Le prix élevé du pétrole mettra fin à la mondialisation


Alors que le prix du pétrole frôle les 140$ le baril, il y a fort à parier que les prix élevés de l’essence mettront un terme à la mondialisation.

Il y a de forte chance qu’avec une évolution vers le haut du prix de l’essence qu’on assiste à la fin de la mondialisation dans les années à venir et qu’on observe un retour du achetons chez nous et de la fabrication locale.

Si les coûts de transport des biens consommés montent en flèchent il y a de forte chance que vous consommiez local où les coûts de transport sont moindres pour les entrepreneurs locaux.

Même chose pour vos vacances.  Il y a de fortes chances qu’à 200$ le baril de pétrole que le transport en avion deviennent hors de prix et que vous décidiez de passer vos vacances plus près de chez vous et surtout à coûts moindres.

Le prix élevé du pétrole amènera une certaine purge chez certains commerçants locaux qui ne sauront pas s’ajuster. 

Parlant de mauvais ajustement en voici un bon exemple.

Regardez par exemple une chambre dans un motel bien ordinaire de St-Luce-sur-Mer on parle de 125$ la nuit.  Qui à 1,50$ le litre d’essence voudra partir de Montréal, Saint-Jean-sur-Richelieu, Sherbrooke ou Granby pour se rendre à Sainte-Luce-sur-Mer?

Ce que le commerçant de l’endroit devrait faire c’est de baisser ces prix pour s’assurer d’un achalandage.  En baissant ces prix ça ne veut pas dire moins de profits.

À la place il risque à l’automne de se mordre les pouces et d’avoir passé à côté de sa saison touristique.

On observe le même phénomène chez les hôteliers de la côte est américaine, d’Ottawa, Montréal, Trois-Rivières, Sherbrooke, Saint-Hyacinthe et Drummondville.

Monter les prix en pensant que le local (200 km et moins) viendra même à ces prix s’est se tirer dans le pied.  Les propriétaires de chalets, d’hotels, d’auberge, bref à peu près tout le monde oeuvrant dans le domaine de l’hébergement ont monté leurs prix.

Sam Walton, fondateur de Wal-Mart, avait compris le principe.  Plus il y a de la demande, plus j’en vends et plus je baisse les prix car mon coût de revient baisse.  Résultat, excluant les pétrolières Wal-Mart est en 2008, la compagnie ayant le plus gros chiffres d’affaires de la planète, près de 1,05 milliard par jour…   Surpris?

Pas moi.

Walton se souciait peu de l’effet de rareté gonflée artificiellement, s’il y avait rupture de stock ou que l’offre ne suffisait pas à la demande, il ne montait pas les prix, le princie du premier arrivé premier servi s’appliquait tout simplement.  Lui il vendait des produits et plus la demande augmentait plus il achetait ses produits à prix réduit car il s’assurait d’un volume, d’un pouvoir d’achat.

Si par exemple la chaîne Choice Hotels propriétaire de la division Quality, une des plus grandes en amérique du nord, appliquait le principe de Wal-Mart à l’hôtellerie, ils afficheraient des chambres à 75$ la nuit et leurs taux d’occupation monterait en flèche.  L’idée n’est pas d’augmenter le prix si la demande des chambres est plus forte.  C’est là l’erreur de plusieurs hôteliers et entrepreneurs.  L’idée est d’avoir un taux d’occupation très élevé, point.  Hélàs, en plein mois de juin à Drummondville, Quality affiche des prix à 139$ la chambre (sic!).  Drummondville… ça n’a aucun de bon sens.

Le raisonnement cabochon de plusieurs entrepreneurs est de se dire, si je vends moins je vais vendre plus cher pour m’assurer de maintenir mes profits…. erreur, grosse erreur.

Donc le retour et la fin de la mondialisation peut se faire si les commerçants locaux n’augmentent pas leurs prix en voyant la demande monter.  Ils tueront dans l’oeuf la transition qui s’amorce et risque fortement de fermer boutique.

Avec la hausse des prix il y a aussi des limites à refiler la facture aux consommateurs. 

Il y a de fortes chances qu’on assiste au retour du Made in Mexico où entreprises nord-américaines abandonneront leurs fabrications en asie question de se rapprocher de leurs marchés afin de réduire les coûts de transport.

Il y a de fortes chances aussi qu’on observe l’optimisation de la fabrication, la modernisation des moyens de transports.

Le prix élevé du pétrole à du bon car il risque fortement de nous faire quitter la dépendance à cette ressource épuisable vers de nouveaux moyens d’énergie.

La seule chose qui risque de freiner ce bon côté du prix élevé du pétrole c’est l’adaptation des entrepreneurs.  Wal-Mart s’adaptera, si ça devient moins moins cher le Made In Mexico, le Made in Quebec et le Made in Ontario que le Made in India ou le Made in China, elle s’adaptera.

Qui en bénéficiera?  Le consommateur.

C’est aux entrepreneurs de s’adapter.  Wal-Mart est un bon exemple à suivre.

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