 80 millions de consommateurs (je doute que ça se vende fort en Floride, au Texas ou au Nevada) bien évidemment encore une fois le marché est pas mal plus grand que le marché canadien où disons qu’il y a peut-être 3 millions de consommateurs potentiels.   Mais comment ça que 20 millions alors que nous sommes 33 millions au Canada?  Bien mes amis, en excluant Ottawa, Toronto, Vancouver et Montréal où je doute qu’ils se vendent beaucoup de motoneiges, bien le bassin de consommateurs vient de descendre de 8 millions de personnes sans compter les gens qui sont dans la vallée du Niagara ou bien peu de motoneige se fait là tout comme dans la vallée de l’Okanagan.   En comparaison dans tous les états du Nord des États-Unis incluant certains endroits plus élevé en altitude, ils peuvent rejoindre 80 millions de consommateur.

Vous comprenez maintenant pourquoi je continue de dire qu’il faut abolir les impôts aux entreprises.  Ces dernières pourraient abaisser leurs prix et le consommateur serait gagnant et ce même si les taxes de ventes devraient augmenter pour que les gouvernement puisse palier à leurs pertes de revenus sur les impôts versées par les entrerprises.

Arrêtez de brailler et comprenez le système, les chiffres et les différentes variables qui font qu’au Canada on paie plus cher qu’aux États-Unis.

Mais pourquoi n’y a-t-il pas plus de concurrences au Canada par rapport aux États-Unis.  Encore une fois c’est le seuil de rentabilité lié au bassin de consommateurs.  Essayez de démarrer demain matin un commerce de détail électronique.  Il n’y a pas assez de consommateurs ici pour que vous soyez capable de concurrencer avec rentabilité les Best Buy, Future Shop, Centre Hi-Fi et les autres.  Si vous connaissez du succès un autre devra fermer.  C’est ce qui est arrivé à Dumoulin racheté par le Centre Hi-Fi dont plusieurs boutiques Dumoulin ont été fermé pour faute de rentabilité.  Tout ça est économique.

Non il n’y a pas de grande conspiration juste de l’incompréhension des canadiens à comprendre qu’ils sont 9 fois moins nombreux qu’aux États-Unis et aussi qu’ils sont plus taxés mais ça j’ai démontré qu’avant taxes on paie aussi plus cher ici pour tous les facteurs énumérés plus gros.

Si ça ne fait pas votre bonheur, traversez la frontière américaine, restez-y et arrêter de brailler.

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