Le manque d’éducation de Mélissa, Audrey, Martine et Marie-Ève ainsi que le tic tac de leur horloge déstabilisent le Québec


Je vous raconte l’histoire de Mélissa, ensuite d’Audrey, de Martine et de Marie-Ève pour vous montrez la nécessité de revoir de fond en comble le système d’éducation publique de notre belle société québécoise et de privatiser ce système afin de le rendre plus efficace.

J’ai changé les prénoms des personnes mais les trois jeunes dames existent réellement.

Mélissa a 31 ans.  À l’âge de 18 ans elle quitte le secondaire sans diplôme, elle n’aura terminé que la quatrième année.  Elle devient alors danseuse nue.  Contre le gré de ses parents qui ne veulent plus subvenir à ses besoins elle pratique ce métier pendant neuf ans. À 27 ans, jugé trop vieille par certain client et la montée de la chaire plus fraîche, Melissa décide de devenir barmaid dans un bar de danseuses, vu qu’elle connait déjà le milieu.  Melissa vie dans un petit 3 1/2 à 500$ sur la Rive-Sud de Montréal, elle est sans enfant et chaque jour elle s’inquiète de son avenir économique.  Au niveau familial, Melissa n’espère même pas avoir d’enfants, elle n’en a pas les moyens et est incapable de garder un conjoint sérieux, le milieu dans lequel elle travaille nuie à sa vie de couple.  Aussi, elle sait très bien que lorsque la quarantaine sera atteinte, d’autres barmaids plus jeunes et plus attrayantes pour les clients voudront prendre sa place.  Que pourra faire alors Melissa comme métier ? Sans contredis elle se tournera alors vers l’aide sociale ou encore retournera sur les bancs d’écoles subventionnés par l’État.  Elles sont des

Audrey, 25 ans.  Secondaire cinq terminé, à l’âge de 19 ans elle est embauché comme coiffeuse à temps plein dans un salon pour hommes.  Elle gagne $310 net par semaine en y travaillant quarante heures semaine et parfois des 12 heures par jour.  Au Québec deviens coiffeuse qui le veut et souvent sans formation, comme dans le cas d’Audrey.  Rien n’est réellement régie de ce côté au Québec.  Si vous êtes jolie un salon pour homme vous engagera que pour attirer une nouvelle clientèle masculine, même sans diplôme.  Allez voir la belle  Audrey que diront les clients à leurs amis.  Bingo!  Sauf qu’avec des revenus aussi modeste et l’âge qui agit sur son corps, dépassé les 35-40 ans, sans compté que c’est dur pour le dos d’être coiffeuse, il se peut qu’Audrey devra regarder ailleurs… sans diplôme en poche sinon qu’un secondaire cinq.  Que fera-t-elle alors ?   Est-ce qu’Audrey peut espérer un jour s’acheter une maison avec des revenus nets de 310$ par semaine.  Non à moins de rencontrer un gars qui fait beaucoup d’argent.  Aucune autonomie possible de son côté si elle veut devenir propriétaire.

Martine 28 ans, mère monoparentale depuis 3 ans, décrocheuse du secondaire à l’âge de 16 ans.  En quittant l’école secondaire elle est devenue toxicomane à l’âge de 17 ans.  Elle a été serveuse, puis barmaid la voici maintenant danseuse nue depuis l’âge de 21 ans et maintenant sobre après une cure de désintoxication à l’âge de 24 ans.  Elle ne travaille que 15 heures par semaine afin de s’occuper de sa petite fille.  Martine n’entrevoie pas l’avenir d’un bon oeil, elle vit à Laval dans un 4 1/2 à 820$, conduit une petite Toyota Echo 2002.  Elle a besoin d’augmenter ses revenus qui ne sont que de 400$ net par semaine.  Martine songe à devenir masseuse érotique, pas plus payant mais moins exigeant sur le plan psychologique.  A 28 ans, elle se fait vieille pour le métier qu’elle exerce.  Elle juge qu’elle pourra être masseuse jusqu’à 35 à 36 ans, après, c’est le néant.  Elle garde le moral grâce à sa petite fille, comme elle dit, la prunelle de ses yeux.  Que pourra espérer Martine comme vie à l’âge de 36 ans?  S’accrocher elle aussi aux mamelles de l’État avec l’aide sociale et étudier tout en étant mère mono-parentale ?

