Investir sur le globe

Blogue qui traite du monde de l’investissement (bourse, or, devises, pétrole etc…)

Archive pour actionnaire

Qui veut encore gambler sur Kangaroo Média avec 3,5 millions de pertes?

Comme vous savez la compagnie québécoise Kangaroo Media conçoit, fabrique, commercialise, vend et loue des systèmes de divertissement audiovisuels portables multifonctionnels et sans fil à des spectateurs d’événements sportifs que ce soit Nascar, la F1, la NFL et le golf.

Hier lors du dévoilement de ses chiffres pour le premier trimestre de son année financière, Kangoo Média affiche des pertes de 3,5 millions, soit 10 cents par action, sur des revenus de 991 000$.  Aie, triple aie!

Note positive, ces liquidités se chiffres à 17 millions alors que sa capitalisation boursière se situe à 13,9 millions de dollar.

Le prix de l’action montre qu’il y a quelque chose qui cloche avec Kangaroo Média.

Ce que le prix de l’action démontre c’est que plus le chiffre d’affaires de Kangaroo Média augmente plus les pertes augmentent.

C’est beau avoir 17 millions de liquidités mais supposons encore 3 trimestres avec des pertes de 3,5 millions chacun.  Les liquidités s’envelorent rapidement dans pareils éventualités.  Ça prendra alors une nouvelle émission d’actions, de débentures ou de bons de souscriptions pour renflouer les coffres de la compagnie.  Pareilles mesures ne font que diluer l’actionnariat de la compagnie.

Kangaroo Média est fier de nous annoncer que les revenus provenant de la F1 ont grimpé de 39 000$ l’an passée à 541 000$ cette année.  Bravo! Belle augmentation mais on parle ici de la F1 où des gens paient des centaines de dollars pour assister aux différents Grand Prix.  541 000$ c’est donc très peu compte tenu du nombres de spectateurs potentiels pouvant louer les appareils Kangaroo Média à chaque événement. 

Ici, la donnée intéressante à publier aux actionnaires seraient d’annoncer le taux de pénétration que réussi à obtenir Kangaroo Média à chaque événement.  Autrement dit sur un nombre X de spectateurs à un événement sportifs, combien en % loue un appareil Kangaroo Média?

Côté investissement, à part espérer le rachat de Kangaroo Média par une compagnie qui aurait davantage de moyens au niveau marketing et déploiement pour les produits de Kangaroo Média, je ne vois pas pourquoi il faudrait acheter des actions de Kangaroo Média.

Quand on regarde le graphique suivant, de l’évolution du cours de l’action de Kangaroo Media, on se rend compte que ce n’est vraiment pas un bon placement depuis 2006 et encore pire depuis 2007.

 

 

EnCana décide de se scinder en deux

La plus importante entreprise du secteur canadien du gaz naturel, EnCana (ECA) a fait savoir dimanche par voie de communiqué qu’elle se scindait en deux sociétés énergétiques distinctes.

Il y aura d’un côté une compagnie pétrolière entièrement intégrée et une autre vouée à la mise en valeur des vastes actifs que possède l’entreprise dans le secteur des gaz non classiques.

Le conseil d’administration d’EnCana a indiqué dimanche que la réorganisation projetée donnera naissance à une société pétrolière intégrée cotée en Bourse dont la croissance reposera majoritairement sur les sables bitumineux albertains.

Cette entreprise, nommée pour le moment IntegratedOilCo (IOCo), aura pour raison d’être la mise en valeur des actifs d’EnCana dans le secteur canadien des sables bitumineux et dans le secteur américain de la raffinerie, avec une base de production de gaz naturel et de pétrole située en Alberta et en Saskatchewan.

La deuxième entreprise, dont le nom temporaire est GasCo, aura pour mandat de faire croître les gigantesques actifs que détient déjà EnCana dans le secteur des nouveaux gaz au Canada de même qu’aux Etat-Unis.

GasCo, qui devrait conserver le nom d’EnCana, représentera environ les deux tiers de la production actuelle et des réserves de l’entreprise.

La naissance des deux entreprises devrait être complétée au début de 2009.

À la Bourse de Toronto, vendredi, le cours de l’action d’EnCana a terminé la journée à 86,52 $.

