Doit-on nationaliser l’exploitation du gaz de schiste ?


Selon plusieurs le gouvernement n’a pas d’affaires là-dedans.

Selon d’autres oui mais ça coûterait trop cher.

Selon d’autres le gouvernement n’a pas les moyens ni les connaissances.

Je vais vous poser deux questions.

La premiere, est-ce que Laurent Lemaire et André Caillé connaissent quelque chose dans le gaz de schiste ?  Pourtant ils sont tous deux sur le conseil d’administration de Junex  Alors pourquoi le gouvernement ne pourrait pas avoir pareil individu sur le conseil d’administration de sa société d’État exploitant le gaz de schiste ?

Ensuite mon autre question, l’électricité n’est-elle pas aussi importante que l’énergie que nous consommons pour nous déplacer et chauffer nos maisons ?

Alors si le gouvernement est l’unique actionnaire de Hydro-Québec, pourquoi ne pourrait-il pas être actionnaire unique d’une entreprise d’État exploitant le gaz de schiste ?

Un jour ou l’autre il faudra cesser cette mentalité de cabochon de privatisé les profits et de nationaliser les pertes.

Le Canada et les États-Unis sont les seuls pays qui n’ont pas de société d’État pour exploiter le pétrole ou le gaz naturel.

Qu’attendons-nous ?

On pourrait dire que Hydro-Québec a plusieurs mauvais côté mais la principale résultante est la suivante:  elle rapporte et permet aux québécois de payer le taux d’électricité le moins cher en Amérique du Nord.

Quand le gouvernement du Québec a nationaliser l’exploitation hydro-électrique il n’en avait pas l’expertise.

Les grands barrages de la Baie James n’aurait probablement jamais vu le jour et nous paierions notre électricité probablement 5 à 6 fois le prix actuel.

Pourquoi ça serait différent avec le gaz ?

Il serait grand temps qu’on se réveille et qu’on cesse de donner nos richesses à une poignée d’individus, souvent des étrangers et que collectivement nous en profitions.

Avec la création d’une société d’État pouvant s’occuper de l’exploitation du gaz de schiste, cette société pourrait acquérir de Shell sa raffinerie de Montréal.  Elle pourrait nationaliser l’exploitation du gaz de schiste.  Oui au bas mot ça pourrait coûter 5 à 7 milliards.  Et alors, si à long terme ça rapporte et que collectivement nous en profitons, il est où le problème ?

Tant qu’à collecter d’infimes redevances sur une industrie qui va pomper des milliards de notre sol, pourquoi ne pas en faire profiter au maximum l’État québécois qui soit dit en passant est très mal en point financièrement.

Faisons en sorte que l’exploitation du gaz de schiste ne devienne pas un schisme.

Est-ce que le premier ministre du Québec nous laissera enfin en héritage quelque chose d’autres que des dizaines de milliards de dettes passives, dettes qu’il a créé depuis 2003, année qu’il a pris le pouvoir ?

Je doute qu’il le fera car ce n’est pas un homme de grandes décisions, en 7 ans il n’a rien créer de bien grand.  Mais j’ose encore croire que la nationalisation du gaz de schiste verra le jour.

Si la nationalisation est bonne pour le Vénézuéla, la Lybie, le Nigéria, la France, la Norvège et la Finlande, pourquoi pas pour le Québec ?

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5 réflexions sur “Doit-on nationaliser l’exploitation du gaz de schiste ?

  1. Ce qui est tout de même amusant, c’est que monsieur Lemaire soit « vert » chez Cascades et « vert » chez Junex. Chercher l’erreur….

  2. Tant qu’à regarder, regardez donc aussi à quoi peut bien servir aujourd’hui la société Cascades Duffel NV en Belgique, qui n’a ni activité industrielle réelle ni collaborateur qui y travaille, et dont la fiche d’identité officielle au Registre du Commerce belge (Banque Carrefour des Entreprises)comporte des fausses déclarations bien curieuses. Pour rester au Bénélux, regardez donc aussi à quoi peut bien servir Cascades Luxembourg Sarl qui, elle non plus, n’a ni activité ni collaborateur… Vous aviez dit « visionnaires »? Je partage votre avis pour l’ainé et le benjamin. Quant au cadet, l’histoire devrait bientôt trancher….
    Pour revenir au sujet de départ, si vous estimez que la recherche de gaz de schiste est une activité « verte » comparable à celle de Boralex, libre à vous mais c’est un point de vue que vous devez certainement avoir un peu de mal à défendre en ce moment…

    1. Aucune idée pour les filiales belge de Cascades.

      Quand on compare à ce que les Albertains font avec les sables butimineux, la fierté de l’Alberta, la province la plus riche du Canada, le gaz de schiste est beaucoup moins polluant.

      1. Pour les activités belges du cadet, plusieurs services fiscaux européens ont déjà eu des idées très orientées sur la question et les ont tout naturellement mises en application à plusieurs reprises, en effectuant les contrôles et redressements nécessaires. L’histoire n’est toutefois pas encore complètement terminée, et on pourrait bien en entendre officiellement reparler prochainement…
        Quant aux « activités » luxembourgeoises, créées en 2004 après la constatation des échecs évidemment inévitables de l’utilisation inappropriée de la « filière belge », elles ont nécessairement une incidence sur les comptes consolidés du groupe. En ce qui concerne le Luxembourg, on pourrait aussi penser à propos de ce pays que, exactement comme pour l’exploitation du gaz de schiste, il y a bien pire… (en matière de paradis dit fiscal, cette fois!) .

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