Jean Charest réclame inutilement une conférence sur le dollar.


Comme j’ai écrit dans l’article précédent, la Banque du Canada ne contrôle pas sa monnaie.  Elle regarde actuellement passé le trafic.

On aura beau faire une conférence sur le dollar tel que demande le premier ministre du Québec, Jean Charest, mais cela ne servira à rien.

C’est bon pour l’image du politicien.  Il a l’air de se soucier du sort des industries manufacturières.  Mais en homme intelligent qu’il est, Jean Charest sait certainement comme moi qu’une telle conférence c’est nul en résultats concrets.

Le premier ministre a rappellé que la hausse du dollar canadien a des conséquences importantes sur les industries québécoises qui exportent vers les États-Unis.

La conférence devrait plutôt inclure les chef d’entreprises et qu’ils arrivent tous ensembles à des solutions pour s’ajuster à une monnaie dont le pays ne contrôle pas.

On appelle ça pallier par un gain en productivité les pertes de ventes sur une devise canadienne élevée .  Donc moderniser sa machinerie, fabriquer à l’étranger ce qui peut se faire à moindre coûts, optimisé ses frais de transport, adapter son marketing à la réalité mondiale, réduire ses inventaires d’entrepôt par des inventaires roulants, augmenté l’efficacité de ses locaux, instaurer des programmes de préretraite, instaurer le télé-travail, optimiser ses coûts énergétiques,  rembourser ou renégocier les dettes à taux élevés etc…  Tout cela peut se faire sans que ça fasse trop mal aux employés de l’entreprise manufacturière. 

Surtout la priorité: réduire sa dépendance au marché américain.  C’est sur quoi la conférence devrait porter et non sur du braillage de premiers ministres provinciaux qui demande au président de la Banque du Canada d’intervenir pour contrer la hausse de la devise. 

Je le répète le Canada ne contrôle pas sa devise.  Sa devise est directement lié à la force du baril de pétrole et au prix de l’once d’or.  C’est comme les inséparables Dupond et Dupond.  Rien à y faire ça marche ensemble.  Un prix élevé de baril de pétrole équivaut à un dollar canadien fort face à la devise américaine.

Le gouverneur du Canada en temps de bas prix de baril de pétrole, peut davantage contrôler sa devise. Mais présentement contrer la hausse du dollar canadien se compare à empêcher Paris Hilton d’aller dans une boîte de nuit.  MISSION IMPOSSIBLE!

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