C’était un pensez-y bien pour la direction d’EnCana.  Je ne crois pas qu’à court-terme ça soit très intéressant pour la compagnie mais davantage pour les actionnaires car EnCana scindée est davantage attirante pour une OPA de la part d’une société étrangère.

Ce qui me laisse songeur sur cette scission c’est pourquoi l’avoir annoncé un dimanche?  Y’a-t-il actuellement des négociations secrètes de fusions entre la direction d’EnCana et d’autres sociétés?

Bref conservez vos actions d’EnCana, c’est la meilleure chose que tout actionnaire de la société peut actuellement faire dans pareille scission.

En espérant que EnCana, ce joyau de l’industrie pétrolière canadienne, puisse demeurer canadienne.

 

L’abandon de l’acquisition de Yahoo par Microsoft est une catastrophe pour Google

Pour Google, c’est une catastrophe.  Microsoft vient de retirer son offre d’acheter Yahoo et dépensera maintenant ses milliards à mettre en place un système de publicité efficace pour ses sites Internet et son moteur de recherche.

Ainsi pour Google, le scénario de l’union Yahoo-Microsoft ouvrait la voie à une panoplie d’excuses devant ses actionnaires et de poursuites devant le département de justice des États-Unis et des autres pays.

Maintenant Google devra faire face à la musique du géant de Redmond qui ne dort plus et qui compte être très actif sur le marché de la publicité Internet.

Si Microsoft a reculé devant la gourmandise monétaire de Jerry Yang de Yahoo, soyez assurés qu’avec 45 milliards en recherche et développement et en acquisitions, elle arrivera un jour à compétitionner Google sur son terrain et peut-être même à arriver faire mieux.

Il n’y a pas que Yahoo qui était intéressante à acquérir pour Microsoft.

La compagnie canadienne Copernic en est une, Teoma en est une autre malgré que cette dernière diffuse les publicités de Google sur son moteur de recherche Ask.com.

Avec 45 milliards les possibilités sont très grandes pour Microsoft et n’aller pas croire que le géant de Redmond vient baisser les bras devant Google bien au contraire.

Après tout Yahoo n’avait que 20,5% de part de marché dans les moteurs de recherche, tout de même situé au 2e rang loin derrière  Google ayant 66,4% de ce marché. Microsoft n’a que 6,6% de ce marché jusqu’ici et Ask.com, de Teoma, en a 4%.

Live.com, le moteur de recherche de Microsoft, est selon moi, l’avenir dans ce milieu avec un nom simple à écrire et se rappeler et tout le potentiel des milliards de Microsoft feront en sorte qu’au courant des prochains mois, si vous ne connaissez pas live.com, vous irez y faire un tour et l’adopterez comme bien d’autres gens ont fait.

Si j’étais actionnaire de Google, je serais bien inquiet de la récente décision de Microsoft de laisser tomber son offre sur Yahoo.

Microsoft abandonne l’idée d’acheter Yahoo… pour l’instant

La direction de Microsoft n’a pas été capable de s’entendre avec celle de Yahoo sur un prix pour l’acquisition de cette dernière afin de procéder à une acquisition amicale.

Ainsi ce samedi soir, la direction de Microsoft, via communiqué de presse, annonçait qu’elle laissait tomber son offre sur Yahoo et qu’elle ne tenterait pas d’aller devant les actionnaires pour faire voter ceux-ci sur son offre à 31$ l’action pour acquérir Yahoo, offre lancée le 1er février dernier.

En discussion avec Yahoo jusqu’à samedi soir, la direction de Microsoft était prête à augmenter son offre à 33$ l’action mais son président, Jerry Yang, co-fondateur de Yahoo, aurait exigé 37$ l’action, ce qui aurait porter l’offre de Microsoft sur Yahoo à 51,8 milliards.  C’est un prix beaucoup trop élevé pour Microsoft compte tenu que l’action de Yahoo se transigeait sous la barre de 20$ avant que Microsoft fasse son offre d’achat le 1er février dernier.

Si vous êtes détenteur d’actions de Yahoo, attendez-vous à une baisse majeure du prix de l’action lundi matin à l’ouverture des marchés.

