Plusieurs veulent être à droite mais têtent la mamelle gauche de l’État pour subvenir à leurs besoins


Au Québec on sent une montée de la droite vu les déficits qui s’accumulent chez nos administrations publiques.

Plusieurs veulent que des décisions de droite se prennent mais pendant ce temps ils tiennent mordicus à continuer de têter la mamelle gauche de l’État pour subvenir à leurs besoins.

On ne le se cachera pas, c’est l’État qui est le principal moteur économique du Québec.

L’État fait travailler, selon l’ENAP,  873 212 personnes au Québec soit 22,7% des emplois disponiblent au Québec.

Sont comptabilisés dans ces chiffres les emplois de Hydro-Québec, la Caisse de Dépôt et de Placement, Loto-Québec, la SAQ, les fonctionnaires fédéraux et provinciaux, tous les employés du réseau de la santé, les employés de Postes Canada établis au Québec, les employés du réseau de l’éducation publique, les employés du réseau des CPE, les procureurs de la Couronne, les élus de tous les paliers de gouvernement et tous les employés municipaux incluant les policiers,  pompiers, chauffeurs d’autobus du réseau de transport municipal etc…

Maintenant combien d’emplois indirectes sont liés aux différents paliers de gouvernment ?

Plusieurs employés chez des sociétés d’ingénierie, des firmes de communications, des firmes de consultants informatiques, des constructeurs, des imprimeurs privés, les firmes d’entretien ménagers,  etc… etc…

Il est difficile d’estimé combien d’emplois indirectes dépendent des institutions publiques.  Cela va jusqu’au petit restaurant qui est établi près d’un ministère à Québec en passant par le petit garage qui entretien les véhicules d’un poste de police de Montréal.

C’est connu en économie, les emplois indirectes sont toujours réels dans une proportions plus grande ou équivalente que les emplois directs.

Donc si au Québec nous avons, chiffres de 2009 en passant, 873 212 emplois rémunérés directement par des fonds publics, il est facile de conclure avec grand conservatisme, que le nombre d’emploi indirects est de 1 400 000.

Ainsi au total en emploi direct et indirect, j’estime que c’est 2,273 millions d’emplois directs et indirectes qui dépendent de fonds publics SANS COMPTER les subventions aux entreprises et les crédits d’impôts qui aident à maintenir des emplois.

Alors toujours avec grand conservatisme, j’estime que 59,09% des emplois au Québec dépendent des mamelles de l’État canadien, l’État provincial et le monde municipal.

En ajoutant les subventions aux entreprises et les crédits d’impôts, au augmentera facilement se chiffre à 70%, près des 3/4 des emplois au Québec.

On s’entend maintenant que le virage à droite va se faire difficilement car les mesures pour réduire la taille de l’État vont toucher beaucoup trop de monde parmis ces 2,273 millions d’emplois.

À cela bien sûr vous pouvez ajouter le nombre de prestataires de l’aide social et vous venez d’augmenter le nombre de personne qui têtent à la mamelle de l’État pour subvenir à leurs besoins.

Donc la montée de la droite va s’estomper assez rapidement au Québec, y a trop de monde qui vit des dollars de l’État et je suis le premier à dire que c’est un énorme problème.


10 réflexions sur “Plusieurs veulent être à droite mais têtent la mamelle gauche de l’État pour subvenir à leurs besoins

  1. Mais vous devenez lucide ce matin mon cher monsieur investglobe.

    Malheureusement il y a une quantité énorme de québécois qui pensent que l’opération dégraissage de l’État serait pourtant très simple… autre mensonge véhiculé par certains politiciens, et il y a encore des naïfs pour y croire. On critique sans jamais amener de solutions.

    La création d’emplois indirect, c’est pour ces raisons qui me motivent à dire que l’Amphithéâtre de Québec (Colisée) serait quand même un bon investissement.

