Quelle industrie est présentement en large déclin et qui se débat pour survivre?


Présentement en Amérique du Nord et en Asie une industrie est en large déclin et se débat sans bon sens pour survivre.

Quelle est-elle?

L’industrie des journaux.

Oui oui, les journaux papiers, les quotidiens, ceux qui répandent les mauvaises nouvelles de par le monde et rarement les bonnes.

Au Canada présentement peu de journaux font leurs frais. Aux États-Unis, c’est la débandade, bon nombre de journaux ferment.

Même situation en Europe.

Au Québec un marché que je connais très bien, rare sont les journaux qui font leurs frais.  En fait aucun journal national ne fait ces frais, très mince le Journal de Montréal alors que La Presse est déficitaire.  La Presse doit maintenant plusieurs fois par mois donner son journal dans les stations de métro de Montréal pour espérer voir son lectorat augmenter.

Or, son lectorat n’en fini plus de diminuer.   Elle a plus tôt cette année lancée sa plateforme La Presse+ sur les tablettes.  Ça ne fonctionne pas très bien.

Quel sont les causes de ce déclin?  Le premier sans aucun doute, l’arrivée d’Internet, les gens préfèrent lire rapidement les nouvelles sur les différents sites Internet que ce soit CNN, TVA Nouvelles, LaPresse.ca ou bien Fadio-Canada.ca.

Le second problème il en est un de portée publicitaire de la part des annonceurs.  Quand Toyota annonce un nouveau modèle de voiture dans La Presse ou le Journal de Montréal elle ne peut pas mesurer l’impact de ces publicités avec précision.  Or avec l’Internet elle le peut et d’une façon très précise.

Le troisième problème quant à La Presse il se situe au niveau de son format.  Un format de snobe qui ne plaît pas aux lecteurs dans les cantines, les restaurant rapides ou le transport en commun.

Maintenant, les seuls journaux au Québec qui font présentement leurs frais sont les journaux locaux.  La raison en est simple, les annonceurs de PME et petites entreprises ne peuvent pas se permettre d’annoncer dans des journaux nationaux.

Problème parcontre, cette tendance sera de courte durée car ces annonceurs locaux découvriront eux aussi la possibilité d’évaluer l’impact de leur publicité via Internet.

Et sur Internet il est possible de s’annoncer n’importe où pas que dans les sites de nouvelles.

Donc oui l’industrie des journaux va disparaître et elle sera remplacer par des sites de nouvelles gratuit ou par abonnement via un PDF que les gens téléchargeront sur leur ordinateur ou sur leur tablette ou visionneront sous format mobile adapté de leur téléphone intelligent.

Pour l’instant, imprimé un journal et tenir une salle de presse, demeur coûteux et jamais ces entreprises ne voient un retour sur leur investissement.

Le Huffington Post est une belle réussite web et ils représentent l’avenir en matière de diffuseur de nouvelles.  Tenez vous donc très loin des actions d’entreprise de journaux.  Bien sûr dans un conglomérat tel Power Corporation (propriétaire de La Presse et du Soleil via Gesca Inc.) les pertes de ces journaux sont noyés par les profits des autres divisions.  Même chose chez Quebecor via Quebecor Media qui regroupe aussi Videotron.

 

 


13 réflexions sur “Quelle industrie est présentement en large déclin et qui se débat pour survivre?

  1. Bonjour,

    Vous dites que le lectorat de La Presse diminue mais surtout son site web La Presse+ n’attire pas les foules. Est-ce qu’il y a des données qui sont acccessibles à cet effet? Est-ce qu’il y a un organisme, indépendant, qui compile ces données? De plus, en ce concerne les profits des 2 plus grands journeaux en question, est-ce que vous pouvez inclure un lien qui nous expliquerais quel est l’importance de leurs pertes financières respectives?

    Merci,

    1. http://argent.canoe.ca/nouvelles/affaires/power-corporation-dit-non-yves-michaud-2112010

      et

      http://tvanouvelles.ca/lcn/economie/archives/2013/02/20130221-081328.html

      et

      http://tvanouvelles.ca/lcn/economie/archives/2013/01/20130117-104125.html

      Je n’ai jamais dit que leur site Internet était en baisse d’achalandage, parcontre leur plateforme LaPresse+ ne lève pas et ils ont récemment mis des gens à pied.

      Pour ce qui est des pertes financières je vous ai dit qu’elles étaient noyées dans de grand conglomérat de convergence.