Sans un partenaire tel que Microsoft, Yahoo ne peut survivre à long-terme, il semble qu’il y est que Jerry Yang sur cette planète qui ne l’a pas compris.

Certes il y a eu récemment des discussions sur l’éventuel possibilité d’un partenariat avec Google pour les publicités, jamais le département de la Justice américain ne laissera passer une telle alliance.  Google détiendrait plus de 80% du marché de la publicité en-ligne avec une telle alliance.

Steve Ballmer, président de Microsoft est un fin renard et il sait très bien que dans 6 à 9 mois l’action de Yahoo se transigera à moins de 15$, peut-être moins et que dès là sa compagnie pourra racheter Yahoo à moindre coûts et convaincre Yang de joindre les rangs de la compagnie de Redmond.

À moyen terme ce qui guette la direction de Yahoo c’est une kyrielle de poursuites d’actionnaires mécontents que Jerry Yang ait refusé l’offre à 31$ de Microsoft.

Que penser des actions de Google?

D’abord à 444,08$ l’action (NASDAQ:GOOG) ce n’est pas donné.

L’action se transige à un court-bénéfice de 33,41 et à 20 fois sa valeur comptable.

En d’autres termes.  C’est exagéré et largement.

De plus les dirigeants de Google lorsqu’ils ont coté les actions de leur compagnie en bourse, ont juré de ne pas fractionné leurs actions.  Google ce n’est pas Bershire de Warren Buffet.  Loin de là.  Google est une compagnie technologique et une marque de commerce très répandue dans le monde.

Bien je vais vous dire quelque chose.  Il serait grand temps qu’il fractionne leurs actions et au moins à un ratio de 10:1.

Pourquoi?  Parce que Google est actuellement surévalué et pas à peu près.

Savez-vous quelle imbécilité j’ai entendu l’autre jour.  Je vous la cite: “Google vont sacrer Microsoft à terre, déjà leurs actions valent 20 fois celle de Microsoft”.  Aye ti-pitt!!!!  T’a riens compris.

Je vais expliquer au ti-pitt, même s’il ne lit pas ce blogue la grande réalité.  Google a une capitalisation boursière de 139,17 milliards. Microsoft, 261,06 milliards.  Donc Microsoft est presque deux fois plus grande que Google. 

Compris ti-pitt?

En fait je ne dis pas que Google subira le même sort mais je trouve la position qu’elle occupe sur le marché des moteurs de recherche bien similaire à la position qu’occupait Netscape au niveau des fûreteurs Internet.

Google domine largement actuellement devant Yahoo et Microsoft mais à la veille du mariage Yahoo-Microsoft, je vous assure que les actions de Google n’ont pas perdu 40% pour rien depuis leur récent haut de 741$.  Ce que je vous parle dans cet article les investisseurs institutionnels en sont bien au courant.

L’alliance Yahoo-Microsoft sera sans merci pour Google.

Aussi Comscore l’a confirmé récemment, la régie publicitaire de Google est sur le déclin.  Les adhérants à Adsense reçoivent moins d’argent et les utilisateurs de Adwords voient leurs coûts monter.  Plusieurs se tourne même vers d’autres solutions.  Comme par hasard, les régies de Microsoft et Yahoo font souvent partie de ses solutions.

Je suis de ceux qui pense que Google a atteint son apogée sur Internet et que la compagnie devra se resaisir. 

De un son moteur de recherche est rendu plus souvent qu’autrement une grosse poubelle.  Les 10 premiers résultats à une expression recherchée sur Google ne sont pas toujours des plus pertinents. Plus souvent qu’autrement je vais chez live.com de Microsoft et sur Yahoo Search de Yahoo où j’obtiens de meilleurs résultats.

De deux distribuer la grande majorité de ces logiciels gratuitement n’a jamais été bien payant pour une compagnie.  Je ne vois pas en quoi Google peut tirer de l’argent de cela sinon de vouloir intentionnelement nuire à Microsoft et compagnie.  Demander à AOL si de distribuer dans vos boîtes aux lettres des centaines de millions de CD gratuits  les a rendu #1 dans leur domaine?

De trois, la régie publicitaire de Google est toujours la #1 mais de jour en jour Yahoo, Bidvertiser, Ad-Brite, Mamma, celle de Microsoft sans compter les régie régionales tels qu’au Canada celle de Canoe et Networld Media lui grugent des parts de marché.

