Est-il encore possible de faire des projets au Québec?


Je sais ce n’est pas 100% légal mais je reproduis ici un bijou de texte concernant la réalisation de projet majeur au Québec.

Les auteurs de ce texte n’ont aucun lien avec ce blogue.

Le Collectif économique pour Rabaska*
Il semble y avoir au Québec un sérieux dérapage dont Rabaska en est le plus récent catalyseur. Cette situation exige de nos élus un sens des responsabilités sans failles et un grand respect des institutions collectives.

Depuis bientôt trois ans, le projet Rabaska est étudié par bon nombre d’organismes, par plusieurs experts et a passé avec succès l’exigeant tamis que constituent le Bureau d’audiences publiques sur l’environnement, l’agence canadienne d’évaluation environnementale en plus du processus TERMPOL sur les aspects maritimes du projet. La nécessité de diversifier nos sources d’approvisionnement en gaz naturel a par ailleurs été confirmée par toutes les politiques énergétiques adoptées par le gouvernement du Québec, peu importe le parti au pouvoir, ainsi que par l’industrie de l’énergie.

Les porte-parole de certains groupes, après avoir, au terme des audiences, félicité publiquement les commissaires du BAPE pour la qualité de leur travail, tentent maintenant de discréditer cette institution en questionnant la compétence même des commissaires. Ceci est totalement irresponsable! Entendre ceux qui reprochaient au gouvernement de ne pas respecter le rapport négatif du BAPE sur le Suroît exiger aujourd’hui du gouvernement qu’il ne respecte pas celui sur Rabaska, positif celui-là, a de quoi surprendre.

Comment expliquerons-nous à des investisseurs d’ici et d’ailleurs qu’un projet, qui respecte les lois et règlements, le zonage, le schéma d’aménagement et enfin, qui après avoir été étudié sous toutes ses coutures par tout ce qu’il y a d’organismes, de ministères et d’experts, pourrait être mis de côté parce qu’il ne fait pas l’unanimité ?

Ces organismes ont été mis en place justement pour permettre une évaluation objective des projets ainsi que la prise en compte des préoccupations citoyennes légitimes. On ne peut se permettre aujourd’hui de laisser le subjectif l’emporter sur l’ensemble de ces analyses objectives et indépendantes.

Demander d’autres études ne constitue qu’une fuite en avant. Ceci aura comme seule conséquence de retarder, voir de remettre en question ce projet, ce qui est sans aucun doute la motivation de ceux qui les exigent.

Comment pouvons-nous demander aux investisseurs de respecter les règles et de collaborer en toute bonne foi à un processus de consultation qu’on remet en question lorsque son résultat ne fait pas l’affaire de certains ?

Est-ce que dans le cas de Rabaska, on va dire au promoteur qu’après avoir investi 50 M $ pour un projet finalement accepté par le BAPE, on ferme les livres ?
Il en va de la crédibilité des organismes en autorité, du gouvernement, des partis politiques et même de celle des groupes d’opposants. Le BAPE n’a pas été créé que pour servir des groupes d’intérêts.

Le Collectif économique demande donc à l’ensemble des élus, et ce au nom des membres que nous représentons de protéger la crédibilité de nos institutions et de prendre en compte les recommandations de celles-ci.

* Le Collectif économique est composé d’organisations oeuvrant dans le développement
économique :
Françoise Bertrand, présidente-directrice générale
Fédération des chambres de commerce du Québec

Michel Paré, président
Chambre de commerce de Lévis

Daniel Denis, président
Chambre de commerce de Québec

Pierre Laroche, président
Chambre de commerce régionale de la Chaudière-Appalaches

Jean Laflamme, président
Chambre de commerce et d’industrie de l’Amiante

Yvon Laflamme, président
Chambre de commerce de la MRC de Bellechasse

Yahya Baby, président
Jeune chambre de commerce de Québec

Louise Gingras, présidente
Société de développement économique de Lévis (CLD)

Philippe Mailloux, président
Association régionale du développement économique de Chaudière-Appalaches (CLD)

Paul-Arthur Huot, président
Pôle Québec Chaudière-Appalaches

Pierre-Maurice Vachon
Développement PME Chaudière-Appalaches

Roger Beaudry, porte-parole
Regroupement d’appui au projet

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