  2. Votre premier lien date d’il y a presque 3 ans, ce qui me semble une éternité. Est-ce qu’il y a eu suite depuis? En ce qui concerne le remboursement du déficit de solvabilité des régimes de retraite de ses employés, le cas n’est pas unique à La Presse. Le problème est tel qu’il y a eu une commission d’enquête sur le sujet (rapport Alban D’amours). Pour ce qui est des mises à pieds (55 employés, distribution), Le Journal de Montréal à appliqué la même médecine après l’un des plus longs conflits syndical (média) dans l’histoire du Québec; 765 jours de grève/lockout. Plus de 70% des employés (ées) ont perdus leurs postes.

    Pour ce qui est de l’achalandage du site La Presse+, vous suggérez très clairement qu’il y a une baisse de l’achalandage.
    « Or, son lectorat n’en fini plus de diminuer. Elle a plus tôt cette année lancée sa plateforme La Presse+ sur les tablettes. Ça ne fonctionne pas très bien. »

    Pourquoi dire une chose et son contraire, je ne comprends pas. Il est vrai cependant que l’avenir des médias papiers s’annonce difficile. 24 heures est (parfois) une éternité dans le monde de l’information. La nouvelle « bouge » vite et l’arrivé de Twitter/Facebook et autres plates-formes de médias sociaux, vient bouleverser le journal traditionnel.

    Par contre votre commentaire sur le format du journal n’ajoute absolument rien à la pertinence de vos commentaires. Je doute que le lectorat visé par ce journal soit ceux des cantines comme vous le dites si bien. Des médias écrits du type « grand format », il en existe partout dans le monde.

    1. M. Allard, il y a quelques années le journal Le Soleil de Québec a changé de format sinon on en parlerait plus aujourd’hui. Depuis il est disponible chez Ashton, les McDonald’s, cantines, Normandin, partout où le journal de Québec est aussi présent. Ne dénigrer pas l’électorat des journaux de Quebecor versus ceux de Gesca. Ceux de Gesca ne sont plus snobs comme avant et ils sont maintenant dans les journaux les plus à gauche que vous pouvez retrouver au Québec. À Montréal malheureusement, la Presse veut continuer d’être snobinarde avec son format et tant pis pour elle.

      Pour ce qui est de La Presse+ ils ont mis récemment des gens à pied, des gens spécifiquement attitré à leur plateforme web. Je ne retrouve pas l’article mais c’était la semaine dernière ou l’autre d’avant, il y a même eu une longue discussion là-dessus sur les ondes de Radio X. Et bien franchement, utilisez LaPresse+ vous constaterez vous aussi que ça ne pogne pas.

      Pour le reste je ne vois pas où je dis le contraire dans mes propos.

      Quant au caisse de retraite, oui beaucoup sont sous capitalisée par qu’elles espéraient des revenus sur intérêt plus grand que le 1% que la plupart des obligations leur rapporte. Mais que voulez-vous le socialisme nord-américain viendra à bout de ces caisses de retraite car les gouvernements lourdement endetté n’ont pas le choix de dicter des taux bas.

      Pourquoi pensez-vous que le Journal de Montréal a perdu 70% des ses employés? Pensez-y deux petites minutes vous me reviendrez là-dessus.

      Les journaux sont en déclin monsieur Allard, tous les journaux n’ont pas la veine du San Francisco Chronicle qui réussit bien à survivre car il est un modèle en terme de plateforme papier, web et mobile. Par exemple La Presse n’est même pas capable d’offrir une version mobile pour iPhone. Je ne parle pas d’une application spécifique là mais d’un site Internet mobile. Allez voir le site du Sans Francisco Chronicle vous comprendrez.

  3. J’ai cherché une application Iphone du SFC et il n’y en a pas, contrairement à La Presse. En ce qui concerne les multiples plate-formes mobiles du SFC, il faut en premier lieu entrer un code postale valide (n’accepte pas ceux du Canada), de plus il faut payer 12.00$/mois alors que ceux de La Presse sont tout à fait gratuite. Donc si vous êtes capable de comparer les deux, c’est parce que vous avez payé pour le SFC. Est-ce le cas?
    Bref les 2 journeaux offrent les mêmes services: Papier, Iphone et Ipad.

    Vous n’aimez pas ce journal (contrairement à moi) et jusqu’a là, aucun problème. Cependant, vos explications de McDo, Ahstons et autres ne font pas sérieux. Je doute fortement que le modèle d’affaire des journeaux de l’Amérique du Nord est de faire, à tout prix, une percé dans les snacks bars de la Province.

    1. J’ai parlé pour le SFC d’un site mobile pas d’applications.

      Un site mobile est multi plateforme au contraire d’une application et moins coûteux à développer. Je dirais de 3 à 10 fois moins coûteux.