Marie-Ève a lâché le secondaire en 4e année à l’âge de 18 ans.  Elle n’a que la troisième année de complétée.  Ayant quitté son village de la Gaspésie afin de travailler dans un bar de Rimouski où son amie et devenue sa colocataire travaillait, elle tombe en amour à 20 ans avec une personne qui lui promet la lune si elle vient travailler pour son agence à Montréal. L’agence en question est une agence d’escorte.  Marie-Ève gagne près de 2000$ par semaine net pendant quatre années mais son goût du luxe et sa consommation de cocaïne fait en sorte que tout y passe. Aucune accumulation d’économie possible. À 24 ans elle tombe enceinte du gars qui l’a amené à Montréal et il l’a quitte.  Elle subit un avortement, par choix, elle ne se voyait pas avec un enfant avec la vie qu’elle menait.  Après une tentative de suicide, à l’âge de 26 ans, Marie-Ève a subit une cure de désintoxication, elle ne consomme plus mais gagne sa vie de l’aide sociale et aussi de façon illicite en étant escorte privée.  Depuis bientôt cinq ans elle reçoit les clients.  Quatre à cinq soir par semaine elle se loue une chambre de motel à Montréal et elle y reçoit en moyenne cinq à sept clients par soir à raison de 140$ de l’heure.  Marie-Ève court des risques car elle n’a pas la ‘protection’ offerte par une agence d’escorte et elle met sa santé en péril à chaque client qu’elle reçoit.   Jusqu’ici elle a été très chanceuse à l’exception de deux clients qui sont partis sans payer, rien de bien grave ne lui est arrivé, ni côté santé.    Oui par semaine, Marie-Ève fait en moyenne 3500$ net.. Elle s’en met plein les poches, ne consomme plus, elle a cumulé 150 000$ claire à elle de caché à différents endroits mais rongée par l’inflation car elle ne peut le déposer en banque ou l’investir en bourse.  Marie-Ève doit vivre modestement pour ne pas attirer les regards sur elle.  Elle compte faire cela jusqu’à 35 ans, soit encore trois ans et ce  si elle demeure en santé et en shape, elle trouve le tout de plus en plus exigeant physiquement et a réduit depuis six mois le nombre de clients qu’elle reçoit par soir à un maximum de quatre.  À 35 ans, elle aura cumulé près de 250 000$ en argent liquide.  Mais que pourra-t-elle faire avec cela?  Son avenir est aussi incertain et ce n’est que dans trois ans.

L’histoire de ces trois jeunes femmes est réelle et elles sont des dizaines de miliers au Québec dans cette situation.  Peu éduquée, elles exercent le métier de barmaid, de danseuse nue, d’escorte,  de masseuse dans des salons érotiques ou des métiers à faibles revenus comme coiffeuse non diplômé ou serveuse.

Que réserve l’avenir à ces femmes de ce beau grand Québec nordique ?  Peuvent-elle espérer avoir une maison, une voiture, faire des voyages, avoir des enfants ?

Très peu d’options s’offrent à elles lorsqu’elles atteignent la mi-trentaine, sinon la plus facile, soit de vivre aux mamelles de l’État ou de se faire ‘barouetter’ par un homme fortuné.

C’est pour cela qu’au Québec on doit avoir un système d’éducation fort avec le moins possible de décrocheurs.  Dans les pays dit industralisés, le Québec, même s’il n’est pas un pays, affiche l’un des taux de décrocheurs scolaires le plus élevé de même que le taux de suicide, d’avortement et une faible croissance démographique et économique.  Tout ça est le résultat d’un système d’éducation public qui a d’énormes failles.

On doit revoir de fond en comble le système d’éducation public au Québec en ouvrant grand la porte à la privatisation et en subventionant les frais scolaires des démunis soit sous forme de bourses d’études ou de prêts étudiants.

Soit dit en passant chers lecteurs, la même chose est palpable chez les gars qui sont de plus grands décrocheurs que les filles.  Ils sont plus nombreux que les femmes dans cette situation au Québec. Nombreux s’accroche aux mamelles de l’État avec l’aide sociale ou les plus orgueilleux deviennent serveurs, boss boy, doorman, ou rien de bien payants pour subvenir à leurs besoins et espérer acquérir une maison, fonder une famille ou prospérer.

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