Prendre un pari risqué sur Bombardier


Je n’aime pas dire que quand on investit c’est un pari. Non c’est de l’investissement, ça peut rapporter et y a des hommes et des femmes derrière ces entreprises qui méritent notre respect.

Sauf que dans ce cas-ci, les dés sont tellement pas en faveur de l’entreprise, le risque est tellement élevé que je vais appeler ça parier.

L’entreprise c’est Bombardier. Le vol de la CSeries 300 s’est apparament bien déroulé hier.  On apprend ce matin que son entrée en service pourrait glisser en 2016.

Je propose un pari de 800$ plus commissions.

Comment?

En achetant 100 contrats d’option sur les actions de Bombardier venant à échéance en janvier 2016 pour un prix d’exercice de 6$.

Autrement dit d’acheter des options ‘way out of the money’ pour un terme de 11 mois.

L’action de Bombardier peut aller n’importe où dans les prochains mois. Elle peut descendre à 1,50$ ou monter à 9$.  Allez savoir.

Qu’est-ce qui me fait croire qu’une si grande oscillation est permise?

1,50$ me semble de moins en moins probable car le capital de sympathie envers l’entreprise ne descend pas au niveau du gouvernement du Québec et de la Caisse de Dépôt et de Placement.

Donc l’entreprise ne fera pas faillite et ne se protègera pas de ses créanciers.

Si elle a besoin de liquidité, sur le dos des contribuables, le gouvernement va encore lui avancer des centaines de millions et sous le risque des pauvres épargnants québécois écorchés avec le piètre rendement de l’action depuis 10 ans, la CDPQ pourrait elle aussi allonger des centaines de millions.

Maintenant, il y a les différents salons aéronautiques qui s’en viennent pour Bombardier.  Il se pourrait qu’enfin, et parce qu’ils offrent un financement incroyable épaulé par le gouvernement du Québec, que les commandes pleuvent.

Ça ne veut pas dire que demain matin Bombardier va réinstaurer son dividende sur ses actions et que la rentabilité sera en croissance fulgurante, on ne connait pas quel est le coût de revien de chaque appareil de la CSeries ni les profits sur chaque avion vendu.

De l’autre côté la division ferroviaire est mal en point, au ralenti, les contrats ne pleuvent pas.  Si jamais la direction avait enfin la bonne idée de soit scinder Bombardier en deux entreprises ou de faire un spin-off, les actions pourraient monter en flèche.

Je doute que les actions de Bombardier dépassent les 6$ en janvier prochain.  Mais avouez que d’acheter 100 contats d’options d’achat pour un prix d’exercice de 6$ ça pourrait rapporter gros ou rien dutout.

En supposant que l’action de Bombardier touche les 6$ à l’automne, les options vaudraient au moins de 72 à 80 cents chacune de par leur valeur temps et de par leur valeur volatilité qui augmenterait.  C’est tout de même 8 à 9 fois la mise, je parle encore en vocabulaire de pari car oui cette fois-ci c’est vraiment un pari.

Si jamais les actions atteignaient les 9$.  Les options vaudraient de 3,50$ à 4,25$ chacune. Et votre placement de 800$ serait alors transformé en valeur de 35 000$ à 42 500$.

Mais attention, vos options pourraient aussi rien valoir si jamais les actions n’atteignait jamais les 6$.

Rien ne va plus, les jeux sont faits.


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