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La Caisse de Dépôt et de Placement: des pertes de 30 milliards?
Selon un article de Denis Lessard paru dans La Presse d’aujourd’hui, les pertes de la Caisse et de Dépôt de Placement du Québec pourrait se chiffrer à 30 milliards soit un recul de près de 20%.
Mais c’est en février prochain, près de deux mois après le résultat de la prochaine élection provinciale que la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec annonçerait l’hécatombe.
Le gouvernement de Jean Charest doit absolument montrer sa transparence en mettant les Québécois au courant.
Je suis un peu d’accord avec Mario Dumont, si j’appelle mon courtier il me dira exactement la valeur de mon REER à plus ou moins deux jours ouvrables. Pourquoi la Caisse de Dépôt et de Placement n’affiche pas aussi cette limpidité et non une arrogance inutile comme le fait son président Richard Guay?
La Caisse de Dépôt et de Placement c’est le “bas de laine” des Québécois, c’est simple d’annoncer des chiffres, alors pourquoi ne le fait-elle pas?
Si sur un actif de 155 milliards la Caisse en avait perdu 30… Ça s’annonce très mal pour le contribuable Québécois.
Ces pertes pourraient signifier de nouvelles hausses de prix des plaques d’immatriculation, du permis de conduire, du taux de cotisation à la RRQ.
Pour les entreprises ces pertes pourraient signifier des hausses de cotisations à la CSST ce qui pourrait reporter des augmentations de salaires…
Pour les employés d’État et fonctionnaires municipaux cela signifie des hausses de leurs cotisations à leurs fonds de pension. Donc l’érosion de leur pouvoir d’achat qui continuerait.
À la ville de Québec on parle déjà de hausses de taxes foncières pour que la Ville puisse faire face au régime de pension de ses employés (fonctionnaires municipaux, policiers, pompiers etc…).
Si la Ville de Québec le vie, il n’y a pas de raison pour que Montréal, Gatineau, Sherbrooke soient impactées de la même façon.
Attention ici de na pas véhiculer de faussetés. Le gouvernement n’augmenterait pas les impôts à cause du fond de pension de ses fonctionnaires. Un journaliste sensationnaliste plutôt qu’informatif a dit ça dans un article sur le site du Canal Argent. Les faits réels sont que les fonctionnaires provinciaux paient très chers leur fond de pension qui subit l’érosion de l’inflation à chaque année à cause des maigres augmentations que lui accorde le gouvernement.
Il faut savoir que le gouvernement provincial ne verse pas 1 sous à la CARRA pour le fond de pension (RREGOP) de ses fonctionnaires. L’argent n’y est que comptabilisée virtuellement, mais pas physiquement. Les sommes sont comptabilisés par des actuaires mais ne sont pas versés physiquement par le gouvernement. Elles sont tout simplement un passif pour le gouvernement et non une dépense.
Ne soyez pas surpris si en 2009-2010 sur un salaire moyen de 40 000$, un travailleur Québécois voit sa paie nette réduite de 2% à 8% à cause des différentes augmentations à venir (impôts diverses, RRQ, SAAQ et je ne compte pas ici le fond de pension). Avec le fond de pension c’est une réduction du salaire net qui pourrait se chiffrer à 11%. Quand je parle de diminution de salaire je ne veux pas dire une diminution de salaire au sens propre, je parle que le salaire net sera érodé par l’augmentation des diverses retenues sur la paie tels que Impôts, RRQ etc…. Jusqu’à 11%, c’est énorme.
Tout ça dû aux mauvais placements de la Caisse de Dépôt et de Placement.
Revenons au pertes de la Caisse.
En 2002 avec l’éclatement de la bulle technologique, la SAAQ avait subit des pertes de 1,6 milliards. Cette année de combien se chiffreront ces pertes?
De plus en plus on comprend pourquoi le gouvernement Charest, veut aller en élections.
Il veut à tout prix que son gouvernement, minoritaire, évite la pluie de mauvaises nouvelles qui s’acharnera sur l’État et dont la responsabilité pourrait lui être imputée.
Majoritaire, c’est plus facile pour un gouvernement d’ignorer les remontrances du peuple, d’affirmer une certaine arrogance et de monter les taxes, frais et impôts.
Il faut absolument que les investisseurs institutionnels reviennent à un investissement basé sur des valeurs et non sur des tendances.
Si la Caisse de Dépôt et de Placement avaient basé ses décisions d’investissements sur des valeurs et non des tendances, elle n’aurait pas perdu 30 milliards.
Car quand on base ses décisions d’investissements sur des valeurs, on laisse passer la bulle boursière et on attend l’occasion qui fera du placement boursier un investissement de valeurs.