Actuellement Google est largement rentable et le Dr. Eric E. Schmidt, tient bien les rennes de la compagnie devant les deux riches-illuminés que sont devenus les fondateurs de Google, Larry Page et Sergei Bryn.  S’acheter un Boeing 747 pour le convertir en VR volant, ça fait parti pour moi de l’illumination. 

Schmidt n’en est pas à sa première lutte contre Microsoft, en fait ça doit être son karma de lutter contre Microsoft, il était auparavant président de Novell une compagnie qui compétitionnait directement avec Microsoft.

Combien de temps encore le Dr. Schmidt pourra tenir adéquatement Google face à Microsoft?
Avec 14 milliards d’argent dans les coffres de Google la compagnie peut tenir encore longtemps. 
Avec un chiffre d’affaires de 16,5 milliards et une marge bénéficiaire stable aux environs de 25% depuis 3 ans, Google n’est pas encore en peine.

Mais dans l’industrie Internet, ça change rapidement demander aux Netscape et AOL de ce monde.  Le Dr. Schmidt le sait rassurez-vous.

Google est d’après moi un buzz et le buzz tire à sa fin.

Un moteur de recherche comme Live.com ou info.com, beaucoup plus facile à retenir comme nom que google (combien de O déjà?) a plus de chance de survivre.

Attention je ne dis pas que Google court à la faillite mais je crois que Google devra un jour se recentrer car compétitionner Microsoft et compagnie ce n’est pas de tout repos et plusieurs ont abandonné en cours de route.

De grâce n’achetez pas d’actions de Google si vous êtes un anti-Microsoft, je vous le dis, vaut mieux investir en autre chose que Google.  Les sentiments anti qu’on peut avoir contre une compagnie ne font jamais bon ménage en bourse.  Les sentiments négatifs envers une compagnie ne font pas nécessairement monter les actions du ou des gros compétiteurs de cette dernière.

Demandez-vous quels produits lucratifs Google offre-t-elle que ses concurrents n’offrent pas et parfois en mieux? 
Vous en trouverez très peu.

Bref pour l’instant tenez-vous loin des actions de Google.

USANA c’est la débandade boursière… et avec raison.

Le 18 septembre dernier je vous parlais de USANA.

Une bonne compagnie avec de bons produits. Je sais de quoi je parle, je les consomme.
Le hic avec cette compagnie c’est le prix de l’action en bourse (NASDAQ-USNA) qui est passé de 38,68 US$ à 26,22 US$ aujourd’hui en clôture.

Une perte de 32% en 6 mois, ce n’est pas trop fort comme rendement.

Il s’est passé deux trimestres depuis ce 18 septembre et pourtant rien de dommageable n’est apparu dans les rapports trimestriels de USANA. Ventes stables, profits stables à environ 10,35% de marge de profits net.

Le gros problème d’USANA demeure le mode de distribution de ses produits. Par associés. Par vente par paliers. Comme le fameux Amway de l’époque, vous vous rappelez?

Le mode de distribution qui transforme soudainement un ti-clin en grand connaisseur de suppléments nutritionnels et de produits bons pour la santé tout cela au nom du profit.

Avec cette méthode de distribution USANA se prive malheureusement de centaines de milllions de revenus. Vendre un produit Avon ce n’est pas comme vendre un produit USANA. Dans le dernier cas, on impacte directement la santé des gens. Pourquoi se tirer dans le pieds et choisir pareil mode de distribution?

Si les produits USANA étaient en ventes libres, par exemple, en pharmacie, les revenus et les profits de la compagnie serait exponentiels.

Hélas au lieu d’un taux de croissance faramineux la compagnie se contente d’un taux de croissance de ses ventes annuelles de 272,8 millions en 2005 à 374,1 millions en 2007. On parle donc ici d’un taux de croissance annualisé d’environ 18%. Ce n’est pas si mal mais c’est peu comme croissance des ventes pour une compagnie de type “small cap”.

D’une capitalisation boursière de 634 millions américains, la compagne ne vaut plus que 429 millions. Les actionnaires paient très cher le choix du mode de distribution des produits.

