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Pourquoi la General Motors sera sauvée?

Vous savez les Américains sont orgueilleux.  Voir un institution de leurs pays tomber en ruine, ils n’aiment pas cela.

Fannie Mae et Freddie Mac sont deux institutions américaines qui viennent d’être sauvées par une armée d’avocats.

Ainsi le Trésor américain injectera 25 milliards pour sauver les deux compagnies de la banqueroute.

Ça été voté au Congrès américain.

Soyez assurés que le #2 mondial de l’automobile aura droit bientôt à la même grâce des contribuables américains.

GM sera sauvé j’en suis convaincu.

Parcontre sauvé GM ne leur fera pas produire de meilleure voiture à court-terme dans une économie américaine sur le bord du gouffre.

Moi j’entrevois une solution à long-terme. Fusionné Ford et GM pour mieux compétitionner les fabricants automobiles japonais, coréens, allemands, chinois et indiens.

En terminant si l’ouragan Dolly frappe aussi fort le sud de l’Amérique en proportion que la grandeur du corset de Dolly Parton, attendez-vous à un méga désastre. :)

Le bon vieux Warren dit que l’économie américaine est en pleine récession

Questionné par l’hebdomadaire allemand Der Spiegel quant à savoir si les États-Unis pouvaient encore éviter une récession, Warren Buffett a répondu que du point de vue des gens ordinaires, il était trop tard pour cela.

Buffett a répondu que du point de vue des gens ordinaires, il était trop tard pour cela.

Cité dans l’hebdomadaire allemand, M. Buffett a dit croire que les États-Unis sont déjà en récession.

Il a précisé que la récession actuelle ne correspondait peut-être pas à la définition que s’en font les économistes, mais les gens ressentent déjà les effets d’une récession.

M. Buffett a également prédit que la récession serait plus profonde et longue que plusieurs le pensent.

Si Warren le dit….

Mais pour une fois le bonhomme a 100% raison sur toute la ligne.

J’aborderai dans le même sens en vous disant que la récession actuelle va faire très mal, tellement que ce sont des fondements de l’économie nord-américaine qui seront remis en question.

Par exemple, l’idée de croire que l’achat d’une propriété demeure un bon investissement parce qu’années aprèes années la valeur augmente… Ce ne sera plus vrai.

Autre exemple, que l’industrie automobile et de la construction demeureront des moteurs économiques pour les nords-américains.  Ça aussi ça ne sera plus vraie.

Encore un autre exemple, que l’économie américaine continuera à être la plus puissante de la planète.  Malheureusement à long-terme l’économie américaine se fera dépasser par la Chine, l’Inde et assurément le Japon, peut-être l’Allemagne et qui sait, peut-être même aussi le Canada si la demande en matière première ne finit plus d’augmenter.

Finalement cette récession ne remettra pas les pendules à l’heure au point de vue endettement et surendettement, certes, oui, à court-terme, mais à long-terme les consommateurs et entrepreneurs continueront à s’endetter parce que les banques voudront bien recommencer leur manège de l’accès facile au crédit.

Warren a parlé. Est-ce que l’Amérique va enfin l’écouter?

L’oracle d’Omaha, le milliardaire Américain Warren Buffett a prédit vendredi une chute des marges des assureurs en 2008 et fustigé la folie financière qui a conduit à la crise des crédits hypothécaires (les subprimes).

Dans sa lettre annuelle à ses actionnaires, M. Buffett, 77 ans, très écouté dans la communauté financière mais pas écouté dans les faits et actions de ses derniers,  a jugé certain que les marges bénéficiaires des assurances, y compris les nôtres, baisseront significativement en 2008. (Les nôtres étant les compagnies d’assurances contrôlées par Berkshire, la compagnie de Buffet).

Il prévoit un recul des marges en 2008 de «probablement de 4 points de pourcentage», voire bien davantage en cas de catastrophe naturelle.

Sa compagnie d’investissements, Berkshire Hatahaway, qui a largement investi notamment dans des grands groupes d’assurances, a vu son bénéfice net chuter de 18% au 4e trimestre 2007, à 2,95 milliards de dollars, selon le rapport annuel paru vendredi.

