Caisse de Dépôt et de Placement, le vérificateur a-t-il vraiment besoin d’enquêter?


Ce matin on apprenait que le Vérificateur Général du Québec était prêt à enquêter sur la Caisse de Dépôt et de Placement du Québec.

A-t-il vraiment besoin d’enquêter?

La réponse est non.

Les décideurs de la Caisse ont acheté des actifs et se sont plantés. 

Ils ont pris des décisions parfois de cabochons.

En voici un exemple:

Durant le trimestre se terminant le 30 septembre 2008, la Caisse a acquis plus de 1 million d’actions de BCE pour en augmenter sa participation à 5,2 millions d’actions.

Ce placement valait 178 millions au 30 septembre 2008.

La Caisse savait très bien qu’en 2007 TEACHERS, le fond de pension des enseignants de l’Ontario avait offert 51,7 milliards pour acquérir la totalité de BCE, soit environ 42,75$ l’action.

Au 30 septembre 2008, les actions de BCE s’échangeaient à 36,70$.

le 26 novembre au lendemain que TEACHERS abandonne son offre d’achat sur BCE, l’action de cette dernière plonge en bourse pour perdre 13,10$ en une seule journée passant de 38,35$ à 25,25$.

En une seule journée la Caisse de Dépôt perdait 59,54 millions uniquement avec BCE.

Répéter cette bêtise 625 fois et vous perdrez 38 de milliards.

Comment se fait-il que la Caisse, détenteur de 5,2 millions d’actions de BCE, n’était pas plus au courant qu’il faut de l’achat de BCE par TEACHERS.

Le 14 mai dans un article du Devoir on peut lire que La Caisse estime que la vente de BCE aura lieu.

C’était une réflexion prise sur un coup de dés ou bien ces dirigeants détenaient des informations.

Retenez ceci.  C’est élémentaire en bourse, lorsqu’il y a OPA sur une compagnie et que les actions de celles-ci n’arrivent pas à se transiger au-dessus du prix offert, c’est que la transaction a peu de chances de se concrétiser.

Parcontre à l’inverse, si les actions d’une compagnie visée par une OPA se transigent largement au-dessus du prix offert, c’est que celui-ci n’est pas assez élevé et qu’il y a de fortes chances de surenchère.

Si moi je le sais, comment ça se fait que les gestionnaires de portefeuille de la Caisse ont ignoré cela et que tout de même ils ont décidé de parier près de 40 millions de dollars avec l’argent des québécois en achetant un million d’action supplémentaire de BCE?

Et ce même si BCE avait été vendu à TEACHERS pour 42,75$ l’action, il en demeure que ça aurait été du flipping d’actions car entre la transaction finale et le million d’actions achetés, il se serait écoulé deux mois ou trois tout au plus pour obtenir environ 6 millions de dollars en profits.

Je pense que ce n’est pas une enquête du vérificateur général que ça prend à La Caisse de Dépôt et de Placement du Québec mais une formation boursière pour plusieurs de ces gestionnaires.

Comble de la connerie Michael Sabia, l’homme qui a signé l’entente pour vendre BCE à TEACHERS est aujourd’hui président de La Caisse…

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