Attention, je ne vous annonce pas ici la faillite de USANA loin de là. La compagnie va bien, c’est juste que pour un investisseur institutionnel ou individuel, elle n’est plus attirante. Sa croissance est limitée de par son mode de distribution. Quand une compagnie s’échange à plus de deux fois sa valeur au livre, on s’attend à beaucoup de croissance de son chiffres d’affaires.

Malheureusement lors des dernières années, la croissance du prix de l’action a surpassé la croissance des ventes, d’où la dégringolade en bourse et permettez-moi de vous dire que l’action s’en va tout droit sous la barre des 20$.

De plus le fondateur, Dr. Myron Wentz, a maintenant 67 ans, l’âge de la retraite approche. Est-ce que la relève choisira la continuité de la vision du Dr. Wentz?

Sans aucun doute, achetez l’action d’USANA si un jour ils annoncent un changement radical dans leur mode de distribution. Sinon, tenez vous loin de ce titre, d’autres actions offrent de meilleurs potentiels de rendement.

Introduite en bourse le 7 juin 1996, l’action d’USANA avait alors clôturé à 7,375$ US. Aujourd’hui elle a clôturé à 26,22$ US. Un rendement de 18,85$ US en 11,75 ans. Autrement dit 1 000$ investit dans USANA en 1996 vaut aujourd’hui
3 555$. Donc un rendement annualisé d’environ 11,39%.

À première vue ce n’est pas si mal comme rendement mais c’est peu compte tenu du risque encouru par le détenteur d’une action de type petite capitalisation.

En comparaison et sur la même période l’action de la compagnie NBTY, qui vend des suppléments nutritionnels, cotait 3,0416$ US le 7 juin 1996 pour clôturer à 30,3$ US aujourd’hui. Donc 1 000$ investit dans NBTY en 1996 vaudrait aujourd’hui 10 fois plus.

Pourtant en 1996, NBTY était aussi une compagnie de type petite capitalisation.

Qu’est-ce qui a fait que l’un a réussi plus que l’autre en bourse? Réponse simple: La croissance des ventes.

En l’an 2000 NBTY affichait des ventes de 720 millions américains pour des ventes de 2 014 millions en 2007. C’est collossale comme croissance. Atteindre le plateau des 2 milliards de ventes a été un très bel exploit.

Qu’a fait USANA durant la même période?

En l’an 2000, la compagnie affichait des ventes annuelles de 117,8 millions de $ pour des ventes de 374,1 millions de $ en 2007. Le cap du demi-milliard n’a même pas été atteint.

Certes vous me direz que ce sont des croissances de ventes similaires. Vous avez raison, même que la croissance affichée par USANA a été supérieure. Parcontre l’une vend pour 2 milliards pendant que l’autre vend pour 6,5 fois moins. Là est toute la différence.

Voilà vous me comprenez maintenant avec chiffres à l’appui: USANA se tire dans le pied avec le mode de distribution choisi pour vendre ses produits.

JPMorgan Chase achète Bear Stearns pour… 286 millions.

Hooo voyez-vous ça!

C’est tombé sur le fil de presse ce soir vers 21h, JPMorgan Chase achète Bear Stearns pour 236 millions ou si vous préférez 2$ par action.

Pourtant les actions de Bear Stearns avaient clôturé à 29,91$ vendredi pour une capitalisation boursière de 4,08 milliards.
Bonjour les poursuites d’actionnaires à venir contre les dirigeants de Bear Stearns.

Il faut rappeler que vendredi, la quasi-faillite du géant américain de la finance Bear Stearns, renfloué d’urgence par la Réserve fédérale, faisait craindre que le pire soit encore à venir dans la crise mondiale du crédit.

La banque d’investissement new-yorkaise a dû solliciter l’aide de la Fed pour faire face à une crise de liquidités aiguë et avancer à demain la publication de ses résultats pour le premier trimestre.  Ces actions se sont effondrées de 47% vendredi.

Voilà que maintenant JP Morgan Chase achète Bear Stearns pour une bouchée de pain soit 14 fois moins chère que le prix de clôture vendredi.

Qu’adviendra-t-il maintenant de Goldman Sachs et de Lehman Brothers les deux autres piliers de Wall Street?

Vivront-ils les mêmes difficultés que Bear Stearns.

