BHP vs Potash


On m’a demandé de commenter la saga BHP qui veut s’approprier de Potash Corp.

Bien je vous dirais que je trouverais ça bien malheureux si un autre fleuron canadien devait passer aux mains étrangères.

Je vous l’ai déjà dis dans des articles, le Canada ne contrôle plus sa monnaie ni son économie.

Les politiques économiques sont dictés de Washington et sa monnaie est relié au prix du baril de pétrole.

Rien à voir avec les bonnes ou mauvaises performances économiques du Canada, pourtant on le sait qu’avec les déficits incroyables que fait notre gouvernement fédéral pour une populaiton de 33 millions de personnes… c’est catastrophique.

Revenons à Potash.  Si le gouvernement fédéral a instauré un 30% maximal d’actionnariat pour une compagnie étrangère dans une autre au niveaux des communications et télécommunications et transport, pourqoi n’a-t-il pas instaurer la même chose au niveau minier et pétrolier ?

Le gouvernement fédéral ne peut pas laisser filer Potash Corp.  S’en est trop.  Il doit instaurer la limite maximale d’actionnariat étranger d’une société minière à capitalisaton boursière supérieur à 2 milliards (ça laisse ainsi du jeu pour les small cap) à 30%.

Si le gouvernement fédéral ne légifère pas, Barrick Gold, Kinross Gold, Potash Corp., Suncor pour ne nommer que celle-là vont tous finir dans des mains étrangères.

Souvenez-vous que des compagnies à capitaux étrangers ça envoie les profits à l’étranger.

Savez-vous comment s’installe et pour long temps un chaos économique dans un pays?

Quand la majorité des grandes entreprises d’un pays sont à capitaux étrangers.

Le Canada est à deux doigts de cela malgré que les Bombardier, Quebecor, Research in Motion (Blackberry), BCE, Rogers, Air Canada, Telus, Westjet soient tous protégées par le 30% d’actionnariat étranger, mais n’allez pas croire que cela va perdurer et qu’avec juste ces compagnies on peut bâtir un Canada fort.

Déjà qu’on a perdu une tonne de compagnies qui sont passées aux mains d’étrangers.

Souvenez-vous des ATI, SHL Systemhouse, DMR, LGS, Imasco, Alcan, Softimage, Biochem Pharma, Future Shop, Dofasco, Domtar, Dollorama, Tim Horton’s (redevenue canadienne mais a appartenu Wendey’s) pour ne nommer que celle-là.

Il serait grand temps que le Canada affirme sa souveraineté économiquement parlant plutot que articquement parlant.  Ainsi le Canada aurait une monnaie indépendante du prix du pétrole et qui favoriserait largement les exportatons de produits canadiens vers l’étranger.

Maintenant investir dans Potash est-ce que c’est une bonne idée ?

À très long terme c’est une bonne idée, à court et moyen terme il pourrait y avoir quelques vagues qui vont faire osciller l’action dans toutes les directions.

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2 thoughts on “BHP vs Potash

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  1. Je suis en train de franchement songer à échanger mes 16 000CAD en USD. Mais, le Canada a augmenté ses taux d’intérêt et la FED garde les siens bas. ;( hmmm… Cependant beaucoup d’actions internationales peuvent être acheté en USD, ça offre une exposition internationale bcp plus stable a mon avis.

    Pour ce qui est des entreprises quebecoises, les employés coutent chers, ils sont chialeux et travaillant ça dépendant des régions.
    On manque de solidarité au Québec, Le Québec est un des pires marchés pour Bombardier(GO figures??) Ils en vendent au métro de Toronto, en Europe, en Arabie-Saoudite, mais au Québec…On est bon pour se couillonner entre nous.

    Je pense qu’intégrer Potash a BHP-Biliton serait excellent pour le Canada.

    En profiter pour :
    #1.
    Attirer le capital de BHP-Biliton au Canada pour le développement de d’autres projets.

    #2.
    Porte d’entrée d’une multinationale pour un CEO canadien de BHP, via la division de Potash.

    #3.
    Tout le monde s’attend à ce que l’offre de BHP soit refusé(étant donné le très haut volume d’actions enregistré).

    1. Effectivement les ADR offre plusieurs possibilités du côté du japon et de l’Europe sans subir les possibles (mais peu probables) contre-coups du dollar américain.

      Dites-vous une chose, pour nous canadiens, si le dollar américain tombe aussi solidement que les oiseaux de malheurs Faber – Rogers et leurs fans prétendent (ils sont nombreux et j’en connais deux personnellement), notre beau huard va plonger bien bas et solidement à de nouveaux records très plus près des 50 américains que de la parité.

      Je n’ose même pas imaginer ce que pourrait avoir comme effet sur le Canada, la baisse ne serait-ce que de 20% du dollar américain et que le dollar canadien se maintiendrait (ce que croient les Faber – Rogers et leurs fans).

      Imaginer le dollar canadien à $1.20 US sur une longue période. On pourrait dire d’amblée bonsoir aux usines de Bombardier, Alcan, Dofasco, GM, Ford, Chrysler, Pratt & Withney, Bell Helicopter, General Electric, IBM, Gildan, Domtar, Abitibi-Bowater, établient sur le territoire canadien et du même coup à ces centaines de milliers d’emplois directs et à plusieurs dizaines de centaines de milliers d’emplois indirectes comme celle des PME sous-contractantes de ces usines et aussi dire Adieu! à des centaines de milliers d’emplois terciaires c’est à dire ceux des services (secteur de la restauration, des ventes au détail, de l’assurance, du placement, de l’immobilier etc…).

      Vous êtes vous déjà demander qu’elles seraient les conséquences sur l’économie canadienne de 2 250 000 nouveaux chômeurs ? Les premiers 12 mois ça pourrait aller sans trop de graves conséquences maia dans un vent de panique total. La seconde année, dès la fin des prestations d’assurances chômages, ça deviendrait catastrophique. Ça serait même plus que catastrophique pour les régions qui ont des économies plus monolithiques comme le Saguenay-Lac-Saint-Jean qui dépend beaucoup de la production de l’aluminium.

      Ainsi le dollar canadien doit être menu bas pour l’unique raison que nous canadiens, sommes dépendants des 300 millions d’américains qui achètent nos biens.

      Le Québec c’est un bien petit marché pour Bombardier. On y compte qu’une grande ville de plus d’un million de personnes. Alors qu’aux États-Unis et en Europe on en compte par dizaines. Ainsi, Bombardier peut avoir l’air de ne pas vendre sur son territoire, la réalité c’est qu’elle en a rien a foutre.

      Par contre regarder du côté des produits récréatifs de Bombardier, si vous vous êtes promené récemment en régions au Québec, les Spyder de BRP (Bombardier produits récréatifs qui n’ont plus rien à voir avec Bombardier mais qui ont la famille Bombardier comme actionnaire), ils sont partout. Bien sûr Bombardier vend au villes et aux gens d’affaires. Un consommateur ne s’achète pas un métro ou un Learjet, à moins d’être multi-millionnaires dans le cas d’un Learjet.

      Concernant BHP – Potash, j’ai expliqué dans mon billet pourquoi j’étais contre l’acquisition de Potash par une société étrangère. Il m’est inutile dans rajouter.

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