Le rapport révèle au passage que parmi ses nombreux investissements Berkshire a acheté 1,3% du groupe français Sanofi-Aventis, pour 1,46 milliard de dollars.

Revenant sur la crise des crédits «subprime», il s’en est pris aux organismes de crédit et aux faux espoirs de ses compatriotes Américains.

«Tous ont cru que les prix immobiliers augmenteraient éternellement. Cette conviction rendaient sans importance les revenus des emprunteurs aux yeux des prêteurs, qui sortaient l’argent», estime M. Buffett.

J’ajouterai à cela que cette croyante de l’augmentation éternelle des prix de l’immobilier est largement nourri par les courtiers immobiliers et les prêteurs.

«Notre pays est largement frappé aujourd’hui à cause de cette croyance erronée. Avec la chute des prix immobiliers, une immense folie financière est mise au jour. On ne voit qui a nagé nu que lorsque la marée baisse, et ce dont nous sommes témoins dans certaines de nos plus grandes institutions financières n’est pas beau à voir», a-t-il ajouté.

M. Buffett a mi-février a proposé aux rehausseurs de crédits en difficulté MBIA, Ambac et FGIC de réassurer jusqu’à 800 milliards de dollars de leur actifs les plus sûrs, ce qu’ils n’ont pas accepté. Il s’est aussi lancé lui-même depuis décembre dans l’assurance des obligations des collectivités locales.

Le financier a aussi déploré la faiblesse du dollar, et appelé le gouvernement à réduire le déficit commercial, qui entraîne selon lui le départ à l’étranger de 2 milliards de dollars par jour.  Vous avez bien lu.  C’est près de 740 milliards par année ça.

Il a jugé ces déséquilibres ne pouvaient pas durer, et souligné que cette chute du dollar n’avait pas freiné le déficit commercial de se creuser, par exemple avec des pays comme l’Allemagne ou le Canada.

À ceux qui se pensent à l’abri de la crise immobilière ici au Canada, en Europe, vous pourriez être bientôt surpris de l’ampleur de la catastrophe à venir.

Selon quelques analystes la crise des subprimes aux États-Unis n’est que la pointe de l’iceberg.

Vous savez qu’une institution financière prête à des individus ou des entreprises pour des biens immobiliers, tout est dans la capacité de payer de ces derniers.

Dans le cas d’individus, la norme a été longtemps qu’une maison, un bungalow ici, s’achetait à un ratio maximum de quatre pour un des revenus annuels des emprunteurs.  Sur l’espérance de la croissance éternelle des prix de l’immobilier, présentement au Québec, ce ratio, pour le même type de résidence, touche à certains endroits huit fois les revenus annuels des emprunteurs.   Dans le cas de duplex, ce ratio va chercher jusqu’à 10 fois les revenus annuels des emprunteurs.  Dans le cas de triplex le ratio monte à 13 pour 1.  J’ai même vu des quadriplex se vendre à un ratio de 16 pour 1. 

Oui vous allez me dire que la SCHL, société de la couronne, garantie les prêt de plusieurs emprunteurs.  Oui je veux bien mais si la SCHL commence à perdre des milliards sur des prêts fautifs, je pense que le gouvernement canadien n’aura alors d’autres choix que de reserrer les conditions de garanties des prêts.  Les gouvernements comme les entreprises n’existent pas pour perdre de l’argent.

Que ce soit les gouvernements qui perdent des milliards ou des individus, l’effet dévastateur d’une crise immobilière touchera tout le monde.

Je ne sais pas pourquoi tout ces ratios d’achats irréalistes et d’espérance d’augmentation des prix (de profits dans le cas ici) me rappellent Nortel lors de ces beaux-jours au firmament de la technologie et de ses actions à 207$.

En terminant qui dit chute des marges de profits des assureurs dit augmentation du coût des primes d’assurances.

L’industrie automobile américaine

Depuis quelques années les compagnies japonaises font très mal à l’industrie automobile américaine.  Toyota, Honda, Nissan font mal paraître les Ford, Chrysler et GM.

Chrysler survit grace à sa maison-mère Daimler en Allemagne.  Chrysler est officielement en vente, Daimler n’en veut plus après l’avoir acquis en 1998.