Moi je n’ai pas d’argent en bourse
Ha que je l’ai entendu souvent cette phrase ces dernières semaines.
“Je m’en fou des baisses à la bourse, moi j’ai pas d’argent en bourse”.
Bien oui on l’a tous entendu d’un beau-frère, d’une cousine, d’un oncle ou d’une amie ou même d’un journaliste pas très compétent.
Bien j’ai des petites nouvelles pour ce beau monde.
Au Québec, c’est plus de 90% des Québécois d’âge adulte qui ont directement mais surtout indirectement de l’argent impliqué en bourse.
Que ce soit au niveau d’un fond de pension, de fonds mutuels, de fonds de travailleurs ou via la Caisse de dépôt et de placement, les Québécois sont durement touchés par les récentes baisses en bourses.
La Caisse de dépôt et de placement gère les cotisations de la RRQ prélevés sur vos paies. Ainsi au Québec, toute personne qui travaille ou qui paie des cotisations RRQ est donc indirectement impliquée en bourse via la Caisse de dépôt et de placement qui gère l’argent de la RRQ.
Alors ne venez pas me dite que les baisses en bourse ne vous touchent pas. Si la bourse baisse, ça veut dire moins d’argent pour la RRQ donc le gouvernement du Québec risque fortement de hausser le taux de cotisation… après les élections bien sûr.
Les récentes baisses boursières vous touchent et croyez-moi on a pas fini d’entendre parler des conséquences et surtout de les subir.
Les baisses récentes en bourse signifieront pour plusieurs personnes des augmentations de taux de cotisation à leur fond de pension.
Sans compter la baisse de vos fonds mutuels dans vos REER ou hors REER, des parts des fonds de travailleurs (FTQ, CSN).
Bref les récentes débandades boursières ont beaucoup de conséquences économiques sur les québécoises et québécois.
Demeurez positifs, pour l’instant le prix des habitations n’a pas encore diminué au Québec.
Mais si les États-Unis, l’Angleterre et d’autres pays comme l’Espagne vivent des baisses immobilières drastiques, dites-moi donc pourquoi le Québec éviterait cette débandade immobilière?
Ne vous inquiétez pas ça viendra.
Donc comme vous savez qu’en ce 3 novembre la débandade immobilière gagnera le Québec bientôt, vous serez donc prudent et ainsi vous ne pourrez pas dire que vous ne le saviez pas.
Salaires des banquiers: la Caisse dit non à la ratification
Surprise surprise! La Caisse a dit non.
Bien non je rigole.
Voyons si Henri-Paul Rousseau, un ancien banquier maintenant à la tête de la Caisse de dépôt et de placements du Québec, ira de l’avant avec pareille mesure.
Il n’ira pas tirer à boulets rouges sur ses amis et confrères d’une autre époque.
Ainsi c’est sans surprise que la Caisse s’est opposée à une résolution du Mouvement d’éducation et de défense des actionnaires (MEDAC) demandant que les conseils d’administration de la Banque Nationale, de la Banque CIBC et de la Banque Royale, entre autres, permettent aux actionnaires de ratifier la politique de rémunération de leurs cinq plus hauts dirigeants.
Pourtant elle devrait. Ce sont ces dirigeants tant Américains que Canadiens qui sont les grands responsables de la crise financière secouant l’amérique du Nord et plus particulièrement les États-Unis.
En 2008, tout administrateur d’une entreprise publique, j’entends par publique, une entreprise cotée en bourse et une entreprise d’État, devrait obtenir une prime au rendement de la compagnie qu’il dirige. Pas de profits ou baisse de profits, pas de prime ou baisse de la prime aux dirigeants. Le salaire de base d’un haut dirigeant d’une compagnie publique ne devrait pas dépasser l’équivalant de dix fois le salaire moyen des employés de la compagnie. La rémunération globale d’un haut dirigeant ne devrait pas dépasser cent fois ce même salaire moyen.
On observe que chez certaines compagnies publiques, surtout celles cotées en bourse, la rémunération globale d’un haut dirigeant soit son salaire jumelé à sa prime, souvent versée en options d’achats, peut atteindre le ratio scandaleux de 1 500 fois le salaire moyen versé aux employés de cette compagnie. Parfois même la rémunération globale du haut dirigeant dépasse largement ce ratio.
Qui paie au bout du compte pour ces salaires faramineux? L’actionnaire (qui souvent représente monsieur et madame tout le monde bénéficiaire d’une caisse de retraite privé ou publique) et le consommateur.
Pour en rajouter sur le parti pris de la Caisse face aux banques, l’an passé, la Caisse avait voté en faveur d’une résolution semblable chez Apple.
Maintenant à quand des caisses de retraites, des fonds communs de placements et des caisses publiques indépendantes dans leurs décisions face aux institutions financières?
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