Même les actions de JP Morgan Chase devraient ouvrir en forte baisse demain matin.  L’achat de Bear Stearns peut passer pour une aubaine mais peut-être qu’elle tourmentera JP Morgan encore longtemps.

En fait à 23h10 ce dimanche soir en pre-ouverture, le Dow Jones affiche une baisse de 265 points pendant que Tokyo et Pékin affiche respectivement des baisses de 4% et 4,75% pendant que l’once d’or montait de 23$ à 1 025$.  Il faut mentionner que JP Morgan Chase est une des 30 composantes qui forment l’indice Dow Jones.

Ça n’annonce rien de bon pour demain matin à New York.  Cette crise financière commence à faire drôlement mal et contrairement à ce que notre nouveau clown à la Banque du Canada a annoncé cette semaine pour tenter de minimiser les risques mais surtout se ridiculiser, je crois qu’on est encore qu’à la pointe de l’iceberg de cette crise financière et que le Canada va bientôt être frapper par un ouragant de force 6.  Oui je sais l’échelle qui évalue la force des ouragans s’arrête à 5, parce que personne n’a encore vécue d’ouragant force 6 :)

De plus il faut dire que porter le mot BEAR dans un nom de compagnie, ça n’aide pas à être très BULL sur celle-ci.

Mais sur une note positive quand le prix d’une action baisse, certains se régalent et ce sont ceux qui ont vendu à découvert vendredi qui se régaleront demain matin à la bourse de New York. Imaginez s’ils ont vendu à 30$ ils rachèteront à 2$ pour un joyeux profit de 28$ par action.  Wow!

Nortel ça sent mauvais… très mauvais.

Je regardais le dernier état des résultats et bilan de Nortel ainsi que la courbe du graphique de son action inscrite au NYSE, sous le symbole NT.

C’est laid dans les trois cas. (tous les chiffres mentionnés sont en dollars américains).

Dans le premier cas, pour la dernière année financières de Nortel, se terminant le 31 décembre 2007, la compagnie affiche une baisse de son chiffre d’affaires de près de 1,5 milliard par rapport à la même période 2006 et une légère hausse de 400 millions par rapport à la même période de 2005.

La compagnie a afffiche une perte de 957 millions pour la dernière année par rapport à un profit de 28 millions en 2006 et une perte de 2,5 milliards en 2005.

Nortel a dépensé moins en R&D de 200 millions.  Où je n’arrive pas à comprendre c’est que la colonne de son état des résultats de la dernière année affiche 2,490 milliards à  “Selling general & administrative”.  Donc malgré les nombreuses coupures d’emplois depuis quelques années, Nortel n’arrivent pas à baisser le coût de cette partie de son état des résultats. Ces coûts ont diminué de 13 millions depuis 2006 et augmenter de 77 millions par rapport à 2005. 

Côté bilan c’est inquiétant et voici pourquoi.
Nortel a 3,6 milliards en argent et investissements à long-terme.  Jusqu’ici ça va bien.  Sa dette à long-terme est de 3,8 milliards, en baisse de 600 millions par rapport à 2006, c’est bien, mais en hausse de 1,3 milliards par rapport à 2005….

Revenons à l’argent et aux investissements à court-terme que la compagnie possède.  En 2006, elle avait 4,1 milliard à cette rubrique de son bilan.  Donc 500 millions de plus, on peut facilement conclure que Nortel a baissé sa dette de 500 millions en diminuant cette rubrique de son bilan en 2007. 

Où je m’interroge est sur le niveau élevé de cette rubrique par rapport à la dette à long-terme.  Pourquoi Nortel conserve 3,6 milliards en argent et investissements à court-terme alors que sa dette à long-terme est de 3,8 milliards.

Suggestion ici.  Réduire l’argent et l’investissement à court-terme de 1,5 milliard et l’appliquer sur la dette afin de ramener la dette à long-terme sous les 2,5 milliards ce qui est acceptable par rapport au chiffres d’affaires de 10,9 milliards.

Sinon pourquoi garder autant de liquidités?  Pour faire face aux coups durs, aux poursuites non réglées?  Je l’ignore mais à mon humble avis ça ne donne rien, c’est de l’argent qui dort inutilement pendant que les intérêts sur la dette s’accumulent.