Ford réussi à se garder la tête hors de l’eau à cause de la bonne performance des ventes de ses camions mais Ford est trop grasse et est sous observation aux soins intensifs.  Ford a récemment procédé à la vente de quelques divisions, cela lui permettra de garder la tête hors de l’eau encore un petit bout.  Mais à plus long terme une restructuration drastique s’impose.

General Motors est aussi gravement malade.  Pas sur le lit de mort mais disons aux soins intensifs sous intense observation.  Avec une dette à long-terme de 285 milliards américains le patient est loin de prendre du mieux.  Aux livres, en décembre 2004, GM valait 27,3 milliards, un an plus tard elle ne valait plus que 14,6 milliards.  Si la tendance se maintien comme dirait l’autre, nous aurons une faillite majoritaire.  Mais que ce passe-t-il avec GM?  Simple, les ventes stagnes à 192 milliards par année, les coûts des intérêts de la dette ont augmentés de 3,8 milliards de 2004 à 2005.  En 2005, GM a versé 15,7 milliards en intérêts.  Outch!  Si General Motor n’améliore pas sa santé financière ce qui la guette à moyen-terme c’est de voir son action être retirée du Dow Jones.  Cela serait catastrophique pour l’entreprise.

Récemment GM a rencontré les dirigeants de Daimler pour une offre qu’ils ont qualifié de ridicule.

Quel est le pire scénario qui pourrait se produire pour Ford et GM?  Que Toyota, Honda ou Nissan achète Chrysler de Daimler.  Qu’un groupe japonais ait accès aux réseau de distribution de Chrysler aux États-Unis ferait encore plus mal à Ford et GM. 

Malheureusement pour Daimler, Chrysler n’a de valeur pour les autres compagnies automobiles que pour  son réseau de concessionnaire.  Personnes ne s’arrachent ses modèles automobiles à part récemment la P.T. Cruiser et son modèle 300.

Si GM ne veut pas payer pour Chrysler, Ford n’aurait d’autre choix que de l’acquérir.  C’est une question de protection du marché américain.

Malheureusement pour l’industrie automobile américaine Ford n’est pas en meilleure position financière que GM pour acquérir Chrysler.  Une dette de 172 milliards, des ventes qui ont baissé de 16,7 milliards de 2005 à 2006 et des pertes de 12 milliards pour 2006.  Ford possède un avoir des actionnaires déficitaire de 3,4 milliards pour une capitalisation boursière de 14,9 milliards.

Plusieurs analystes estiment que Chrysler vaut environ 4,5 milliards.  Attention, celle-ci ne va guère mieux, elle a enregistré des pertes de 1,5 milliards en 2006.

L’autre scénario plausible est que Ford acquère Chrysler en échange d’une participation dans Ford pour Daimler.  10%, 20%, 25% allez savoir.  Si Chrysler vaut 4,5 milliards et que Ford a une capitalisation boursière de 14,9 milliards c’est 30% de participation que Daimler pourrait exiger.  Mais qui veut d’une participation de 30% d’une compagnie qui a une valeur comptable sous les 0$?

Qui achètera la division Chrysler de Daimler?  Je l’ignore autant que vous mais si c’est une entreprise japonaise qui l’acquère, Ford et GM ne s’en porteront que plus mal.

Si elle ne peut acquérir Chrysler, pour retrouver la forme selon moi GM n’a d’autres choix que de se concentrer sur ses modèles qui se vendent bien et fermer les usines de modèles qui se vendent moins bien.  Effectuer un spin-off ou vendre sa division Hummer tandis que ces véhicules pétrogivore ont encore la cote.

De son côté, si Ford ne peut acquérir Chrysler, elle n’aura d’autres choix sa division Mercury et se départir de d’autres entités.  Car le danger qui guette Ford à court-terme c’est que Toyota continue à lui gruger des parts de marchés, là ou elle domine, dans les camions.  Ford doit aussi se départir de Jaguar et Land Rover.  Sans aucun doute, pour moi la survie de Ford passe par Mazda qu’elle contrôle déjà à 33%.  Une fusion de ce côté avec la japonaise devrait être envisager par le géant de Detroit.

En terminant, le scénario le plus catastrophique serait que Daimler ferme sa division Chrysler après n’avoir trouvé aucun acheteur potentiel.