Groupe Jean Coutu veut refaire des acquisitions


Au cours d’une conférence téléphonique aujourd’hui avec des analystes, la direction de Jean Coutu a indiqué qu’elle pourrait obtenir des prêts allant jusqu’à 500 millions de dollars de la Banque Nationale et de la Banque Royale afin de procéder à des acquisitions au Canada.

J’ai toujours de la misère à comprendre c’est quoi cette satané obsession de s’endetter pour acquérir des compétiteurs locaux qui trop souvent sont incompatibles avec la culture d’entreprise sans compté des cultures informatiques différentes et qui coûtent très cher à harmoniser. 

D’accord sur de nouveaux marchés mais on sait que Jean Coutu s’est planté aux États-Unis ou du moins s’en est tiré avec de légère perte mais combien de temps et d’efforts perdues?

Au Québec Jean Coutu fait face à de grands compétiteurs que sont Shoppers Drug Mart (Pharmaprix), le groupe Brunet et Proxim.

Si Jean Coutu veut avaler Brunet ou Proxim, le Bureau de la concurrence risque d’y mettre son nez.

Que peut donc faire Jean Coutu sinon d’acheter en Ontario ou ailleurs au Canada, terrain bien dominé par Shoppers Drug Mart ?

Si j’étais dirigeant de Jean Coutu, je prendrais une pause sur les acquisitions afin de ressouder mon territoire dominant, le Québec.  

En plus je maximiserais les économies afinde mieux rivaliser contre Wal-Mart et je ferais tout pour donner un plus value à mes actionnaires qui ont été très patients durant les déboires américains.  J’en profiterais également pour ouvrir des dépanneurs simili Jean Coutu, soit une forme de « min-jean-coutu-dépanneur » (que moi j’appelerais Monsieur Coutu) mais sans les médicaments ce qui permettrait à Jean Coutu d’avoir la même marchandise en plus de vendre de l’alcool et du tabac puisque ces nouveaux établissements ne seraient pas considérer comme des pharmacies.  Cela permettrait à Jean Coutu de franchiser ses dépanneurs Monsieur Contu et par le fait même augmenter son pouvoir d’achat.  Alimentation Couche-Tard ont beau être les maîtres du dépanneur au Québec mais il y a de la place pour la concurrence.  Si demain matin Jean Coutu prenait cette décision d’ouvrir des Monsieur Coutu, croyez-moi plusieurs propriétaires actuels de dépanneurs voudraient s’affilier au groupe Jean Coutu.

C’est sur quoi Jean Coutu devrait se concentrer. Car dans le fond c’est quoi la différence entre un dépanneur et une pharmacie Jean Coutu?  À part la différence évidente de la bière, le tabac et les médicaments, si on regarde le reste les pharmacies Jean Coutu sont de gros dépanneurs.  Alors pour Jean Coutu l’expansion est selon moi du côté des dépanneurs.

Les acquisitions, c’est bien beau, à court-terme ça gonfle la balloune, mais à long-terme, trop souvent la balloune pète.

Pour l’instant, moi leur idée d’expansion par acquisitions/endettement me rend nerveux et je n’acheterais pas l’action du Groupe  Jean Coutu.

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