Mon cher Claude il n’y a pas d’exception canadienne


Je réponds à ce cher Claude Picher, qui complètement déconnecté de la réalité canadienne et québécoise nous pond cette horrible analyse ce matin dans La Presse voulant que les canadiens se sentent au dessus de tout économiquement parlant.

Mon cher Claude, il n’y a pas d’exception canadienne.

Tout d’abord nos banques elles ne sont pas si forte que cela.  Elles ne sont qu’en instance de quasi monopole qu’elles se partagent à six.  Pire encore, on apprenait récemment que la Fed avait étendu quelques milliards pour supporter la Banque Royale du Canada.  Encore pire, durant la crise des subprime le ministre Flaherty a allongé des centaines de milliards pour racheter des banques canadiennes des prêts à risque.  Ce qui fait que nos banques canadiennes sont en apparences solides c’est la SCHL.  Autrement dit tous les risques qu’elles prennent au niveau hypothécaire sont soutenus par les contribuables canadiens.  Allô la solidité !

Ensuite oui il y a une exception canadienne surtout québécoise au niveau des infrastructures.  Contrairement aux américains nos routes sont en décripitudes et durant la prochaine décennie des milliards devraient être investi pour les réparer.  Des milliards que nous n’avons pas et que nous devront emprunter.  Belle exception !

Ensuite vous dites dans votre article mon cher Claude que les finances publiques du Canada sont dans un bon état de santé.  Bon sens on cumule les déficits.  C’est ça la santé ?  Le gouvernement de Singapour est en bon état de santé.  De cumuler déficits par déficits au niveau fédéral, provincial et municipal je pense pas qu’on peu appeler ça en bon état de santé.

Ha mon cher Claude une autre chose m’inquiète et là aussi le Canada fait exception.  Les réserves d’or de la Banque du Canada.  Ça n’a aucun bon sens.  Chaque jour la Banque du Canada perd de ses investissements face à l’érosion du billet américain et canadien face à l’or.  C’est réellement dommage.

Une chose que vous ne parlez pas non plus mon cher dans votre article, c’est le pouvoir d’achat des canadiens et des québécois.  Les québécois arrivent bon dernier au Canada en ce qui attrait à leur pouvoir d’achat.  8e pour le revenu disponible mais dernier pour le pouvoir d’achat à cause de notre TVQ et des différents frais ici et là que le gouvernement nous charge (permis de conduire, immatriculation, taxe d’essence etc…).

Oui le Canada fait mieux en apparance que les États-Unis mais par rapport au G7 ou au G20 on fait piètre figure au niveau de l’épargne.  Les canadiens, surtout les québécois épargnent très peu.  Oui le Japon est très endetté mais les contribuables japonais épargnent.  Dois-je vous rappeler mon cher Claude qu’ici au Canada 70% de notre PIB est basé sur l’unique consommation des contribuables.  Toute une exception canadienne.  En fait non, les américains ont le même taux.  Sauf que dans d’autres pays les industries fonctionnent à plein régime et les biens exportés vont chercher une plus grande part du PIB que la consommation.

Le Canada n’est pas l’exception mon cher Claude, il est juste décalé dans le temps et le fiasco immobilier, bancaire et une décote de S&P suivra un jour ou l’autre.  L’épée de Damoclès des déficits et de la surconsommation des ménages canadiens pend au dessus de la tête de tous les contribuables du Canada.  Puis je ne vous parle pas non plus du vieillissement de la population, des coûts faramineux en santé et du taux de chômage atteignant jusqu’à 60% chez les jeunes immigrants de 18-25 ans dans la région de Montréal.

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4 réflexions sur “Mon cher Claude il n’y a pas d’exception canadienne

  1. Les banques canadiennes ont bien réussi au lendemain de la crise de 2008-2009. Cela leur a valu une aura d’infaillibilité et l’estime d’experts internationaux. Il semblerait aujourd’hui qu’elles doivent une fière chandelle à Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale des États-Unis.

    À la Banque Scotia, les prêts de la Fed totalisaient 9,5 milliards US en janvier 2009. À cette époque, cette injection d’argent représentait 40% de la capitalisation boursière de Scotia, selon les données de Bloomberg, obtenues grâce à la loi américaine d’accès à l’information. Des prêts ont également été octroyés à Banque TD (6,6 milliards), CIBC (2,2 milliards), et àla Banque de Montréal (1,8 milliard). Les banques ont graduellement remboursé la Réserve fédérale à la fin de 2009 et en 2010, au moment où leur valeur boursière s’était améliorée. Les 27 milliards en prêts ont été accordés aux banques canadiennes au moment où les patrons des banques rassuraient leurs clients et investisseurs sur la qualité de leur situation financière.

    Au plus fort de la crise, la Fed a pu fournir une dose sans précédent de capital aux plus grandes institutions financières du monde, et ce, sans avoir à demander l’imprimatur du Congrès.

    1. Monsieur, sachez que la Fed n’a pas besoin de l’autorisation du Congrès pour imprimer et croyez moi elle imprime à fond de train. En ce moment dans le monde y a pas plus monnaie surévalué que le dollar américain et il n’y a aucun actif aussi sous-évalué que l’or.

      1. moi je suis quant meme bull dans cette histoire de dette et fin du monde. Il n’y a pas de meilleur moment dans l’histoire pour investir en ce moment quant tout les marchés financier sont en partie affecter par les petites crise mondiale de dette faramineuse. Mais prennai cela pour dit, ce qui menne les marché sont les profits des compagnies et ils sont tous au rendez vous fact que un DOW a 16 000 ou 17 000 point moi j’y crois!!!

      2. Qui a parlé de fin du monde?
        Fin d’un monde de surconsommation, oui. That’s it !

        Si les entreprises américaines faisaient autant de profits et que leurs actions étaient si bon marché, elles rachèteraient de leurs actions. Mais non ce n’est pas ce qu’elles font. Elles conservent des liquidités car elles savent que des temps difficiles s’en viennent.
        Un Dow à 17 000. Oui sûrement. La Réserve Fédérale va imprimer tellement d’argent. Mais que vaudra le dollar américain avec un Dow à 17 000 ?

        D’après moi vous êtes mieux d’investir dans l’or ou sinon dans les ressources naturelles qui vont continuer d’être en grande demande à cause des 3,5 milliards d’asiatiqures. Pétrole, sucre, café, blé, l’once d’argent (celle-là est ma préférée), l’uranium.

        Ce ne sont plus les États-Unis qui dictent la direction d’une ressource mais l’Asie. Quand les gens cesseront massivement de penser que ce sont les États-Unis qui mènent encore, regarder bien le prix des ressources exploser. Malheureusement encore la majorité croit que ce sont les États-Unis qui dicent les prix. Heureusement pour les asiatiques qui peuvent encore se procurer des ressources naturelles à prix d’aubaine.

        Attendez tantôt de les voir se multiplier par 2, 3, 4, 5 fois leurs prix actuels.

        En terminant pour avoir un Dow Jones à 17 000 il faudra qu’ils mettent dehors de l’indice les banques, Walt Disney et des entreprises criblées de dettes comme General Electric.

        Mais vous avez le droit de rêver. C’est ça la différence entre les investisseurs qui réussisent et ceux qui échouent. Certains rêves d’autres analysent justement et prévoient.

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