L’exode est en train de tuer le Québec et ses régions


J’ai bien aimé l’article suivant sur Cyberpresse.

L’auteur un gars de Chicoutimi, exilé à Montréal depuis 2001, explique sa vision de la région du Saguenay et les raisons de son exode.

Il mentionne également qu’il caresse le rêve de revenir un jour s’établir au Saguenay mais qu’à chaque visite il voit les chances de se rêve s’amenuiser.

La même constatation des chances de revenir s’établir dans leur région natale s’observe pour les natifs de Rimouski, Trois-Rivières, Sherbrooke, Rouyn-Noranda et bien d’autres lorsqu’ils visient leurs parents demeurant encore dans ces villes.

Si vous êtes exilé du Bas-St-Laurent, vous savez que Rimouski ne peut suffir à caresser vos rêves, vos ambitions et vos désirs.  C’est très limité même.

La même chose s’applique si vous êtes exilé de Trois-Rivières, Rouyn-Noranda, Drummondville, Sherbrooke, Victoriaville, Saint-Hyacinthe, Alma et d’autres villes plus petites et sans compter les villages.

Les possibilités diverses d’emplois et l’économie du Québec se limite de plus en plus qu’à trois grandes plaque tournantes que sont:  Montréal, Gatineau et Québec.

Ces trois centres, en fait ces trois villes, offrent diversité dans toutes les sphères de l’économie donc de très grandes possibilités de carrières et ce dans la majorité des professions enseignés au Québec.

À part Montréal, Québec et Gatineay, ailleurs au Québec les régions ont des économies trop monolithiques et contraignantes au niveau individuel.

Par exemple, si vous êtess analyste informatique vos possibilités de carrière à Drummondville, Saint-Hyacinthe ou Victoriaville sont assez faibles.  Si vous êtes dans l’une de ces trois villes, vous savez que ce sont les PME de l’endroit qui dictent l’économie et difficile d’aspirer à de grandes carrières au sein de ses PME qui luttent avec un dollar canadien trop fort et le dumping chinois.

Vous désirez devenir architecte.  Ne venez pas me dire que vos chances de réussites à Sherbrooke sont très grandes.  Il ne s’y construit pas grand chose de plus de quatre étages.  Même chose si vous désirez faire votre MBA et vous y lancez en affaires, devenir criminaliste, devenir ingénieur mécanique, , les possibilités à Sherbrooke sont assez restreintes.  En fait oui vous pourrez y faire votre MBA, devenir criminaliste et ingénieur mécanique car l’Université de Sherbrooke y enseigne mais c’est probablement la seule université au Québec qui enseigne autant de choses mais qui offre aussi peu de carrières dans une ville ou sont enseignées ces métiers.  Je n’ai pas la statistique mais il est évident pour moi qu’une confortable majorité de diplômés de l’Université de Sherbrooke doivent s’exiler de cette ville après leur baccalauréat, leur maîtrise ou leur doctorat.

Diplômé en micro-biologie, en urbanisme, ou en éducation physique.   C’est assez contingenté et difficile d’y dénicher un emploi dans ce domaine à Val D’Or ou Saguenay.

Et j’en passe.

Seulement et uniquement que les économies de Montréal et Québec empêchent l’exode.  Gatineau l’empêche également à cause de sa voisine immédiate Ottawa.  Ensemble ils offrent les mêmes possibilités de carrières qu’à Québec ou Montréal.

Montréal vient avec ses villes dortoirs que sont Repentigny, Vaudreuil-Dorion, Longueuil, Laval, Terrebonne, Mascouche.

Québec vient avec toute la périphérie de villes (Lévis) et villages aux alentours.

Chaque matin de la semaine une majorité de banlieusards de Montréal, Québec et Gatineau s’exilent dans des bouchons  monstres pour aller travailler et ensuite retourner chez eux en banlieue après leur journée.

Ailleurs au Québec sévie l’exode des jeunes et ce annuellement. Des jeunes qui vont se faire un conjoint ailleurs que dans leur place natale.  Des jeunes qui souvent vont procréer ailleurs que dans leur place natale.