Finalement autre inquiétude côté bilan, la rubrique “Stock holder Equity” qui est de 2,758 milliards.
D’accord c’était 1,1 milliard en 2006 et 786 millions en 2005, il y a progression de ce côté.

Savez-vous quelle est la valeur de Nortel sur les marchés boursiers, sa capitalisation boursière en date du 13 mars?  2,960 milliards.  Cette valeur fond comme neige au soleil même si on est en mars et qu’il n’arrête pas de neiger.  La compagnie n’a plus que 437 millions d’actions en circulation.  Détenir du NT n’intéresse plus grand monde.  Elle est même presque rendu une “small cap” pour le marché américain.

La récente contraction (”reverse split”) à 1 pour 10 du prix de l’action a fait fuire bon nombre d’actionnaires.

À court-terme ce qui guette la compagnie c’est une réduction de son chiffre d’affaires et afficher d’autres pertes lui serait fatale car cela  pourrait faire baisser cette capitalisation boursière sous les 2 milliards, situation qui serait alors critique.  De plus une contraction du chiffre d’affaires voudrait dire baisse de liquidités et à moyen-terme si le chiffre d’affaires ne se redresse pas, Nortel pourrait ne pas être en mesure de faire face à ses obligations financières et ne pas éviter le fameux “chapter 11″ qui permet aux compagnies de se redresser financièrement à l’abri des recours des créanciers.

Les actionnaires, les purs, ceux qui espèrent de revoir Nortel briller dans le firmament technologique peuvent maintenant espérer trois choses.  Que Nortel se privatise, qu’elle se fasse acheter ou que tout l’argent investit en R&D fasse émerger un produit révolutionnaire qui relancera le prix de l’action de la compagnie.

Sinon, tenez vous bien loin de Nortel. 

Salaires des banquiers: la Caisse dit non à la ratification

Surprise surprise!  La Caisse a dit non.

Bien non je rigole.

Voyons si Henri-Paul Rousseau, un ancien banquier maintenant à la tête de la Caisse de dépôt et de placements du Québec, ira de l’avant avec pareille mesure.

Il n’ira pas tirer à boulets rouges sur ses amis et confrères d’une autre époque.

Ainsi c’est sans surprise que la Caisse s’est opposée à une résolution du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MEDAC) demandant que les conseils d’administration de la Banque Nationale, de la Banque CIBC et de la Banque Royale, entre autres, permettent aux actionnaires de ratifier la politique de rémunération de leurs cinq plus hauts dirigeants.

Pourtant elle devrait.  Ce sont ces dirigeants tant Américains que Canadiens qui sont les grands responsables de la crise financière secouant l’amérique du Nord et plus particulièrement les États-Unis.

En 2008, tout administrateur d’une entreprise publique, j’entends par publique, une entreprise cotée en bourse et une entreprise d’État, devrait obtenir une prime au rendement de la compagnie qu’il dirige.  Pas de profits ou baisse de profits,  pas de prime ou baisse de la prime aux dirigeants.  Le salaire de base d’un haut dirigeant d’une compagnie publique ne devrait pas dépasser l’équivalant de dix fois le salaire moyen des employés de la compagnie.  La rémunération globale d’un haut dirigeant ne devrait pas dépasser cent fois ce même salaire moyen.

On observe que chez certaines compagnies publiques, surtout celles cotées en bourse, la rémunération globale d’un haut dirigeant soit son salaire jumelé à sa prime, souvent versée en options d’achats, peut atteindre le ratio scandaleux de 1 500 fois le salaire moyen versé aux employés de cette compagnie.  Parfois même la rémunération globale du haut dirigeant dépasse largement ce ratio.

Qui paie au bout du compte pour ces salaires faramineux?  L’actionnaire (qui souvent représente monsieur et madame tout le monde bénéficiaire d’une caisse de retraite privé ou publique) et le consommateur.

Pour en rajouter sur le parti pris de la Caisse face aux banques, l’an passé, la Caisse avait voté en faveur d’une résolution semblable chez Apple.

Maintenant à quand des caisses de retraites, des fonds communs de placements et des caisses publiques indépendantes dans leurs décisions face aux institutions financières?