  2. Ouai c’est énorme mais ca me surprend pas avec tous ce que le gouvernement prend dans nos poche. Le contribuable québécois est le plus taxé en Amérique du nord, mais en a-t-il pour son argent quand on entend toutes ces histoires de mauvaise gestion et de gaspillage des fonds public? Il y a les salarié a revenus moyens et modestes qui paient aujourd hui beaucoup plus d’impot qu’avant les annés 1980 et d’autre part, les très riches et les entreprises qui en paient beaucoup moins. Autrement dit, il y a eu un transfert du fardeau fiscal des riches et des grosses entreprises vers les particuliers des couches sociales moins bien nanties. Il y a aussi d’autres taxes, comme la TPS et la TVQ, qui sont carement regressives, puisque le sans abri paie la même chose que le milliardaire. Sauf que, souvent, celui-ci laissera sa compagnie les payer avant de les récuperer du fisc. L’impot est un acquis de civilisation. Il doit servir à repartir la richesse et aider à constituer le bien commun, qui est l’assise de la societe, et non aggraver les injustices. Notre argent est mal réparti entre les différents ordres de gouvernements, surtout à cause du deséquilibre fiscal. Quand vous payez l’impot, vous devez en envoyer une partie au federal qui accumule un surplus, lequel servira eventuellement a payer la dette au detriment des besoins fondamentaux de la population. Autre exemple de mauvaise distribution l’octroi de subventions aux entreprises pour dit-on, creer des emplois. Sans aucune garantie, comme on l’a vu avec General Motors Depuis une vingtaine d’annees, il y a une devaluation de la notion de bien commun et nos gouvernements se laissent guider par une ideologie qui a d’abord pour but de defendre les interets des investisseurs. Les dossiers mal geres et la corruption sont reels, mais il ne faut pas que les arbres cachent la foret! Le plus grand scandale, c’est le silence et l’inaction des gouvernements en matière d’evasion fiscale. Chaque annee, des milliards et des milliards sont voles dans les fonds publics par une minorite grace à une legislation immorale qui, parfois, favorise meme la criminalite. Il faut donc changer la loi. Concretement, il faudrait interdire aux banques canadiennes d’avoir des filiales dans les paradis fiscaux, sous peine de voir leur charte révoquee. Nous devons rappeler a nos dirigeants qu’ils ne sont pas la pour pratiquer une politique dicte par le capital, mais pour administrer le bien commun. Au besoin par la pression populaire, ce qui suppose que les consommateurs redeviennent citoyens.

    1. Je crois que les impôts aux entreprises devraient être abolies, ainsi ils feraient travailler davantage de personne et le balance public – privé en terme d’emplois, serait plus équilibrée.

  3. 60% vous êtes généreux. Mais personne ici ne se demande pas si on optimisait la société à 100%. Combien d’emploi resterait-il à la fin de la journée?

    Très très peu! Le but du gouvernement c’est de faire rouler « L’économie » avec l’argent de la classe moyenne, pour qu’elle continue de virer.

  4. Pays riche est indéfinissable puisqu’on se perd rapidement dans les statistiques.

    La réalité c’est que peu importe le pays il y a quelques ultra-très riche qui ont une concentration très élevé de pouvoir: Desmarais, Gates, Rockfeller, Buffet, je pari qu’il y a un très riche même en Haïti! etc..

    Et le reste nous sommes leur petits « nègres » de service.

  5. Les États-Unis est le pays où l’économie depend le plus du gouvernement.

    Lockheed Martin, Microsoft, Cisco, General Electric, les banques, etc… sans les dépenses du(des) gouvernement(s) ils sont complètement à terre. Même chose au Canada jusqu’à un certain point, notre économie roule sur des déficits gouvernementaux.

    Le système au complet est basé sur les dépenses du gouvernement à l’exception peut-être de votre pays préférée : La Chine. Où les compagnies sont de-facto gouvernementale.

    À la fin de la journée ce qui fait qu’un pays est riche ou non c’est son habileté à faire des affaires « honnêtement » puisque lorsque personne ne peut faire un minimum de confiance à personne, les affaire ne marchent pas. Pour faire des affaires ça prend la confiance.

    Chaque pays à ses propres particularités, tout les pays occidentaux ont beaucoup d’emplois reliés au gouvernement(UK, USA, FRA,) l’Allemagne est peut-être la seule exception à la règle, donc si je suis votre raisonnement ça devrait être le contraire… mais je ne fais pas lien.

    1. Erreur !

      Au Québec et au Canada l’économie est plus dépendante du gouvernement qu’aux États-Unis.
      De là à dire que Microsoft serait complètement à terre vous charriez mon cher McMullen. Des fois je me demande ce que vous mettez dans votre soupe comme assaisonement.
      Je vous rappelle qu’ici on a un système de santé public et un gros système d’éducation public qui fait travailler directement et indirectement beaucoup de monde.
      Aux États-Unis y a pas 15% de la population qui travaille directement ou indirectement dans le système de santé public ou pour le réseau d’éducation public 🙂

      Ici au Québec, c’est le cas.
      1 personne sur 6 a un emploi qui dépend du système de santé public ou du système d’éducation public.
      Pensez-y, regardez autour de vous. Je suis certain que vous trouverez facilement sur 6 personnes une qui travaille pour le réseau de la santé public (Ministère, régie régionale, CLSC, Hôpitaux, soins longue durée ou contracteur pour un de ses organismes) ou le réseau d’éducation public (Ministère, commission scolaire, écoles, université ou contracteur pour un de ses organismes).

      Ça n’a aucun bon sens.

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