Le problème de Target Canada n’en est pas un de concept mais de marché


Vous vous rappelez des magasins Zeller’s?

Bien sûr, même leur Club Z puis les points HBC y faisait fûreur.  Le consommateur pouvait cumuler des points tout en acheter des items à rabais.

Mais pourquoi donc est-ce que les Zellers ont disparu du marché?

Parce qu’un joueur du nom de Walmart y était plus compétitif.

Personnellement j’adore la chaîne Target, on peut s’y ballader sans entendre aucune musique idiote.  Rien ne joue, c’est la tranquilité totale.  Merveilleux.

De plus je trouve que les vêtements de marque de la famille Target sont de bonne qualité. Non ce n’est pas du Calvin Klein ou du Armani mais c’est quand même mieux que du George.

Target perdrait présentement 4 milliards au Canada.

Bien sûr ça semble alarmant, surtout pour les gauchistes du Québec qui ne comprennent rien aux chiffres.  Il faut comprendre tout d’abord que Target est en opération que depuis l’automne 2013 au Canada.  Ça pris beaucoup d’investissement pour ouvrir autant de magasin.  Perdre 4 milliards la première année n’était peut-être pas dans leurs prévisions mais il est clair que leurs prévisions étaient de perdre de l’argent la première année.  S’aurait été impossible qu’ils puissent faire leurs frais ou même des profits.

Le problème de Target au Canada n’en est pas un de concept mais de marché.

Bien sûr encore plus de 13 mois après leur ouverture au Canada, trop de monde associe Target à Zellers.  Certains croient même que Target a été acheté par Zellers.

Encore une fois les gens sont si mal renseignés.

Bien sûr Target n’offre pas les rabais de Zellers.  Mais rappellez-vous que si Zellers avaient été si rentable, la chaîne existerait encore.  Souvenez-vous que Zellers servait aussi à liquider beaucoup de marchandises qui ne se vendaient pas à La Baie sa grande soeur.

Mais le problème de Target c’est le marché.

Sincèrement si Zellers a fermé c’est parce qu’il n’y avait plus de place au Canada pour un joueur de ce type.

L’arrivée de Target ne remplace pas Zellers mais compétitionne Sears à certains niveaux et Walmart à d’autres.

De son côté Walmart Canada se fait rentrer dedans par Costco.  Le marché est tout simplement saturé au Canada.

Sans compter les ventes en ligne qui ne cessent d’augmenter chez les commerçant au Canada tel qu’Amazon.ca, Indigo.ca, Frank & Oak, Beyond the rack et bien d’autres en incluant les joueurs étrangers de Chine ou de l’Inde.

Autre facteur qui nuie aux commerces de détail au Québec c’est le revenu disponible des québécois qui ne cessent de diminuer par un gouvernement socialiste trop gourmand à Québec.  Son incompétence est en train de ruiner les québécois.  Le modèle ne tient plus la route.  Je crois sincèrement qu’une révolution se dessine au Québec.

Autre facteur mais qui s’estompe avec la chute du dollar canadien, le magasinage aux États-Unis.  Nombreux sont les québécois qui se rendent à Plattsburgh, aux factory outlets de Manchester, à Portsmouth ou qui vont magasiner en Ontario (Cornwall ou de l’autre côté dans l’État de New York dans un WalMart américain ou un Costco américain).

Les marchés québécois et canadien du commerce de détail sont tout simplement saturés.  Y a trop de joueurs pour 35 millions de personnes et pour 8 millions de québécois.

Au courant de la prochaine année plusieurs commerces de détails situés dans des centres commerciaux vont disparaître.  Le loyer est devenu trop cher et le concept désuet.  Ces commerces sont devenus pour la plupart des vitrines où les gens vont voir la marchandise, pour par la suite la commander en ligne à moindres coûts.

Il y a même des rumeurs que Sears reviendrait en force avec son catalogue, j’ai même entendu que Canadian Tire y songerait aussi.

Même le fabricant automobile californier Tesla a pignon sur rue mais s’est en ligne que les voitures se commandent.

Le concept du commerce du détail comme on l’a connu dans les année 80 est terminé.  Le commerce peut maintenant être que virtuel, où s’il a pignon sur rue, être appuyé de beaucoup de commandes en ligne.  Un peu comme une pizzéria qui survie parce qu’elle effectue la livraison en plus d’avoir une salle à manger.

Souvenez-vous que la visionnaire Faith Popcorn avait dit que le cocooning s’en viendrait et deviendrait même une norme.

On tend vers ça.

Donc, ce n’est pas la faute de Target Canada mais du marché.

Mais je vous invite à aller chez Target, vous verrez, le concept est génial.  J’adore m’y promener sans qu’aucune musique n’y joue.

Si Target Canada disparaissait, ça ferait un grand vide, surtout dans des endroits comme le Carrefour de l’Estrie, la Place Laval ou la Place Versailles.

Mais l’immobilier étant devenu ce qu’elle est au Canada, il est clair que les exploitants de centre d’achats aurait avantage à réduire leur espace ou peut-être construire des condominiums à même les centre d’achats, ça ne me surprendrait pas que le concept fonctionne.

Pour les investisseurs, en bourse depuis un an, le titre de Target a gagné 20%.  Les ventes se chiffres à 73 milliards, une évolution d’à peine 6 milliards depuis 2011.

Mais quant à comparer, comparons.  En bourse depuis un an, Walmart n’a fait que 12% de gain.   Ses ventes sont de 482 milliards en croissante de 60 milliards depuis 2011.

Chez Costco, le gain de l’action en bourse depuis un an est de 23% et les ventes sont à 112 milliards, en croissante de 24 milliards depuis 2011.

Donc vous voyez que Target au niveau mondial n’est pas en si mauvaise posture.

Le plus mal aimé au niveau mondial est Best Buy et je vous dirais que sa fausse dualité canadienne avec Future Shop tire à sa fin.  Selon moi Best Buy Canada va finir par fermer boutique comme ils ont fait à Sherbrooke et en Chine.

Chez Best Buy la situation est alarmante.  En bourse l’action a chuté de 5% en un an.  Ses ventes mondiales annuels sont de 41 milliards, elles étaient de 49 milliards en 2011.  En cinq ans le rendement de l’action est négatif à -2%.  Sur 10 ans, le rendement de l’action est de 4% au total.  Un compte chez ING Direct vous rapportera plus que ça en trois ans.

Best Buy a de gros problèmes.  Au dernier trimestre sur des ventes de 9,3 milliards, elle n’a fait que des profits de 107 millions.  En 2013 elle a perdu 469 millions.  Les deux années précédentes elle affichait des profits de 1,4 milliards.

Est-ce que ça sent la fin pour Best Buy?  Au niveau mondial je ne crois pas.  Mais il est clair que l’entreprise devra pousser ses ventes en ligne et revoir sa stratégie de fausse dualité au Canada.  Soit qu’elle ferme Future Shop ou Best Buy Canada, mais maintenir les deux est à mon avis suicidaire.

Définitivement le marché canadien et québécois du commerce de détail va changer beaucoup en 2015 et 2016. Une récession pourrait être fatidique pour plusieurs chaînes d’envergure.


Une réflexion sur “Le problème de Target Canada n’en est pas un de concept mais de marché

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