      On peut mesurer l’achalandage sur un site mobile par sur une application pour le iPhone par exemple. Vous pouvez savoir combien de fois les gens ont téléchargé l’application mais pas combien de fois ils l’ont consulté. Les gens du SFC l’ont compris alors que ceux de La Presse se cherche encore.

      La Presse n’est pu publié le dimanche faute de rentabilité. Donc le lundi ils servent souvent le réchauffé du samedi dans leur édition papier.

      Croyez-moi de rentrer dans l’électorat des resto-minutes et des resto-déjeuners est le rêve des journaux qui veulent demsurer en vie. Sans ça y a longtemps que le Journal de Montréal serait fermé.

  4. Je lis ce blog depuis vraiment longtemps et c’est la première fois que je commente ici. Je trouve cet article dommage parce que la plupart du temps vos analyse sont plutôt intéressantes. Par contre, je me rend compte de plus en plus que vos propres ressentis vous servent à annoncer la fin d’une entreprise… Vous êtes incapables de conçevoir qu’un produit qui ne vous intéresse pas peut en intéresser d’autres. Ce n’est pas parce que LaPresse+ ne vous rejoint pas que c’est un produit qui ne fonctionne pas (de toute façon, vous n’avez aucun article pour le prouver), ce n’est pas parce que l’expérience de magasinage dans les épiceries Metro ou le prix des produits chez Jean Coutu ne vous plaisent pas que ces deux entreprises sont en difficultées.

    N’empêche, en général, ce que vous écrivez est pertinent, seulement, lorsque vous ne pouvez donnez vos sources, abstenez vous ou indiquer clairement que ce que vous écrivez n’est que votre propre ressenti.

    1. Merci de me lire.

      Pour LaPresse+ je n’aime pas et je ne suis pas seul ils en ont parlé à Radio X. Si ça fonctionnait bien ils n’aurait pas mis des gens à la porte.

      Or, ça ne fonctionne pas bien alors il rationnalise.

      La Presse a pris la tangeante applicative plutôt que de prendre l’avenue mobile, je parle d’un site mobile.

      C’est dommage et ça leur coûte très cher.

      Oui l’industrie des journaux est en péril, dommage de vous l’apprendre ou que comme d’autres vous faisiez l’autruche et continuer de croire que tout va bien.

      La rentabilité des journaux passent par la publicité et les annonceurs sont de plus en plus exigeants car ils veulent bien mesurer l’impact qu’ils ont.

      Or l’Internet est ce qui leur offre la meilleure évaluation de performance des publicité.

      Google a bâti un empire là-dessus.

    1. Vous comprenez quoi donc?

      J’ai l’impression M. Allard qu’il vous manque un aspect d’analyse que je qualiierais de ‘terrain’. Je me trompe?

      Allez par exemple dans des Cora ou des chaines de fast-food et observez quel journal les gens lisent.

      Allez sur le terrain c’est souvent très révélateur.

      bonne journée et merci d’interragir sur ce blogue.

      1. Le Sun du Royaume-Uni a vu son électorat diminué… Un article dans La section techno de La Presse

  5. Aller sur le « terrain » afin de valider si La Presse est un journal qui est lu dans un Cora ou autres chaines fast food…C’est pour vous un excellent moyen d’évaluer la force d’un journal au niveau de son lectorat???

    Totallement imbécile.

    Lâche surtout pas ta radio-poubelle machin!

    1. Vous en avez des préjugez monsieur Allard.

      Savez-vous que le journal de Montréal à un million de lecteur. Pensez-vous un instant qu’ils vendent 1 million de copies?

      Non.

      C’est en passant 343 700 lecteurs de plus que La Presse. (Sondage nadbank 2011 publié le 30 mars 2012).

      Le journal de Montréal a 407 000 lecteurs le dimanche. La Presse … zéro.

      Le journal de Montréal a un tirage quotidien en semaine de 268 000 exemplaires. Et 1,1 millions de lecteur. C’est clair que les gens le lisent en grande partie dans les places à déjeuner et dans les resto-minutes.

      La Presse a un tirage en semaine de 213 000 copies. Largement derrière son principal compétiteurs.

      Les gens de La Presse pourrait changer leur format et envahir les places à déjeuner et les restos-minutes (comme Le Soleil à Québec). Mais par pure snobisme ils ne le font pas. Ce snobisme va finir par leur coûter leur gagne-pain.

      Faut être snob rare pour cesser de publier le dimanche au lieu de réduire le format.

      Peut-être M. Allard êtes-vous l’un de ces snobs et c’est pourquoi vous adhérez autant à la mauvaise stratégie des gens de La Presse.

      (Sources des tirages: répertoire des médias de Services Québec)

      Bientôt Montréal n’aura plus qu’un seul grand quotidien francophone et à votre place je ne miserais pas trop sur La Presse.

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