À cause de l’exode, d’ici 20 ans, on verra de nombreux petits villages fermés.  Ici et là au Québec pousseront des Val-Jalbert.

Les possibilités de carrières sont uniquement les conséquences de cet exode.

Pour la freiner il faudrait que Sherbrooke, Trois-Rivières, Rimouski, Rouyn-Noranda et Saguenay se diversifie économiquement.  Malheureusement avec les années, elles deviennet encore plus monolithique comme si la spécialisaton empêcherait cet exode.  Hé bien non.  Des jeunes quittent ses villes et d’autres travailleurs, plus âgé viennent s’y établir.  Au change ces villes sont en perte de vitesse.

Avec la qualité des dirigeants de ses villes et leur piètre dynamisme, ce n’est pas demain la veille que ça changera.

Montréal et ses région, étouffe.

Même chose à Québec.

Idem à Gatineau.

Il serait grand temps que les dirigeants de Sherbrooke, Trois-Rivières, Rouyn-Noranda et Saguenay flairent cet étouffement à Montréal – Québec et Gatineau et qu’ils décident enfin de diversifier leur économie.

Mais comme je disais plus haut, vue leur piètre qualité d’administrateur, ce n’est pas demain la veille et Montréal, Québec et Gatineau continueront d’étouffer de ce flot de Québécois qui quittent leurs régions natales pour venir travailler dans ces trois grands centres.

Bien sûr que des régons comme l’Abitibi ont vu des masses de travailleurs s’y diriger.  Mais on parle encore une fois d’économie assez monolithique, les mines et souvent diriger par des sociétés étrangères dont les profits sont exilés en dehors du pays.

Montréal, Québec et Gatineau contrairement aux régions ne sont pas monolitiques et empêche l’exode de ses jeunes.

Parlant de diversification économique, on peut dire que la ville de Drummondville a réussit assez bien depuis 20 ans.  Elle s’est sorti de l’emprise du textile pour diversifier son économie de plusieurs PME.  Ça demeure encore monolithique car ses PME ne sont pas les plus gros employeurs de la région.  Quand l’hôpital d’une ville ou la commission scolaire est encore le plus grand employeur, celle-ci demeure encore très monolitique en terme économique.  Mais le problème demeure que Drummondville (14e ville en importance en population au Québec) est la plus grande ville du Québec qui en est pas une dortoir d’un grand centre et qui n’a pas d’établissement universitaire autonome présente sur son territoire ou à moins de 35 kilomètres.

Comment voulez-vous que les jeunes drummondvilloises et drummondvillois ne s’exile pas pour étudier à l’université?  Quand ils s’exilent pour étudier à l’université ça passe par Sherbrooke (75 km), Trois-Rivières (75 km), Québec ou Montréal.  Très peu reviennent s’établir à Drummondville après leur réussite universitaire.

Il serait grand temps que Drummondville se dote d’une université autonome et non pas d’une succursale d’une autre université établie ailleurs au Québec.  Tiens pourquoi pas la création de l’Université du Québec à Drummondville qui diminuerait certainement l’exode de la jeunesse de Drummondville et ses environs qui compte, si on va jusque dans une périphérie de 50km (englobant Saint-Hyacinthe et Victoriaville ainsi que les petites municipalités situées entre Victoriaville, Drummondville et Saint-Hyacinthe è l’Ouest), près de 225 000 personnes.  À mon avis, on a là un bassin de population assez grand pour faire fonctionner une université autonome sans trop déranger l’Université de Sherbrooke et l’Université du Québec à Trois-Rivières.

Vous allez me dire en quoi que l’exode est en train de tuer le Québec ?

Bien parce que les régions d’où partent les gens qui s’exilent ont des taux sans bon sens de bénéficiaires de l’aide social et de chômeurs.  Ce qui au bout du compte fait augmenter la charge social de l’État, donc du contribuable.

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